INTRODUCTION. XLV1I
Constant; Paris, 1829. Lettre sur Julie, de la p. 55 à la p. 74.
Souvenirs d'un Sexagénaire, par Arnault; Paris, 1833, vol. Il, p. 132.
Mémoires de Louise Fusil, vol. I, c. xx.
Anecdotes sur Talma, parMme Vanhovc (sa seconde femme).
Charlotte de Corday et les Girondins, Lettres de Mme Ginguéné. Il y est souvent parlé de Mme Talma (t. III, p. 756 à 766).
Jal, Dictionnaire de biographie, verbo Talma.
L'Ambigu ou Variétés littéraires et politiques, journal publié à Londres par Peltier; il consacra à Julie un article nécrologique (8 mai 1805), dont nous donnons quelques extraits.
Julie s'était déclarée pour les idées nouvelles, Peltier était du parti de la Cour; il y a donc dans ses paroles des allusions satiriques que l'on devine, mais les éloges dominent et ils contrastent d'une manière frappante avec le langage des petits journaux royalistes qui sont remplis d'injures contre Talma et sa femme. (V. le Martyrologe national, in-8°, n° 8, 1790; — la Chronique scandaleuse (de Champcenetz), n° 7, 1791 ; — le Journal de la Cour et de la Ville, 3 mars 1792.)
... Julie... Qu'importe son nom de famille, puisque comme danseuse et comme philosophe, comme élève de Vestris et comme apôtre de Mirabeau, dans les coulisses de l'Opéra et dans les tribunes de l'Assemblée Constituante, elle ne fut connue que sous son nom de baptême.
... On voyait réunies dans sa toilette deux choses dont, chez les femmes, l'une est indispensable et l'autre est pleine de charmes : la propreté soigneuse et la demi-négligence. Jamais de rouge ni de diamans ; si vous eussiez ajouté un pouce à son fichu, c'eût été le fichu d'une prude.
Couverte d'une robe blanche, avec sa douce physionomie, Julie dans sa jeunesse ressemblait à l'une de ces ombres heureuses qu'elle avait souvent représentées dans Castor et Pollux (1). Elle était danseuse médiocre et ne s'éleva jamais au-dessus des coryphées...
(1) Elle avait donné ces noms à deux de ses enfants jumeaux. Née en 1756, elle était entrée à l'Opéra comme danseuse figurante en 1772, aux appointements de 500 livres, et en était sortie en 1776, étant passée aux danseuses seules et doubles aux appointements de 800 livres, et 200 livres de gratifications. (Etats de l'Opéra à nous communiqués par M. Nuitter.)