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LES- GIRONDINS ET LE 10 AOUT

ment où ils s'en défendaient, on peut donc en croire des dénégations qu'ils ont scellées de leur sang-.

Mémoires de Garât. — Une femme qui, alors mémo que la vérité a pu se dérober a elle, n'a jamais écrit que pour l'honorer et la faire régner, a imprimé que les députés de la Gironde étaient arrivés de Bordeaux précisément pour transformer la monarchie en république. (L'auteur désigne évidemment M9" de Staël. — V. Considérations sur la Révolution française, t. II, p. 28.)

Celui qui écrit ces mémoires sait très positivement, et il affirme que cinq ou six jours avant cette nuit du 10 août, où le château des Tuileries et le trône furent foudroyés, les deux hommes de cette députation qui pouvaient le plus la diriger soupçonnaient à peine qu'il y avait quelques vues de république dans la législature, et qu'à ce soupçon qu'ils venaient de concevoir pour la première fois, ils frémirent d'indignation et de colère, comme des hommes de bien qu'on veut rendre complices d'un grand attentai.

[Mémoires historiques sur la vie de Suard, par Dominique- Joseph GARAT, 1820, VOl. II, p. 331.)

Les Girondins, par M. J. Guadet, t. I, c. vu, et au greffe de la

Cour de Bordeaux, la lettre de Guadet à M. de Meynol, du 14 août

Jusque-là il avoit été difficile à ceux qui n'étoient pas clans le secret [et j'étois de ce nombre), de voir autre chose dans ce mouvement qu'une insurrection populaire...

et l'ensemble de la lettre.

Vergniaud. — Interrogatoire subi pendant l'instruction (p. 243 ci-dessus).

D. Si (à l'époque du 10 août) il avoit connoissance qu'il se prépa-

parce qu'ils n'avaient pas renversé le trône en août 1792 et qu'ils avaient voulu sauver le Roi. Quant aux calomnies coutre Marie- Antoinette, nous ne savons à quoi l'auteur fait allusion, peut-être aux libelles imputés à Brissot? Mais il est aujourd'hui prouvé que ces libelles ne sont pas de lui, et si quelque chose pouvait ajouter à cette preuve, ce serait la notice de Petioo sur Brissot. (V. Charlotte de Cor-day et les Girondins, vol. Il, p. 228.)

Le parti de la Gironde ne saurait dune être responsable ai en tout cas solidaire de cette accusation limitée à un de ses membres.

Tout en soumettant ces observations à M. M. de la B..., nous saisissons cette occasion pour lui exprimerla reconnaissance que nous lui île vous pour sou appréciation trop bienveillante de cotre ouvrage, que nous voudrions moins indigne de ses éloges.

poil dans Parie une insurrection tendante à l'abolition de la Royauté?

/;. Qu'il voyoil que Paris étoil agité, qu'il îonnoiBsoil ni Le mou-

vemenl préparé, m quel seroil le résultai de l'agitation.

11 a dil devant le Tribunal Révolutionnaire presque en termes

identiques :

Je ne \ni\ ravir à personne la portion de gloire qu'il a pu recueillir dans cette mémoranle journée du 10 Août, mais je ne crois pas avoir à en recueillir de bonté : le tocsin a sonné à minuit, je u'étoie pas dans le secrel de l'insurrection; je savois seulement quildevoil se livrer un combat entre le peuple el la tyrannie. C'en étoit assez pour me rendre à mon poste. [Procès de Brissot, p. 85.)

Dans sa défense manuscrite, il dit encore en parlant du 10 Août : Mon ignorance du mouvemenl révolutionnaire. (P. 254 ci-dessus.) Petion e1 Buzot. — Quel que fût notre désir de voir la République s'établir en France, si le Roi eût voulu sincèrement la Constitution acceptée par le peuple, s'il lui eût donné une activité salutaire, s'il lui eût imprimé une direction naturelle, nous n'en eussions jamais troublé la marche.

(Déclaration testamentaire de Petion et Buzot. — Charlotte de Corday et tes Girondins, t. II, p. 300.)

Buzot, aux Amis de la vérité. — Il ne faut pas se le dissimuler, la majorité du peuple Français soupirait après la Royauté et la Constitution de 1790. C'est à Paris surtout que ce vœu étoit le plus général et craignoit moins de se manifester dans les conversations particulières et dans les sociétés privées. 11 n'y avoit que quelques hommes dont les âmes dignes et élevées se sentaient dignes d'être nés républicains {sic) et que l'exemple de l'Amérique avait encouragés à suivre le projet d'un semblable établissement en France, qui songeassent de bonne foi à le naturaliser dans le pays de la frivolité et de l'inconstance... (P. 33, édition Dauban.)

(Voir en outre la lettre à Boze, ci-dessus, vol. IIe, p. 121.)

La maison de Tergniaud paraît avoir été le centre d'une réunion de Girondins, c'est ce qui résulte de la déclaration de Gensonné devant le Tribunal Révolutionnaire.

Gensonné. — Chabot a parlé de ma conduite dans l'Assemblée

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