QUELQUES RELATIONS DE FAMILLE
Bien que le moi soit un mot consigné au quartier, comme ailleurs, me serait-il permis de déposer ici, à la dernière page, quelques cueillettes de souvenirs à l'adresse des familles du colonel Robert et du commandant Vinet.
Lorsque, par la bienveillance de Messire Pierre Desbordes, prêtre, curé de Saint-Jean de Fontenay, son ami et bienfaiteur, mon aïeul Jean-Georges Staub , natif de Roslen, en Lorraine, eût laissé le régiment des hussards de Bercheny, dont il faisait partie en 1780, à Fontenay, il épousa une personne attachée à la maison de M. Pierre- Daniel Robert, négociant, et de Dame Anne-Modeste Arnaud, son épouse, père et mère de M me Marie- Geneviève Robert ; celle-ci épouse de M. Charles Vinet, notaire, père et mère du commandant Vinet, oncle et tante du colonel Robert.
Le contrat de mariage a été passé, en présence du vénérable prêtre sus-nommé, au domicile même des époux Pierre-Daniel Robert, et Modeste Arnaud, en leur présence et en celle de Pierre-Daniel-Venant-Césaire Robert, Rose Robert et Robert - Mo rinière , Paul Rousseau, P. -F. Coûtant, Renée Bonnet, Jean Carré, Pierre -François -Martin Coûtant, et Pierre -Sébastien Fourman, dragon au régiment de Lescure, en garnison
dans cette ville ; lequel dûment signé par devant Maîtres Thibault et Vinet, notaires royaux, resté à ce dernier, le 5 novembre 1781, contrôlé le 12 dudit.
Promettant respectueusement les ayants -cause se prendre pour mari, femme et légitimes époux en face de l'Église catholique, apostolique et romaine, les solennités d'ycelle préalablement gardées et observées (sic).
On remarquera cette clause insérée, séance tenante, dans l'acte civil notarié.
En effet, cette même année 1781, et le 6 novembre, le lendemain de la confection de cette pièce, dans l'église de Notre-Dame de Fontenay, par Messiro Pierre Desbordes, curé de Saint-Jean de cette ville, autorisé par M. Bridault, curé-doyen de ladite paroisse de Notre- Dame, a été célébré et béni le mariage en question, entre Jean -Georges Staub et D lle Louise Charrier; M. Paul Rousseau, maître chapelier, représentant le père du conjoint, Jean Staub, demeurant en la paroisse de Freymingen (Lorraine), porteur de sa procuration ; et devant les témoins ci-désignés, du côté de, l'époux: Pierre -Sébastien Fourman, dragon au régiment de Lescure, en garnison à Fontenay, son ami et son pays, et Jean Carré, aussi son ami ; du côté de l'épouse, de M. Daniel Robert et Venant-Césaire Robert-Morinière.
En présence de M 1168 Rose et Adélaïde Robert, Marie Belliard, Marie Breffort, P.-F. Coûtant, P.-F.-M. Coûtant, de Renée Bonnet, femme Rousseau, Marie Vanselot et Marie Muraillon, qui ont signé au registre, avec le vénérable Messire Pierre Desbordes, curé de Saint-Jean.
Nous avons vu et constaté la proche parenté des familles Robert et Vinet, avec le général Belliard, dont la mère était une D 1Ie Marie-Angélique Robert. Merci à ces honorables personnes de l'intérêt qu'elles portaient à mon aïeul. Ce sont des jalons de cœur qui marquent dans la vie et qui ne sauraient s'oublier.
Merci surtout à son insigne bienfaiteur, M. l'abbé Desbordes, curé de Saint-Jean de cette ville de Fontenay-le-Gomte, pour la faveur qu'il a bien voulu lui faire, alors qu'il servait, comme engagé volontaire aux hussards de Bercheny, en lui procurant, par voie de libération, son congé, daté de Fontenay même, le 4 mai 1780, signé comme suit : D'Oberkirch.
Et, plus bas : Vu par nous, brigadier des armées du roi, colonel-mestre de camp dudit, et au lieu et place de celui-ci :
Dehumbert, commandant; Horwal, major; Helloir, commissaire des guerres; Moll, capitaine trésorier.— L'exergue de ce congé est cavalerie hongroise, régiment de Bercheny, avec cachet en cire rouge, aux armes de France et nom de ce colonel, mestre de camp; le tout conservé précieusement dans mes archives et revêtu du visa de Messire Louis-François Guerry de la Barre, capitaine de cavalerie, lieutenant -prévôt de la maréchaussée, en Bas-Poitou.
Par suite du départ, en 1778, du l eP escadron, pour former les hussards Colonel -Général, les Bercheny n'eurent plus que quatre escadrons qui étaient toujours, hommes et chevaux, la propriété de leur colonel.
Le grand état-major comprenait :
Le mestre de camp, colonel commandant en 1 er , brigadier des armées du roi , comte de Bercheny ;
Le mestre de camp, commandant en 2 e , marquis de Thuméry ;
Le mestre de camp, commandant en 2 e , marquis de Pange ; — un lieutenant-colonel ; — un major ; — un quartier-maître trésorier ; — un aumônier ; — un chirurgien.
En dehors du grand état-major, il y avait 4 capitaines commandants, 4 capitaines en 2 e ; — 3 capitaines de remplacement ; — 4 lieutenants en l eP ; — 4 lieutenants en 2 e et 7 sous-lieutenants, plus 2 de remplacement.
Le petit état-major comptait :
4 enseignes porte-étendards ; — 2 adjudants ; — un maître maréchal-armurier-sellier.
Voilà son uniforme du temps mis en vers français sur des rimes imposées :