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DES TEMPLIERS

Des religieux qui s^étaient consacrés au service des blessés , ayant fait vœu de se battre , vers Tan 11 18, il se forma tout d'un coup une milice semblable , sous le nom de Tem^ pliera (4), qui prirent ce titre parce qu'ils demeuraient auprès de cette église qui avait, diton, été le temple de Salomon. Ces établissemens ne sont dus qu'à des Français , ou du moins à des habitans d'un pays annexé depuis à la France. Raymond Dupuj y premier grandmaître et instituteur de la milice des Hospitaliers , était de Dauphiné.

Les premiers Templiers avaient fait vœu de vivre à la fois en anachorètes et en soldats, ce qui implique contradiction. Devenus riches et puissans, ils excitèrent l'envie, parce qu'ils vivaient chez leurs compatriotes avec tout l'or-

(7) gueil que donne Topulence et dan$ les plaisii:^ effrénés que prennent des gens de. guerre qui ne sont point retenus par les liens du mariage.

La rigueur des impôts et la malversation du conseil du roi Philippe-h'-Bel y dans les monnaies^ provoquèrent une sédition dans Paris.

Les Templiers, dont, suivant toute apparence, la perte était résolue long-temps avant cet éclat , gardiens des trésors du roi, fuirent accusés d'avqir eu partà la mutinerie, et on sait que Philippe-le-Bel était implacable dans ses vengeances.

Les premiers accusateurs de cet ordre furent un bourgeois de Beziers, nommé S(]uin deFlorian , et Noffo de Florentin y templier apostat, détenus tous deux en prison pour leurs crimes. Ils- demandèrent à être conduits devant le roi, à qui seul ils voulaient révéler des choses importantes. S'ils n'avaient pas su quelle était l'indignation du roi contre les Templiers, auraient-ils espéré leur grâce en les accusant ? Ils furent écoutés. Le roi, sur leur déposition et sans autre informé, ordonne à tous les baillis du royaume, à tous les officiei*s de prendre main-forte j leur envoie un ordre cacheté avec défense, sous peine de la vie , de l'ouvrir avant le 1 3 octobre (iSoq), Ce jour venu, chacun ou-

(6) Vers la fin du i3« siècle il ne restait plus aux chrétiens de FOrient des conquêtes faites durant les croisades, que les villes de Tyr et de Ptolémaïde^ mais, ayant été prises par les Turcs en 1291 , il ne fut plus question depuis d'aucune expédition en Terre^Sainte (3).

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