‹ Recherches historiques sur les Girondins, VergniaudChapitre 30 sur 135 · AFFAIRE DITE DE LA KHL1G1EUSE · texte numérisé non relu

AFFAIRE DITE DE LA KHL1G1EUSE

Un des plaidoyers les plus célèbres de Vergniaud est relui qu'il prononça contre une religieuse, dans les derniers jouis de l'année judiciaire 178!). L'heure fatale allait bientôt sonner pour les couvents ; dans les paroles du jeune orateur, on sent un souffle avant-coureur de l'orage qui s'apprête.

En 1717, une demoiselle Tenet, en religion sœur Sainte-Colombe, avait fait ses vœux au couvent de la Magdelaine, à Bordeaux. Un de ses oncles mourut laissant une fortune de deux millions quatre cent mille livres. La sœur Sainte-Colombe prétendait recueillir sa part dans celte opulente succession. Deux autres neveux du défunt soutenaient au contraire que, comme religieuse, elle était morte civilement et ne pouvait hériter. Ils avaient succombé en première instance. Vergniaud fut chargé de défendre leur appel devant le Parlement. Son plaidoyer fut imprimé. Il ne se trouve pas à la Bibliothèque nationale, mais M. Henri Chauvot en a donné des extraits étendus dans son histoire du Barreau de Bordeaux, p. 91-97. Nous y renvoyons. Nous ne relevons qu'un passage de la péroraison où se trouve une des figures préférées de Vergniaud, la répétition

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