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RÉUNION CHEZ VERGNIAUD

Législative j il m'a reproché mes fréquentes visites à Vergniaud. Citoyens, quelques patriotes étaient convenus de se réunir trois fois par semaine chez Vergniaud, d'y attendre l'heure où l'Assemblée ouvroit ses séances. J'ai assislé à ces séances : il n'y était question que des objets qui alloient se traiter à L'Assemblée, et Chabot s'est trompé lorsqu'il a dit que c'étoit pour faire passer tel ou tel

décret.

{Procès de Brissot, p. 121.)

Ce groupe de Girondins, composé de Brissot, Gensonné, Vergniaud. appartenait à une nuance différente de la réunion Yalazé composée d'hommes d'action plus énergiques. (V. Charlotte de Cordai/ et la Gironde, vol. H, p. 403.)

1 Voici le passage de la déposition de Chabotj auquel Gensonné fait ici allusion :

« Quelques semaines après sa présidence aux Jacobins (18 octobre 1191), Jean-Pierre Brissol me dit : « Nous nous réunissons en parti- « cuber ave< Vergniaux, Guadet, Gensonné, Condorcet et autres dé- « pûtes bien intentionnés; vous devriez vous réunir avec nous, nous « dînerons ensemble une fois la semaine, el là nous concerterons « une man lie à tenir dans l'Assemblée. » Chabot refuse vertueusement, ne voulanl être d'aucun conciliabule. La réunion a lieu et Grangeneuve félicite Chabot d'avoir refusé l'invitation, parce que Brissot a une mauvaise figure et wwe mauvaise réputation, et que Gensonné, Vergniaud et Guadet ne sont que des ambitieux et des intrigans. » {Procès de Brissot, p. 141 à 143.)

388 APPENDICB.

Nous avons renvoyé à l'appendice les détails que nous nous proposions de donner sur les procès- verbaux des 31 Mai et 2 Juin (2e partie, p. 16a, à la note). C'est ici qu'ils trouvent leur place chronologique.

En général, les procès-verbaux de la Convention se composent de quatre parties :

La minute ou notes rédigées par les Secrétaires sous la parole des orateurs au cours de la séance.

La mise au net de ce premier brouillon, lue, rectifiée et adoptée après lecture par l'Assemblée ; elle était revêtue de cette formule, apposée et signée par l'un des secrétaires : Bon à expédier.

L'expédition, exécutée probablement par les employés des bureaux et envoyée à l'imprimerie.

L'insertion du procès-verbal, ainsi préparé dans le recueil imprimé par l'Imprimerie nationale.

Ces opérations multiples exigeaient nécessairement un temps plus ou moins long; il pouvait s'écouler plusieurs séances avant la régularisation du Procès- Verbal, plusieurs semaines, même plusieurs mois avant la publication typographique.

Il y avait en outre et en dehors, le compte-rendu publié in extenso dans le Journal des Décrets et des Débats (Baudouin) et le compte-rendu sommaire du Bulletin de la Convention, destiné à être affiché sous forme de placards (V. Deschiens, à ces deux titres, p. 105 et 237).

Les minutes originales sont conservées dans des cartons à part, — puis les pièces annexes, billets, motions, décrets rédigés par leur auteur, adresses envoyées à la Convention sont classés dans des dossiers qui se rattachent aux minutes.

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