CHAPITRE XXIIl
Des Chei^aliers de VArc.
Une confrérie de Saint -Sébastien, établie par Saint-Louis, et dans laquelle il se fit luimême enregistrer, parait être le type ou Torigine de la compagnie de Tarbalète ou de Tare en France, dont les chevaliers portaient une croix émaillée, comme celle de l'ordre militaire de Saint - Louis. D'un côté est un saint Sébastien en or, sur un fond d'émail bleu, et de l'autre un arc et une flèche en sautoir , et des flèches au lieu de fleurs de lis. Cette croix est suspendue à la boutonnière par un ruban ponceau liseré de blanc. Leur uniforme, bleu de roi, avec parcmens et revers de velours cramoisi, était galonné d'or, les boutons ornés de trois fleurs de hs, d'un arc et d'une flèche en sautoir. Leurs exercices commençaient le !«' mai, et duraient jusqu'à la
(2i6) Toussaint. Ils consistaient, dans le principe, à tirer de l'arc, et plus tard de l'arquebuse (i). Le but était un oiseau attaché au haut de plusieurs perches jointes ensemble, que le peuple appelait papigot ou patigot, mais dont le vrai nom est papegaj- (2). Ces exercices avaient lieu, avant la révolution, dans un jardin situé près de la rue Poliveau à Paris (3).
Sfiocled