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avec gloire, il Faut, comme lui, consacrer notre \ m* au bonheur de la patrie el à la défense de la liberté.
Après ce préambule, Vergniaud trace une esquisse biographique des commencements «le Mirabeau.
Quelques années de sa jei sse se sont ('■coulées au donjon de Vincennes et dans d'autres châteaux-forts.
C'est là, c'est dans la solitude des cachots qu'il a nourri -mi esprit par de grandes lectures et fortifié son âme par de grandes méditations; c'est dans les fers qu'il apprit à haïr l'esclavage ; dans l'oppression, qu'il conçut le beau projet de devenir le défenseur des peuples opprimés; dans l'infortune, qu'il voua sa plume et son génie à leur bonheur. Ainsi ses fautes même préparèrent ses vertus politiques. Sa prison fut le berceau de sa gloire, peut-être celui de notre liberté.
Ici, Vergniaud suit Mirabeau dans ses voyages en Hollande, en Angleterre, en Prusse, en Allemagne; il le montre se livrant à l'étude des mœurs, des lois, des institutions et surtout des hommes, s'appliquant à connaître les liens politiques qui unissent les empires, les intérêts opposés qui les divisent. Il passe en revue ses ouvrages contre le despotisme (Lettres de Cachet), ses écrits sur les finances (la Banque de Saint-Charles, les Eaux de Paris, etc.), ses traités diplomatiques (la Monarchie prussienne, la Lettre aux Bataves sur le Stathoudérat, etc.).
Il arrive à la députation aux Etats généraux, il en raconte les péripéties émouvantes... Il ne pouvait manquer de parler de la fameuse Séance royale du 23 juin el du mot célèbre prêté à Mirabeau, quoiqu'il ne l'ait pas prononcé tel qu'on le rapporte. Si Vergniaud avait été un écrivain superficiel ou négligent, il aurait cité de mémoire le mot convenu : « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, etc. Ce