XLVI INTRODUCTION
Là encore est le point de dissemblance entre Vergniaud et Buzot. Le passage suivant en est la preuve :
Je dois dire la vérité comme je la sens : je n'ai jamais pu m'expliquer pourquoi les Girondins avoient reconnu le Tribunal Révolutionnaire. J'ai toujours pensé, comme je pense encore, que pour tout homme qui a du caractère et des principes, et certes on ne peut pas leur en refuser, il n'y a plus ni Convention ni gouvernement légitime en France depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, le 2 juin dernier. Je ne vois plus que des usurpateuis, des bourreaux et des esclaves. On m'arracheroit plutôt mille vies que de m'obliger à reconnaître un tel ordre de choses. (Mémoires de Buzot, édit. Guadet, p. 177.)
On procède de suite à un second appel nominal sur la question de l'appel au peuple :
Le président Vergniaud permet contre l'usage aux opinans de motiver leur avis et de discuter la question, au lieu de voter simplement par oui ou par non; et l'Assemblée ne s'y opposa pas. Peut-être avaiton pensé que cette méthode donneroit beaucoup de suffrages à l'appel, vu la multitude de parleurs que renfermoit le parti favorable à Louis et vu la facilité de fabriquer chez Rolland des discours à l'usage de tous les orateurs. (Tableau des opérations de la Couvent, nat., p. 209.)
Lettres de Maximilien Robespierre, membre de la Convention à ses commettans, n° 4.
Julie Carreau, première femme de Talma, est une figure très originale qui mériterait une étude à part. Nous ne pouvons ici qu'en indiquer les éléments :
Mélanges de littérature et de politique, par M. Benjamin-