‹ Recherches historiques sur Vaas et LavernatChapitre 34 sur 45 · STATISTIQUE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE

1791. — Le district de Chàteau-dn-Loir a adjugé , le 31 mai, à M. Lecamus, notaire au Lude, la maison conventuelle et le pré des Guains, dépendant de l'abbaye de Vaas, pour 21,100 fr.

An in. - - Vaas. Montant des contributions : 10,296 francs 8 sols 6 deniers.

An v. — Jurés choisis dans le canton de Vaas : Lucas , de la Bruère; J. Brûlot, à Aubigné; L. Houdayer, à Aubigné ; Havard , à Vaas.

An vi. — Jurés choisis dans le canton de Vaas : Guillaume Chevallier, tanneur; Louis Bouteiller, propriétaire ; Jacques Hubert , tous de Vaas, et Nicolas Haudoin, de Chenu.

An xm. — Débitants de tabac à Vaas : MM. J. Morançais, J. Bouinsole, Carpentier, F. Hureau, J. Jousselin.

— Distillateurs de vins, cidres, poirés, etc., à Vaas : J. Jousselin et J. Bagot.

1800. — Total des contributions du canton de Vaas : 51,590 fr.

1808. — Juré de Vaas : Julien Pottier.

— M. Couet, notaire à Vaas, est nommé membre du conseil d'arrondissement de la Flèche.

:>JS RECHERCHES HISTORIES

1809. — Jurés de Vaas : MM. Lepingleux, Clu>vallier et Couet.

1810. -- Vaas, montant des contributions: 19,006 fr. 61c.

— Juré de Vaas : M. de Herte-Merville.

1811. — M. De Herte-Merville, de Vaas, est nommé membre du conseil général de laSarthe.

1817. — Chevalier de la Légion d'honneur: M. Manceau, Jean-Julien, ex-adjudant sous-officier retraité , à Vaas.

— Chevalier de Saint-Louis : M. Nau de Lestang, ancien propriétaire du Petit-Perray, à Vaas. Voici , d'après Y Essai sur V armoriai du diocèse du Mans. les noms de quelques membres de cette famille. « Nau, seigneur de Lestang, en Anjou, descendant de Jean Nau, maréchal des logis de la maison du roi , anobli dans le xvie siècle ; Claire Nau , abbesse d'Étival, 1627-1060; Louis-André Nau, seigneur de la Crochinière , à la Bruère, assista à l'assemblée de la noblesse d'Anjou , en 1789 ; la dame Victoire Nau, veuve de Granthomme, s'y fit représenter ; Nau de Lestang se fit représenter à celle du Maine .»

ARMES

Nau de Lestang : de gueules, à la gerbe d"or. soutenue de deux lionceaux affrontés île même.

— De 1793 à 1822, il v a eu à Vaas, 440 mariages . 1 .368 naissances H 894 -lérns.

S Un VA AS. 239

1828. — On compte à Vaas 30 fermes ou métairies. La superficie de la commune est de 3,018 hectares; son revenu imposable : 67,698 fr. ; le total de la contribution foncière est de 12,296 fr.

1832. — La garde nationale de Vaas se compose de 323 hommes.

— « M. le ministre du commerce et des travaux publics a décerné une médaille d'argent à M. Lepingleux, médecin à Vaas, en récompense du zèle avec lequel il s'est livré à la propagation de la vaccine i, dans le cours de l'année 1830. »

1 La petite vérole , ou variole, si l'on en croit un ancien manuscrit arabe , a paru pour la première fois en Arabie en 572.— C'est là que la prirent les Sarrazins. — Ils la portèrent ensuite chez les Orientaux. — De là elle se propagea en Chine. — Elle pénétra jusqu'aux confins de l'Asie.

Les Maures l'introduisirent en Europe au vine siècle, au temps de la conquête des Espagnes. — Les Hollandais la communiquèrent aux Indiens et aux Hottentots lorsqu'ils conquirent le cap de Bonne-Espérance, en 1648. — Des missionnaires Danois firent ce triste présent aux Groënlandais en 1733. — Les Russes l'ont portée jusqu'aux extrémités de leurs vastes possessions. — Elle passa l'Océan avec Christophe Colomb qui, dit-on, rapporta du nouveau monde en échange un mal mille fois plus affreux. — Cette dernière assertion toutefois n'est pas prouvée, et plusieurs auteurs, tels que Pacificus Maximus, poète latin, né en 1400 , Pintor , médecin d'Alexandre VI, et Gabriel Henslcr , célèbre médecin allemand , ont publié des ouvrages qui font remonter celte maladie en Europe avant le retour de Colomb de son premier voyage en Amérique.

2iO RECHERCHES HISTORIQUES

1847. — « M. Lepingleux, officier de santé à Vaas, a obtenu 50 fr. à titre de récompense pour avoir pratiqué dans le canton de Mayet un grand nombre de vaccinations pendant l'année 1840. » ( Bull.)

— Population de Vaas : an vin. . . . 1,721

Différence : 135.

1852. — Vaas. — Election pour la prolongation des pouvoirs du président de la république : Electeurs inscrits : 558.

Votants : 507.

Pour : 500.

Contre : I .

— Election au corps législatif :

Electeurs inscrits : 501 . Votants : 513.

De Beauvau : 494.

Gendron : 0.

— Election pour le rétablissement de l'empire : Electeurs inscrits : 546.

Votants: 510.

Pour : 503.

Contre : -4.

Billets nuls : 3.

Vaas : Commissaires du pouvoir exécutif. — Présidents de l'agence municipale. — Maires. — Adjoints. — Juge de paix. — Sergents ou huissiers. — Percepteurs. — Notoires. — Médecins. — Sage -femme. — Instituteurs. — Arquebusiers.

Commissaires du pouvoir exécutif. — Durand (170.), Roussel-Tresseau ( 1 797) .

Présidents de l'agence municipale. — Haut loin (179.), Pottier (179.), Chevallier (179.), Haudoiû (an vi), Chevallier (1800).

Maires. — De Herte-Merville (1801), Lepingleux (1823), Lecoy (1826), Lepingleux (1838), Fronteau (1844), Gaudin (1849).

Adjoints. — Chevallier (1801), Denau (1804). Friquet (1816), Lecoy (182-2), Lepingleux (1826), Fronteau (1838), Lecoy Michel (1841), Serpin (1846).

Juge de poix. — Papin (1791).

Sergents ou huissiers. — Urban Menant ou Meruant (16..), Etienne Boucher (166.), André Boucher (166.), Jean Hubert (167.), Bené Doussard (167.), Bailli (17. .), Germain (181 1), Fronteau (1826).

Percepteurs. — Chevallier (an V), Couet fils (1805), Pesse(1830).

Notaires.— M. Boudet (15;.), J. Boudet (16..), Victor Menant, Pierre Hubert (16..), René Sai-

meures (?), G. Papin (167.), J.-B. Math..., J. Lvbreton, Couët (17..), Poisseault (1813), Richard (1837),Gaudin (1843).

Médecins. — Ch. Durand (15..), P. Robillard (16..), Andard-Guillard (16..) J. Bayon (17..), Peffaut (17..), Lepingleux, reçu le 16 février 1803 (1805), Lizichi, reçu le 20 mars 1837 ()844).

Sage- femme. — Lemeunier, reçue le 17 septembre 1813.

Instituteurs. — Brulon-Duplessis (an VII), Serpin (1815), Pommereuil (1836), Pucelle (1837), Tommeret(1853).

Arquebusiers. — P. Rouillard (1659), Jean Malfray(167l).

RECHERCEES

SUR LAVERNAT

LAVERNAT.

La commune de Lavernat est la moins importante, la plus pauvre et une des moins peuplées du canton de Mayet. Le sol en est peu productif; le

seigle et le méteil qu'on y récolte principalement, sont insuffisants pour la consommation des habitants ; on y cultive aussi un peu d'orge, du maïs, des citrouilles, du chanvre et des pommes de terre. Le pays est fertile en châtaigniers, noyers, poiriers et autres arbres à fruits ; il y a des vignes , dit Le Paige, dont le vin est de très-bonne qualité. Il parait que le chanoine du Mans n'était pas difficile, car le vin est d'une qualité très-ordinaire.

Un écrivain fait dériver le nom de la paroisse de Lavernat, du latin Laver, qui veut dire berle (plante aquatique), ou de Lavernio , qui signifie larron, voleur, filou. Ces deux étymologies nous paraissent hasardées. Si Lavernat tire son origine de la piaule

dont il est question , c'est qu'elle se trouvait trèsprobablement en grande quantité clans la contrée , ce qui n'est pas prouvé ; quant à la seconde étymologie, elle n'est justifiée par aucun fait ni par aucun titre; dans tous les cas, il faut convenir, à l'honneur des habitants, que si ce lieu a été , clans l'origine , un refuge de voleurs , il a bien changé depuis.

Les historiens sont presque tou.s d'accord pour reconnaître que les noms de la plupart de nos bourgs et anciennes seigneuries sont des noms d'hommes. Pourquoi ne pas supposer que Lavernat ou Lavernio en est un; si nous possédions la liste des anciens seigneurs qui ont habité cette contrée , notre hypothèse deviendrait probablement une réalité.

Dans les anciens manuscrits et les ouvrages imprimés , on trouve le nom de Lavernat écrit de ces différentes manières: Lavemium, Loverneium, Lavernaiura, Laverna, Lavernas, Lavernats, Lavernay, Laverney , La Varna, Laduernatz, Ladvernat et Lavernat.

Lavernat n'est pas riche en monuments gaulois , nous n'y comiaissons qu'un peulvan appelé Pierre- Levée, situé près du lieu des Landes, d'une hauteur d'environ 2 m. 66 c.

Tous les auteurs ne s'accordent pas sur la destination des peulvans, que l'on trouve partout . sur-

SUR LAVERNAT. 245

tout eu Grèce et en Armorique; les uns prétendent qu'ils représentaient les dieux des Gaulois, les autres, comme Pausanias , des statues de géants; d'autres enfin soutiennent que tous ont été élevés par les druides. Atliénas nous apprend que ces pierres étaient connues des Hébreux ; Penthones dit que l'idée en a été apportée dans la Gaule celtique par les Phéniciens venant du Levant, où, selon J\l. de Villenave, les druides avaient primitivement habité. Enfin, Ossian pense que ces espèces d'obélisques étaient élevés à l'occasion des traités de paix.

Lavernat faisait partie autrefois de l'archidiaconé, du doyenné et de l'élection de Chàteau-du-Loir. Cette commune, qui est à 6 kilomètres et demi de Mayet, est bornée au nord, par Mayet ; au nord-est, par Beaumont-pied-de-Bœuf ; à l'est, par Luceau; au sud-est, par Montabon; au sud et au sud-ouest, par Vaas, et à l'ouest, par Verneil-le-Chétif.

Les ruisseaux du Ponceau, appelé aussi Bruant , Gruau et Gerdrun , sont les seuls qui arrosent Lavernat ; ils font marcher deux moulins à blé.

Au xvme siècle , le moulin de Bochemiette ( Lavernat) payait au seigneur du château de Mangé, pour rente foncière, 90 livres, 6 canards et 6 poulets.

Lavernat possède aussi un étang peuplé de carpes.

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