‹ Recherches historiques sur les Girondins, VergniaudChapitre 131 sur 135 · I.K DOMESTIQUE DE VERGNIAUD · texte numérisé non relu

I.K DOMESTIQUE DE VERGNIAUD

Interrogatoire du 12e jour du 2e mois de l'an L793, second de la République, onze heures </« »/"///(.

Nous Joseph-François-Ignace Donzé-Verteuil, juge du Tribunal Criminel révolutionnaire, nous avons fait amener de la maison d'arrêt de la Conciergerie le nomme Cotton, en une des salles de l'auditoire du Palais, lequel a répondu se nommer Jean-Baptiste Cotton, âgé de vingt- six ans, perruquier, natif de Dommartin-le- Franc, arretté rue de Clichy, n» 337, demeurant ordinairement rue Montmartre, n,j Citi.

D. A lui demandé s'il n'a pas été au service du condamné Vergniaux et depuis quand?

R. A répondu y avoir été depuis la fin de mars 1792jusquau jour de son arrestation.

D. Si de jour ou de nuit il a jamais vu chez ledit Vergniaux des assemblées nombreuses?

R. A répondu que non; le local étant trop petit, que d'ailleurs il étoit rarement chez lui et rentrait fort tard.

D. A lui demandé s'il n'a pas vu de ces rassemblement (sic) chez le condamné Ducos, qui habitoit la même maison. ? H. A répondu que non.

/). A lui demandé s'il connoit les personnes qui venoient le plus souvent chez le condamné Vergniaux?

R. A répondu qu'excepté quelques personnes qui venoient rarement le visiter, il y a vu très peu de monde. J). A lui demandé s'il l'a suivi lorsqu'il alloit dîner en ville. R. A répondu que jamais il n'avoit été dans cet usage, déclarant qu'il lui est dû deux mois de gages à raison de soixante-quinze livres par mois pour l'habillement, nourriture et gages.

D. A lui demandé s'il étoit dans l'usage de porter des lettres à la poste ou en ville ?

II. A répondu que jamais il en a porté ni à la poste ni en ville. D. A lui demandé s'il a un deffenseur. — A répondu qu'il en choisirait un.

Lecture faite, etc.

Signé : Cotton, Donzé-Verteuh., Wolf.

(Archives nationales, W, 2!)4, n" 230.)

CertiQcal de J.-A. l'Admirai, maître en chirurgie <'t chirurgienmajor de l'armée parisienne, constatant que J.-B. Cotton a été atteint d'uu accès de folie le 23 mars 1793, qu'il l'a fait transporter à l'Hôtel-Dieu, que déjà il l'avait soigné Lorsqu'il était au service du citoyen Veyret, maître en chirurgie, donl lui l'Admirai était alors l'élève.

Signé : J.-A. i. 'Admirai..

Brumaire au II.

Autre certificat de Margueritte Oret, Cheftaine de la salle Saint- Louis les fous, à l'Hôtel-Dieu, constatant que J.-B. Cotton est entré le 27 avril 1793, et a subi le traitement convenable à sa maladie jusqu'au 26 may.

11 Brumaire an II, etc.

Jugement du Tribunal révolutionnaire du 18 Brumaire, en la chambre du Conseil, qui ordonne la mise en liberté de Cotton, dit qu'il n'y a pas lieu à accusation, en conséquence, etc....

A la charge par ledit Cotton de faire sa soumission au greffe, de se représenter a toute réquisition et de déclarer en quel lieu il se retirera, à la section duquel lieu il sera tenu de se représenter au moins une fois à chaque décade, etc.

Signé : Dobsext, Lanne, Foucault, Harny, Denizot, Tavernier, commis greffier.

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