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LES CHATEAUX DES PERRAY

Vers la fiu du xve et au commencement du xvie siècle , les châteaux des Perray appartenaient à Girard de Broc , écuyer, et Julien de Broc ; tous deux prenaient les titres de seigneurs de Broc et des Perray; plus tard, Mathurin de Broc en devint propriétaire et se qualifia de seigneur de Lisardière et des Perray. En 1 693 , Françoise des Loges , fille de Jacques des Loges, chevalier, seigneur du Perray, et de Catherine de Broc , épousa Félix de Savon-

nières, fils de François de Savonnières, seigneur de la Brestèche; en 1761, meurt Henri-François de Savonnières, seigneur de Meaulne et du Petit-Perray, lieutenant de vaisseau du roi.

A une époque que nous ne pouvons préciser, ils furent désignés, et ils le sont encore, sous les noms du Grand-Perray et du Petit-Perray ; chacune de ces propriétés avait un château.

Le vieux château du Petit-Perray a disparu pour faire place à une jolie maison moderne, ayant de belles avenues et plusieurs pièces d'eau. Cette propriété appartient à M. de Vallois. Le long du ruisseau qui coule au bas de cette maison il y avait anciennement des tanneries; souvent on en retrouve les traces.

M. de la Roehe-Bousseau, aide des cérémonies du roi, a été possesseur de la terre du Petit-Perray; le Grand-Perray, qui est situé sur le territoire de la commune de la Bruère , appartient actuellement à Mme veuve Serpin. Jaillot, sur sa carte, indique une chapelle à ce château ; on voit encore les débris de vieilles constructions parmi lesquelles on remarque une tour ronde avec créneaux.

Nous trouvons, dans différents ouvrages, trois familles du nom de Yallois, et chacune avec un écusson différent; nous ne savons si M. de Yallois, propriétaire du Petit-Perray, est descendant de l'une de ces familles. Deux gentilshommes de Vallois sont

inscrits sur le rôle de l'arrière-ban de la province du Maine ; Mathurin-Maurice de Vallois lut membre de L'assemblée de la noblesse en 1789, et un autre s'y fit représenter.

ARMES

De Vallois : 1° d'azur au chevron d'hermine, accompagné de 3 têtes de lions arrachées d'or; 2° d'azur au chevron d'or, accompagné de 3 croissants d'argent, au chef d'or chargé de 3 roses de gueules; 3° de gueules au chevron d'argent, accompagné en chef à dextre d'une rose , à sénestre d'un croissant, en pointe, d'un lion, le tout d'or au chef de gueules chargé de 3 croisettes pâtées d'or.

De la Roche-Bousseau : d'or à l'aigle éployée de gueules au vol abaissé. (Gourcelles.)

SEIGNEURIE DE MAZOUET.

On trouve le nom de cette terre écrit de ces différentes manières dans les titres authentiques : Mazoit, Mazoué, Mazouët et Mazouet.

En 1524, le domaine de Mazouët appartenait à Philippe de Langle , ainsi que le porte un manuscrit dans lequel nous lisons : « La veuve de messire Philippe de Langle, dame du lieu et seigneurie de

Mazouët, situé en la paroisse de Vaas , présente à la chapelle ou cliapellenie de St. Julien, fondée et desservie en l'église de Pontvallain, à cause du lieu et seigneurie de Mazouët, et de la mort du dernier titulaire , maître Pierre de la Porte , discrette personne Franczoys de Langle, prêtre... » Cette présentation est du 12 novembre 1524.

Un manuscrit du xvme siècle porte :

« 30 juin 1667, messire Joseph-Anne de Bouille, escuier, sieur de Champrond, seigneur de Mazouet, Cornillet et autres lieux, demeurant au lie a seigneurial de Préault , paroisse St. Benoit, présente la chapelle de St. Julien, desservie dans l'église de Pontvallain, à messire Claude de Bouille, escuier, clerc tonsuré. La même année Marie-Elisabeth de Bouille, religieuse professe, de l'ordre de St. Benoît, dans l'église d'Étival, prend possession du prieuré conventuel de la Fidélité de Laval.

« 1715, Pierre-Louis de Bouille, écuyer, de Moncé, obtient la dispense de deux bans pour son mariage avec Marie ... Bouvet.

« 1719, haute et puissante dame Anne de Bouille, comtesse de Créance, devient héritière de la terre de Bouille.

Le 14 février 1727, « Charles de Bouille , chevalier, seigneur de Mazoit et autres lieux, demeurant paroisse de Vaas, en sa qualité de seigneur de Mazoit, présente à la chapelle de Pontvallain, par

suite de la mort du dernier chapelain Rivière, messire Pierre-Hubert de Bouille, clerc tonsuré, du diocèse du Mans , demeurant en la paroisse de la Couture.

« 1753, maître Pierre-Hubert de Bouille, clerc tonsuré, du diocèse du Mans, se démet de la chapelle de la Raguenière, desservie dans l'église de Pontvallain.

« 28 mars 4753, Pierre de Sarcé, chevalier, seigneur de Sarcé, Bossé, le Colombier, la Persillière, Mont-Jacob et autres lieux, présentateur de la chapelle de la Raguenière ■ , fondée et desservie sous l'invocation de St. Julien, dans l'église paroissiale de Pontvallain, comme étant au droit de Charles- Antoine duFré, chevalier, seigneur de Mazouet, et de dame Marie-Anne-Charlotte de Bouille , son épouse, ci-devant présentatrice de ladite chapelle suivant l'acte de cession du 18 juillet 1737. Pierre de Sarcé présente et nomme Joseph de Bouille, prêtre de la paroisse de Chemillé; il en prit possession le 15 avril 1753. »

La famille de Bouille a produit un grand nombre

i La chapelle de la Raguenière, fondée le 4 février 1511 par Jean de la Porte , prêtre , en exécution du testament de Macée Bigueule , son aïeule , et de Guillaume-Anne de la Porte , aussi prêtre, fut dotée de la métairie de la Basse-Raguenière; son revenu était de 130 livres, et on devait y célébrer une messe par semaine. (Manusc.)

de personnages remarquables ; elle a donné François de Bouille (1480); Marguerite de Bouille , abbesse d'Étival (1401-1477); messire René de Bouille, chevalier des ordres du roi , et son fils, assistèrent aux états du Maine (1576); Pierre de Bouille, abbé deTyronneau, a été député au tiers-état (1014); Urbain de Bouille, marquis , comte de Créance, épousa Jacquine de la Guiche-Saint-Géran ; il eut de ce mariage Eléonore de Bouille , dite la grande chasseresse, dont Mme de Se vigne et Dangeau parlent si plaisamment; elle se maria à Henri de Daillon, duc du Lude etc. ! (ce dernier épousa en seconde noces Suzanne de Béthune , fille du grand Sully) ; Claude de Bouille , seigneur de Théval ; Louis- Joseph de Bouille, seigneur de Saint-Benoit -sur- Sarthe; Thimoléon de Bouille; demoiselle Louise de Bouille de Créance, portée au rôle de l'arrière-

i La terre du Lude , possédée successivement par plusieurs grandes familles , entre autres par le connétable du Guesclin, avait le titre de baronnie. François Ier, par lettres du mois de mai 1545, l'érigea en comté pour Jean de Daillon, et Louis XIV, par lettres données à Versailles au mois de juillet 1675, en fit un duché-pairie, en faveur de Heuri de Daillon, grand-maître de l'artillerie.

Le château actuel du Lude a été bâti par Jean de Daillon, sous le règne de Louis XII. C'est dans ce château que Charles IX rendit , en 1564 , ror..onnance qui fixe au premier janvier le commencement de l'année; jusque-là c'était à pâques.

Louis XI est souvent venu au château du Lude; Henri IV y

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ban (1689) , etc. Le seigneur de Bouille se fit représenter à l'assemblée de la noblesse en 1789.

Il ne reste aucun vestige des anciennes constructions de la seigneurie de Mazouet ; cette propriété appartient à M"c de la Pommerie, qui y fait construire actuellement une jolie maison de campagne.

ARMES

De Daillon : d'azur à la croix d'argent engrèlée. Devise : Qui touche a bien visé.

De Bouille : d'argent à la fasce de gueules, frettée d'or, accostée de 2 burelles de gueules.

De Bouille : de gueules à 3 fasces d'argent, celle du milieu frettée de sable.

De Sarcé : de gueules fretté d'argent.

De Langle ( voy. pag. 128).

De la Porte : d'argent à un croissant d'azur, coupé de gueules à une tête de lion couronnée d'or.

a couche la veille de son sacre à Chartres, en 1598, et son fils, Louis XIII, y a séjourné en 1619 (ces deux derniers ont été reçus par François de Daillon ). Sur la terrasse on voit un groupe de Montgendre , sculpteur du Mans , formé à l'école du Pujet , et à qui l'on doit aussi le groupe de Saint-Martin, qui se trouve dans l'église d'Écoramoy.

Les archives du château du Lude ont été détruites au Lude en 1793 , alors qu'on brûlait celle de la famille de Daillon sur la place Vendôme , à Paris. Ce beau château appartient actuellement à M. de Talhouet. (Richelet. — Jehan de Daillon , par David , etc. )

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