‹ Recherches historiques sur le général Belliard de Fontenay-le-comte (Vendée): prises en FranceChapitre 26 sur 32 · HUSSARDS DE BERCHENY · texte numérisé non relu

HUSSARDS DE BERCHENY

Voyez-vous ce houzard, cambré sur son cheval,

Portant à son côté son illustre bancal,

Présentant au soleil le reflet de sa lame ;

Sur son front incliné un beau kolback à flamme ;

Rehaussé par devant, d'un superbe plumet ;

La giberne au côté, la main au pistolet ;

Tout prêt, à chaque instant, à rentrer dans la lice ;

Pendant à son épaule, une large pelisse.

Recouvrant à moitié les tresses du dolman.

La ceinture fixant sa taille au dernier cran, Tout en laissant flotter sa noble sabretache, La gloire du hussard, sa devise sans tache.

A la selle appendu le léger mousqueton ; La pelisse est bleu-ciel, mais blanc est le galon Qui dessine la tresse et orne la culotte, Culotte à la hongroise et par dessous 4a botte. Maintenant, garde à vous, courez à Yétendard ! Car j'entends le canon et là-bas le hussard Qui veille eu éclaireur et nous sert de vedette, Est rappelé soudain par un coup de trompette. Voilà tout un détail, voilà tout un entier ; Sans oublier jamais notre cher aumônier.

Quand on a eu quatre parents dans les hussards, dans l'espace de trente années et qu'on les a connus soi-même pendant quarante ans , ce qui fait beaucoup plus qu'un demi-siècle, on ne peut non plus le» oublier jamais; c'est là mon cas et le cas de trois autres prêtres de mon nom et de ma famille, de notre ancien malheureux pays, la Lorraine (1).

(i) La chronique dit que, lorsque le9 Bercheny arrivèrent à Fontenay, eu 1777, Messire Jolly de Saint-Picq de la Duranderie, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, était major de place et commandant pour le roi, en cette ville et château. Ici nous trouvons la chronique en défaut ; car, à cette époque, le château avait été démantelé et n'existait plus, que par le reste de ses ruines. L'histoire est remplie de ces vieux titres abolis par le fait , mais consacrés par l'usage.

Une sœur de ce châtelain sans château, M 11 * Marie-Catherine Jolly de Saint-Picq, avait épousé un M. René Parenteau de la Voûte, m aréchal-d es-logis des gardes de Son Altesse M. le prince de Conti; c'était un des ancêtres de l'ancien commandant de notre garde nationale, dont nous avons plusieurs fois parlé précédemment,

A LA MÉMOIRE DU COLONEL DU 8 e RÉGIMENT DE CHASSEURS A CHEVAL, MORT A* FONTENAY-LE-COMTE

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