CHAPITRE XI
De la réception des Chevaliers,
Nous avons vu que la chevalerie fut instituée pour protéger la sûreté publique et pour défendre les dames : on en fit vœu ; mais cette institution yertueuse devint un devoir plus étroit en devenant un acte de religion. On s'associa ainsi dans presque tout.es les provinces; chaque seigneur de grand fief tint à honneur d'être chevalier, et d'euti^er dans Tordre de chevalerie.
On établit vers le onzième siècle des cérémonies religieuses et profanes, qui semblaient donner un nouveau caractère au récipiendaire: il jeûnait) se confessait, communiait, passait une nuit tout armé ; on le faisait dîner seul à une table séparée , pendant que ses parrains et les dames qui devaient l'armer chevalier mangeaient à une autre. Pour lui, vêtu d'ime tuni-
ijiii) hl»noh(s il Mnil à m\ |M)UMt Uiblc, où il lui Htïh (\M'imi\u i\vi [mvU^Vf dit vUv, et niAm<i dit riuui(p!i'. Lu It^fiilimiouti il entrait duriii r^(|lif»<i ttviuî mm (S|)/ui pitiiiluM au wu i l«< prAtri^ lu hiW iiiMMiiit; (umuiUf il nWuïi mm ttwlUv à ({muuu il(w»nt lu HiHi^ïwnv ou la (Iuium qtu (bvait Tarfnin* <!lMivalini'. L(«m pluM ijualifu'^M qui aMHii»« ttti(*nt à lu ei^n^niouin lui ishauMaimit àan /«{uv rouMi li« ntvAtainnt d'uni! rjiiraMi), ili^ in^m hraM- Hnvilu, v.umm'iÏH itt (j[anUil»U, i*t lui panNaimt la aottM (In niailluM ttp()d<W MêubffH, La pat^ rain r|ui TinMl^illait lui donnait troia i^soupa di> plat ilVip/ni aur 1» itou an nom do Dion, i\e St. Michisl at da St. (jaorgaa. Dapuia^ m nio» rnanii tontaa laa loiaipiMl antandalt la niaaaa, il tirait mu épéa àl'Kvanfjiila at la tanait liauta, (>itta inatallatlon {iU%\% auivia da ^randaa TAtaa at aouvant da toiunoia \ c'était d*ordlnaira k r/)|{a da ui ana ipia laa jaunaa (ila dm aaiffiiaura racavaiant (ta titra, lia (étalant auparavant baahaliara, (ta i\\\\ viudait dira ban ah(9^ mlhrMf ou varlitia at (iauyara; at laa aai(|[naura (|ui étaiant («n ooni'raUtrniM^ aa dfinnaiant n«i«-' tuallaniant laura ardana laa una aux. autraa» pour étra élavéa loin da la maiaun patamalla , aoua la nom difi varlata , dana rap{u*antiaaa^a da la (jliaval(*ria<
Du tenipH (les cniisadeM les Kri|pi(*ui*H Ho IioIk qui amenaient leiii*s vaHsaiix .s<kih Inir l>anniëre, furent appelés c/ni^alirrs bannercls; non que ce titre seul de chevalier leur rioniitlt le dmit de [)aniitre en eaiiipaf;ii(> avec des haniiibres; la puissance seule, et non jias la réri'^ inonie de Faccolade, pouvait les mettre en él aide rassembler des tr()U[)es souïT leurs enseif^nes: ainsi ^ ils éUiieut bannerets en vertu de leurs fiefs et non de la (^Inwalerie.
Lies (grands pn\ilé{;(*s <Ie ct^te institution consistaient dans les jeux sanfçlansdes tournois. Il n'était pas jieruiis ordinairement à un bachelier, àun écuyer,deyo/i.v/rr contre un chevalier.
Les rois voulurent ^tre eux- unîmes arinôs chevaliers, pour encoura{y<»r la chevalerit» et la valeur par leur exemple ; ainsi François I" se lil honneur d'Aire arnu* clH»valier par le bra\o Bayard. On port^iit un f;ran<I respect dans la S(h ciété à ceux (pii étaient reçus chevaliers; mais quand Edouard II F eut institué TOrdre de la Jan'cti(»re;Philippf'-l<»-Bou, <lur <leBonr{jo{ïiir, l'Ordre de la Tf)isoii-(rOr; Louis XF, l'Ordre de Saint-Michel , alors tond)a l'anciemie chevalerie. Cependant on se (it toujours un honneur de recevoir l'accolade d'un {jrand prine«* ou d'un fîucrrier renommé. Les seigneurs eons-
ULu/*Hiïn (|uel(|iu! di{;iiilé prirenl daim leur» litrcH In (lualil/! dit rJu*valiiT, comme toim ceux (|ui Oiinaiciil. |>n>r(»HMioii dcH arracH prirent <;elle dVcuyer (i).
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m CH\P1TRK XI.
(i) r.rKssai 9ur lt\s nniHirs et Tesprit ilos nations, I. a, p. 456.