‹ Recherches historiques sur Vaas et LavernatChapitre 4 sur 45 · ABBAYE · texte numérisé non relu

ABBAYE

Le beau et grand monument du XTiie siècle que l'on voit actuellement à Yaas était jadis l'abbaye des religieux de Saint-Augustin; on en attribue la construction , qui est toute en pierres de taille , à l'un des abbés. Cette maison est bâtie sur le bord du Loir dans une situation charmante ; elle appartient actuellement à Mme Blinière qui en occupe une partie ; l'autre partie, en assez mauvais état à l'intérieur, est louée à plusieurs personnes; il est regrettable qu'on laisse ainsi se détériorer un aussi beau monument. Au-dessus du porche d'entrée, près de la chapelle qui est aujourd'hui l'église de la commune, étaient les armes de l'abbaye, elles ont été détruites sous la révolution; au-dessous de ces armes, on voit encore le millésime 1770 ou 1773.

Sous l'abbaye il y a de magnifiques caves voûtées; plusieurs ont été murées pendant la république; on dit même qu'il y a 25 à 30 ans environ un des derniers abbés de cette maison, qui s'était retiré dans la Normandie, avait écrit au propriétaire pour lui proposer que s'il voulait lui donner la moitié des vins qui y avaient été cachés, il se chargerait de les découvrir ; il parait que sa demande fut repoussée.

Dans la cour de l'abbaye , on remarque une con-

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struction du \iv siècle , qu'on a toujours appelée la maison de la Goullardière ; on croit qu'elle taisait partie de l'ancienne abbaye.

Le nom du fondateur et l'époque de la fondation de L'antique abbaye de Vaas sont inconnus; cependant plusieurs écrivains, d'après d'anciennes chroniques et des traditions locales peu sûres , prétendent qu'il existait , dans le chartrier de cette abbaye, un arrêt rendu à Laon qui condamnait le traître Garnies ou Gannelon, convaincu de félonie envers le roi Charles le Chauve ( 840-877) , à avoir le poingcoupé et la tète tranchée , ses châteaux rasés et. ses bois abattus à hauteur d'infamie; les biens que ce traître possédait auraient été confisqués et donnés à des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Ces religieux auraient alors employé ce don à faire bâtir, à Vaas, un monastère en l'honneur de samt Georges; ce qui paraît certain, ajoutent-ils , c'est que les terres où se trouvent encore les vestiges de plusieurs de ces anciens châteaux de Garnies ou Gannelon, en ruines depuis de longs siècles, ont presque tous appartenu, de temps immémorial , à cette abbaye; ainsi, d'après ces traditions, qui nous semblent fabuleuses, sa fondation remonterait au ix" siècle.

Le R. P. Dom Paul Piolin s'exprime ainsi sur l'origine de cette abbaye : a Selon une tradition obscure, mais dont /os fondements s! appuient sur des faits cor-

tains , l'abbaye de Saint-Georges de Vaas était fondée dans une vallée fort agréable , sur les bords du Loir. Dès son origine cette abbaye semble avoir appartenu aux chanoines réguliers de Saint- Augustin, et elle parait avoir acquis de bonne heure une assez grande importance féodale. Des traditions moins certaines rapportent qu'elle fut dotée des biens que le traître Gannes, auteur de la trahison de Ronce vaux, possédait dans cette contrée. Charlemagne, après l'avoir condamné à mort, aurait fait part de ses biens à l'abbaye de Saint-Romain de Rlaye , où reposaient les restes de Rolland, avec ordre de fonder une abbaye à Vaas. Ces traditions ont été vraisemblablement un peu altérées par le laps de temps ; quoi qu'il en soit, elles étaient celles des chanoines réguliers qui habitaient encore cette maison à la fin du xvme siècle. »

Dans les diverses chroniques que nous avons consultées sur cette prétendue trahison, et que beaucoup d'historiens anciens ont augmentées , diminuées ou modifiées suivant leurs caprices pour expliquer la défaite de l'armée de Charlemagne à Roncevaux , il n'est nullement question que le roi donna les biens que possédait le baron Gannelon aux moines de Saint- Romain de Blaye pour fonder l'abbaye de Vaas , ni que ses biens étaient situés sur le bord du Loir; mais il est dit, au contraire, qu'il les donna à son neveu Thierry III pour avoir vengé la mort de Rolland .

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comte da Maine, et des autres pairs de France morts à Roncevaux. Voici comment un savant d'Anjou raconte la trahison et le jugement de Gannelon : L'an 777, Ibin-Algrabi et Abiathar, gouverneurs sarrasins, prièrent Charlemagne de les rétablir dans leurs cités , dont ils avaient été chassés par Abd-el- Rahman. Charlemagne leur promit secours et entra la même année en Espagne ; mais au retour il s'engagea dans les gorges de Roncevaux , Roncevaux la tombe des preux, la tombe de Rolland. — Rolland était fils de Milon , comte du Maine et de Berthe , sœur de Charlemagne. Ce preux , avec son épée , disent les Chroniques , pourfendit d'un seul coup homme, selle et cheval. — « A la mort de Rolland, Thierry III, son frère, devint comte d'Anjou et fit une enquête sur les malheurs de Roncevaux , et après s'être assuré d'une trahison , il parle ainsi au puissant Charlemagne : J'accuse et je soutiendrai l'accusation à la pointe de l'angon; j'accuse votre ambassadeur Gannelon ; il a trahi la France et ses pairs ; vous l'aviez envoyé vers les Maures pour vous être utile , et il nous a vendu?. Ses vins , ses trésors, ses jeunes odalisques que vous avez reçus en présents comme des gages de paix, étaient des pièges séduisants inventés par lui ' ; les vins nous ont enivrés ,

1 Les deux rois maures avaient envoyé à Charlemagne « 30 ehevaulx chargez d'or et d'argent , des vins très-purs et quelques mille belles tilles sarrasines. »

les odalisques ont épuisé nos forces, et tandis que. confiants dans la paix, nous étions voluptueusement

étendus sur l'herbe de la vallée, le Sarrasin est venu nous surprendre, et sans le cor de Rolland personne n'eut échappé au carnage ; il en sonna si haut que les collines et les précipices en retentirent au loin , si haut que les veines de son front se rompirent; la fanfare s'exhala dans l'air comme un soupir , ce fut le dernier des Rolland qui tomba de son cheval avec le bruit d'une tour. J'accuse Gannelon, répète Thierry ' . »

« Mais, chose incroyable à dire, il se trouva quelqu'un pour défendre la cause du traître. Pinabel , son cousin, s'offrit comme champion. Munis de leurs armes, Thierry et Pinabel entrent en lice; mais avant le combat, Charlemagne 2 ordonne le serment

i « Que Gannelon , dit Charlemagne à Thierry, soit par ta justice condamné à mourir comme traytre, et tous ses biens à toi pour en faire et disposer à ton plaisir, etc. » (Chronique de Turpin. — Bourdigné.)

3 La chronique de Turpin fait remarquer que quand Charlemagne dormait, il y avait à veiller autour de son lit, pour le (( garder toutes les nuyts , six vingtz chevaliers armez , desquels 40 le gardoient la première vigille de la nuyt (la nuit se divisait en 3 vigiles); 10 d'entre eux estant à son chevet , 10 à ses piedz, 10 à sa teste, et 10 à sa fenestre. Tous avoient les espées nues et une chandelle qui ne estoignoit point, et en telle manière autres faisoient la veille et le gardoient la seconde vigille, et les autres 40 le gardoient pareillement la troizicme. » (Bourdigaé.)

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sur les saintes reliques; Thierry jure que Gannelon avait agi entraitre ; quant à Pinabel, il s'excuse , observant avec bonne foi que le devoir du serment doit être rempli par Gannelon. Ce dernier, sans crainte de se parjurer , nie la véracité de l'accusation. Dieu sera le juge ! entendit-on crier ; aussitôt île voir tourbillonner la poussière dans la lice , les flancs des chevaux saigner sous l'éperon, leur écume voltiger au vent, aussitôt d'entendre les cris aigus des champions, le hennissement des chevaux, le sifflement de l'air dans les œillets de l'armure. Bride abattue, la lance au poing, les chevaliers heurtent leurs écus, la lance de Pinabel vole en éclats; le comte d'Anjou , échappant au danger, recule avec vitesse ; son cheval prend un nouvel élan et d'un seul coup démonte Pinabel. Ce dernier se relève , saisit son épée , et s'acharnant contre le cheval de Thierry, lui coupe la tête. Thierry, à son tour démonté , prend sa lame favorite et entame la joue de Pinabel ; étourdi , celui-ci tombe sur les cadavres fumants des deux chevaux en demandant grâce : le comte d'Anjou, à ce cri, oppose celui de Koncevaux, et, sans pitié , achève Pinabel. Charlemagne lit attacher sa tête à une potence, condamna Gannelon à être écartelé, et la sentence fut exécutée : « Car le traytre lié par les bras et par les jambes à « quatre chevaulx, l'on fist sur chascun cheval inon- « ter ung porte-enseigne (('/ironique fie Turpin), les

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« quels adressèrent leurs chevaulx en diverses parts, « l'un tira \ ers Orient, l'autre vers Occident, l'autre « versMidy, l'autre vers Septentrion. Ainsi fut lacéré « et desmembré le traytre Ganne , que l'on peut « nommer le second Judas ; et fut sa teste de son « malheureux corps séparée, picquée en une lance , « et ses quatre membres envoyés es quatre parties « principales duroyauline de France : à la perpétuelle « confusion d'icelluy, pendus à gibets et potences; « et l'exécution accomplie, l'empereur à son nepveu « Thierry donna la confiscation des biens de Gannelon; « et par ainsi Thierry, le noble comte d'Anjou, vena gea la mort de son cher frère Roland , comte du « Mans, et des autres peis de France occis en Ronce- « vaulx par la trahison de Gannelon. »

M. l'abbé Voisin , dans une Xotice sur les châteaux de Ganes et la fondation de l'abbaye de Vaas, donne sur la prétendue trahison de Gannes ou Gannelon une version qui diffère un peu de celle qui précède; nous lui empruntons la citation suivante : «L'empereur ( Charlemagne ) s'en vint devers la cité de Laon , et s'envenant se fit enquérir s'il était vrai que Ganes eut commis la trahison; car plusieurs l'en voulaient excuser. Le cas fut avéré : si fut Ganes pris prisonnier et amené devers l'empereur à Laon. Thierry l'Ardennois, cousin d'Ogier et de l'archevêque Turpin, qui savait comme tout en allait , poursuivit la matière , et un nommé

SUR VAAS. To

Pinabel, neveu de Ganes, l'en voulut excuser par son corps. Si en combattirent en champ clos sous la dite cité de Laon. Le dit Thierry vainquit Pinabel qui confessa la trahison (car il avait aidé à la faire); si tut pendu , et le dit G ânes lut jugé par Naynces de Bavière, Ogier et les pers de France, à être démembré et tiré par chevaux. Ainsi l'ut exécuté le traître et ignominieux en opprobre de lui et de sa lignée perpétuellement, et fut la dite exécution faite auprès de la citée de Laon. Et tous les jours de sa vie, depuis, Charlemagne pleura et regretta son neveu Roland et les autres princes et barons qui étaient morts à Roncevaux. » M. Voisin ajoute : «Le comte Thierry , comte d'Angers, qui avait soutenu le procès, obtint une partie des biens que Ton confisqua

aux dépens du traître »

« Mais voici bien autre chose , jusqu'à l'époque de la révolution de 1792, les chanoines réguliers de Vaas ont prétendu conserver dans leurs archives la copie du jugement qui condamnait le traître Gannelon au dernier supplice : ses châteaux devaient être rasés , et ses forêts abattues à hauteur d'infamie. Ses terres, situées sur les rives du Loir, avaient été confisquées et données à des clercs réguliers, de là l'origine de l'abbaye de Vaas. » Mais les auteurs qui relatent ces faits font remarquer que cette tradition est fabuleuse , par conséquent nous ne pouvons y ajouter foi ; d'ailleurs, si la

copie de ce jugement eût réellement existé à l'abbaye de Vaas , Le Corvaisier , Le Paige et les autres historiens qui ont écrit sur le Maine avant la révolution, auraient eu connaissance de cette pièce et l'auraient citée ou tout au moins indiquée dans leurs ouvrages , afin de faire connaître l'origine de ce monastère , comme ils l'ont fait pour beaucoup d'autres établissements de ce genre. En effet, Le Corvaisier, avant d'écrire son Histoire des évèques du Mans(H)A8) , demanda des renseignements à toutes les maisons religieuses sur leurs fondations, et Le Paige, pour faire son Dictionnaire (1777), a dû nécessairement suivre la même marche et de plus aller dans toutes les paroisses de la province du Maine, et s'adresser aux savants du temps, c'està-dire aux ecclésiastiques ; ils n'ont pu oublier l'abbaye de Vaas, elle était trop importante; et si les chanoines avaient eu la copie du jugement dont il est question, ils l'auraient fait connaître, et Le Corvaisier ne dirait pas en parlant de cette abbaye: « On ignore le temps de sa fondation, et l'on ne sait le nom de celui qui la fondée que par une tradition fabuleuse qui raconte que Cannes, ou Gannelon, ayant été convaincu de perfidie, ses châteaux ayant esté razéz et ses biens confisquez , le roy donna une partie des terres qu'il possédait sur la rivière du Loir aux religieux de Saint-Augustin, lesquels y bastirent un monastère. » Et Le Paige aurait écrit

autre chose que ces lignes : « Une tradition fabuleuse raconte que Wenillon, ou Gannelon, ayant été convaincu de perfidie envers le roi Charles le Chauve , les biens qu'il possédait sur la rivière du Loir lurent confisqués et donnés à des clercs ou chanoines de l'ordre de Saint-Augustin, qui y bâtirent un monastère ; » enfin, un manuscrit du xvne siècle, sur la province du Maine, ne s'exprimerait pas ainsi sur l'origine de cette abbaye : « On ignore le temps de sa fondation; ce qu'on raconte de Gannelon n'est qu'une fable. Il n'y a que cinq chanoines réguliers, le revenu est de 4,000 livres. »

Suivant Le Paige, dom Colomb, Cauvin et Pesche, il ne s'agit point d'un Gannelon qui aurait trahi Charlemagne , mais Charles le Chauve. Quel est ce nouveau Gannelon? Avait-il des biens dans le Maine, et ont-ils été donnés à des clercs ou chanoines de Saint -Augustin? c'est ce que l'histoire ne nous apprend pas. Enfin , revenons au Gannes ou Gannelon, dont parlent nos Annales d'Anjou et du Maine. Existait-il sous Charlemagne? L'historien de Y Anjou et de ses monuments ne le croit pas; et, pour s'en convaincre, dit-il, il suffit de citer ce passage de Dupleix : « C'est pourquoi les romans fabuleux , voulant rejeter la perte que les Français reçurent à Roncevaux sur quelque trahison insigne, l'attribuèrent à Gannelon, qui n'était pas encore né. » Ce nom de Gannelon fut, au moyen âge, synonyme de

traître ; aussi Moreri fait remarquer que ce nom est peut-être tiré d'ingannar, ingannare, qui signifie tromper. « Quelques-uns ont cru, ajoute-t-il, que Wenillon, archevêque de Sens, donna lieu à cette fable. Il avait été abbé de Ferrières , et clerc de la chapelle du roi Charles le Chauve, lequel, après l'avoir fait archevêque , 1 an 832, voulut être couronné et sacré de ses mains, à Sainte-Croix d'Orléans. Cependant ce prélat, ingrat et traître à son roi, appela Louis le Germanique, et l'introduisit dans sa ville. Dans un concile assemblé vers la mi-juin de l'an 859 , à Savonnières, au faubourg de Toul , Charles se plaignit de cet attentat. On donna quatre métropolitains pour juges à Wenillon, qui le tirent assigner à comparaître devant eux, dans trente jours. On ignore ce qu'ils décidèrent; car ce prélat mourut en son archevêché , l'an 865. » Dom Colomb et Bondonnet semblent confirmer ce passage ; en effet, nous lisons dans un des ouvrages de ces auteurs que 1 evèque Robert « assista au concile tenu à Savonnières , près Toul , l'an 859 , en présence du roi Charles et de Lothaire son neveu, et y signa, comme les autres, l'ajournement donné contre Gannelon , archevêque de Sens. Ce prélat, par une lâche perfidie , avait abandonné le parti de son roi pour se jeter entre les bras de Louis, son frère et son ennemi. » (Dom Colomb, page 106. Bondonnet , page 384. )

Rien, dans l'histoire de ce nouveau Gannelon, pas plus que dans celle du premier, ne vient confirmer les prétendues traditions locales sur l'origine et la dotation de l'abbaye de Vaas. Enfin, on dit encore que, la dix -septième année du règne de Lotbaire (xe siècle), Odon, archidiacre de l'Église du Mans, donna, du consentement de l'évèque Sigefroy et des chanoines , au monastère de Saint- Julien de Tours , le village de Vaas , qui appartenait à l'Église du Mans , et que ces religieux élevèrent alors l'abbaye de Vaas : cette hypothèse n'est pas admissible, parce que le monastère de Tours suivait la règle de Saint-Benoit, et que, s'il avait été réellement le fondateur de cette abbaye , il n'y aurait pas établi des religieux d'un autre ordre que le sien. — On sait que les religieux de l'abbaye de Vaas suivaient la règle de Saint- Augustin. — Ce qu'il y a de certain, c'est que cette abbaye existait au xne siècle , puisque des manuscrits citent GeoffVoi comme l'un des abbés de ce monastère, 1161. (Arck. abbay. de Clcrmonf. — Le Paige.)

Au mois de novembre 1370, du Guesclin, pourchassant les Anglais dans le Maine, leur livra une sanglante bataille dans la lande de Rigalet, près Mayet; cette bataille fut, disent les historiens, l'une des plus brillantes et des plus terribles qu'il eftt livrées dans sa vie; tous les chefs anglais furent

tués ou faits prisonniers; une partie «les restes de l'armée ennemie se sauva à Vaas, et, en arrivant dans cette ville , brûla l'abbaye , puis se renferma dans le château ; du Guesclin vint l'en chasser, et donna le château à garder aux religieux; le 8 mai 1371, Charles V, roi de France, leur en confirma la possession.

D'après Le Paige, ce monastère aurait été assez longtemps en mauvais état; car il en attribue la restauration à Jean Leproust , qui fut abbé de Vaas en 1454 ou 1501 , lequel aurait aussi fait rendre à l'abbaye des biens qui lui auraient été usurpés ; suivant le même auteur et d'autres historiens, vers le milieu du xvie siècle , l'évèque Claude D'Angennes serait venu visiter cette maison , et il aurait donné de l'argent pour réparer les dégâts que les gens de guerre y avaient faits ; enfin, d'autres pensent que la reconstruction de l'abbaye et de l'église sont dus à frère Vesnier, bénédictin ; quoi qu'il en soit, ce monastère était riche et important, si l'on en juge par l'aveu que , d'après un manuscrit de 1666, il rendit au roi, à cause de sa baronnie de Château-du-Loir. Comme cette pièce est restée inconnue à tous ceux qui ont parlé de la paroisse de Vaas, nous croyons devoir la donner en entier :

« Aveu des fiefs de Vans et (mires terres <) In baronnie de Châteixu-du-Loir.

SUR vaas. Ai

« Do vous Louis , par la grâce do Dieu , roy de Franco et de Navarre , notre souverain seigneur.

« Louis-Françoys de Laubespin, abbé commendataire des abbayes de Nostre-Dame de Vaas, do Tordre de St-Augustin , et de la Boissière, ordre des Cisteaux et les religieux et couvent dudit lieu de Vaas.

« Tenons et advouons tenir, à cause de vostre barronnie du Château-du-Loiv, nostre diste abbaye de Vaas , fiefs , terres , seigneuries on dépendants , tous les droits do prérogatives, privilèges, preminences et seigneuries de l'ancienne fondation, dotation, et augmentation et immunitez de la diste abbaye , dont la déclaration sensuit. Et nostre maison abbatiale et cloistres, dortouers, cours, jardins et autres dépendances.

« Nos moulins a blé, situez sur la rivière du Loir et de leur composition do bâtiments tournant et virans, chaussées, portes et escluses, sujets et vassaux qui sont tenus dy venir faire moudre le blé.

« Le droit d'avoir moulin a drap comme il estoit autrefois.

« Nostre garanne deffensable, a prendre depuis lemboucheurro du ruisseau du moulin Porrion jusqua la descente du ruisseau du moulin de Rotrou , avec le droit de prendre les profits et revenus , de passer dans le dist ruisseau pendant que

les ponts et le port de la rivière seraient maurssillerÇt).

« Le port et passage de la ville de Vaas sur la la rivière du Loir, pour passer de la ville de Vaas aux Halles de Vaas, qui doit estre entretenu au lieu des ponts qui ont estez rompus par votre ordre et commandement.

« Le four a ban sis en la ville de Vaas aura le droit dy faire venir les sujets et vassaux cuir leur pain.

« Une plasse ou il y avoit anciennement des halles , maintenant basties en maisons.

« Les droits de la foire tenue le jour de St.-Georges, comme scavoir de la coutume des estallagers et mesmes les amandes pour les débets quipourroient arriver le dist jour dont les officiers de la seigneurie connoissent. En outre nostre abbaye a droit de commettre garde a la (liste foire, ie serment préalablement pris , depuis les vespres de la vigille de St. -Georges jusquaz la lin de la feste.

« De faire monter à cheval les baillif et procureur du siège de la seigneurie pour sûreté des marchands, outre le droit de faire faire criée et bannie en la diste foire de par vous, comme baron du dist lieu, et faire visites des denrées et marchandises pour y faire droit.

« Tous les etagers et homme de la ville qui \oudroienl vendre vin en destail en la diste foire ou en

si H VAAS. SKI

leurs maisons sont tenus daller quérir dis mesures dans Rostre abbaye, la vigille de St.-Georges, et doit chacun pont- essais des distes mesures , seavoiv : I deniers pour pinte et deux deniers pour chopinne ; et en cas quil y eust visite sur le vin par les dists officiers, ne seront iceux estagers tenus en aucuns droits de visite en cas que le dist vin se trouve bon ; et si iceux estagers venllent vendre vin tonte l'année . a commencer le lendemain île St;-Georges , iceux doivent aller auparavant leur débit quérir des mesures a l'abbaye, et pour et par chacun estagers sera paie deux deniers pour la pinte et un denier pour la cbopine.

« A le droit , outre ey dessus, de prendre seze deniers sur chacun vendant vin en destail depuis la diste vigille et le jour de St.-lîeorges.

« Le sergent du fief a droit de prendre une choppine de vin sur chasque pipe de vin de ceux qui en vendent pendant toute l'année pourveu qu'iceluy sergent en soit requis.

« Nostre abbaye a le droit de mettre et commettre, créer en la diste ville bouchers et boulangers susdists; pour les bouchers avoir chair fraîche les dimanches , mardis et jeudis de chaque semaine et les boulangers davoir incessamment du pain blanc dans leur maison a tous eux, sus peine d'amande; pour connaître les délinquants y a droit de x imitation connaissant et punition escheant.

Si KKCHEKCHES HISTORIQUES

« Les bouchers sont tenus de païer un denier parbasque beste qu'ils estallent et les boulangers sont tenus de païer par chasque dimanche un denier destalage ou fenestage.

« Appartiennent a nostre abbaye les profitz et revenus de la coustume des marchandises et denrées qui s'acheptent, vendent et lèvent au dedans de la ville et do celles qui passent en fraude la rivière pour aller au Mans, estant par ce moïen exempt de païer pour ce dist jour la aucun droit en vostre baronnie, et aussi mesme droit appartient pour les marchands qui passeroient le Loir pour aller sur la levée et sortir de la rivière , pareil droit de coustume cy dessus est deub pour toutes les marchandises qui se lèvent et vendent et acheptent dans la paroisse.

« Le droit davoir mesure a ble et a vin tant pour en vendre qu'en bailler. Le patron et essais a nos hommes et sujets desquelles mesures sont tenus de prendre le patron et essais de vostre baronnie de Chasteau du Loir et vostre officier dicelle est tenu de venir par chacun an, la vigille de St. -Georges a heures de vespres, au lieu de Vaas pour visiter les essais et estalon a vin afin den vendre et faire vendre par les dists hommes et sujets auquel vostre officier exerçant vostre charge de la diste baronnie sera paie cinq sol tournois.

« Nous avons Je droit de ban en la ville de Vaas comme dist est : a oommanrer au jour de St. -.Jean-

SI il VAAS. X>

Baptiste pour continuer pendant quarante jours et consécutivement; pendant lequel temps nous pouvons vendre on faire vendre vins en destail , que nous pouvons faire meiner dans une cour en la plasse ou estoient autrefois les halles, lesquelles relèvent de Vaas, sans que nul autre puisse vendra ni faire vendre pendant ce temps.

« Lusage pour l'abbaye en la forest de Boiseorbon a mort bois et bois mort

« Le droit de clotture et ceinture es meurs anciens de L'abbaye pour en montrer la franchise et immunitez telle que nul officier ou sergent ny peut justicier en aucune manière.

« Dans nostre terre et seigneurie nous avons trois estangs dont lun est assis prez les fossez de la ville au moulin de Poursac, le second nommé Langloischerie et le troisième la Lunanderie, tout dans la paroisse de Vaas.

« La mestairie et domeine nomme les Tillars composée de battiments, grange dimeresse, et choses en despendant sur la Grande-Ruë de la ville et sur le chemin dicelle au Lude.

« Les divines tant, de blez que de vins qui sont prises et recueillies dans toute la paroisse de Vaas, tant en ce qui est de vostre ressort quautres ressorts, sur lesquelles dixmes le sieur curé de St.-Georges prenait autrefois un gros de quatre septiers de seU nie, nu septier dorge et un septier davoine duquel

gros les detempteurs du lieu de la Guerrerie situez en la paroisse acquittent la diste abbaye vers le sieur curé.

« Le pre de Lisle joignant la rivière du Loir et le chemin tendant du port Liberge a la Pree.

« Nos deux mestairies du Grand et du Petit-Pin tenant ensemble composée de bastimens, garanne a conile, etc., aboutant au chemin de la Croix de la Burhaudiere a Luceau.

« Nostre bordage sis a Bouellant prez le Grand- Pin, nommé la Cour Picher , joignant la Bourgoignerie, les terres et parcs de Laguicherie.

« Nostre mestairie de la Guibourgere sis a Vaas prez la Bruhaudiere.

« Nostre mestairie du Plessis à Vaas l;

« Nos vignes des Grandes-Clouseries et Petites- Clouseries sis es prez le chemin de Vaas a la Vernat, contenant 80 journées d'homes bescheurs.

« Le bois du Tertre.

« Terres entre les bois du Tertre et de Coifferdaux.

« Nostre pre Bionneau.

« Une pièce de terre près le Loir et le port

i Quoique plusieurs des droits de l'abbaye de Vaas soient relatés aux pages 13, 14 et 15 et se retrouvent au commencement de cet aveu , nous n'avons pas cru devoir les retrancher, parce que la rédaction et plusieurs noms ne sont pas identiquement les mêmes.

SUR VAAS. 37

Liberge , pourquoy le couvent doit a nous abbé susdist deux sols six deniers tournois de cens.

« Nous avons le droit de laquintaine en la rivière du Loir , en ma présence ou de mes officiers , sur mes fermiers modernes de nos moulins a ble a drap et des garennes a poisson. En cas qu'iceux manquent a rompre leur lance dans un des trois coups au plus chacun est tenu me païer trois minées davoine damande.

« Est deub par chacun des estagers demeurant en la ville trois sols de estage au jour de Toussaint sur lesquels estagers est deubt a vostre baronnie par chacun an au dist jour, a vostre recette , la somme de dix huit livres tournois.

Sont les foy et hommages qui sont deubz par' les hommes de foy et d'hommage ci-apres :

« René Sauveurs pour son lieu de la Brosserie sis a Vaas près le chemin de Vaas a Luceau nous doit foy et hommage simple et 5 sols de service.

« Claude Rimber pour A nommées de vigne doit 6 deniers de service.

« Le sieur Pottiei pour son lieu et appartenance de la Barre-Ganelin autrement le Loup-Pandu sis a Vaas nous doit foy et hommage simple.

« Jean Mandroux et autres pour la Carliere, en la paroisse de Montabon, nous doivent foy et hommage simple et 5 sols de service.

« Charles Adam pour le Perrin sis en la ville, sui

•ib RECHERCHES HISTORIQUES

la rivière du Loir, doit outre foy et hommage simple -2 sols tournois de service.

« La dame de Mangé pour son fief de Pairie re sis a Verne outre la foy et hommage simple doit 12 deniers de service.

« Les boires Coursitz et autres pour les terres du Grand Vau, a Verne, outre foy et hommage doivent o deniers tournois de service. »

Sont les cens et rentes qui nous sont deubz par nos snietz et vassnuj ;

« Magdelaine Lemercier veuve noble Charles du Mesny pour le lieu et moulin de Porsac avec jardins, terres et non compris lestang du moulin qui mappartient, joignant les fossez de la ville et le chemin de Vaas a Verne , me doit 10 sols de rente au jour de la Toussaint. 1 septier de blé, mesure du Chasteau du Loir et 1 poulie <rui sont les jours qui nous sont deubz.

« Jean Cullier et Mathurin Reffay et autres pour le lieu de la Collinniere, sis a Vaas et Lavernat doivent au jour de Toussaint 8 deniers de cens dune part et seze deniers par lautre , deux sols (i deniers de rente , 6 boisseaux de ble seigle a la mesure diste plus haut.

« Martin Cartier, Innocent Cullier et autres poulie lieu de Rocherrau , prez la Perrière et la Roche de Vaas. doivent 12 deniers de cens , 2 pouUardes de. rente.

si. p. vaas. 39

« Mace Lefaueheux et autre» pour une minée de terre, joignant le chemin rie Vaas a la Gougerie et a la Guerrerie , doivent 2 deniers de cens, 6 sols île rente.

« Pierre et Mathurin les Boussards pour le clos Galerne doivent 21 deniers de cens et 5 sols de rente.

« Le Sr du Ponceau pour le Petit -Fief , sur le chemin de Vaas a Lavernat, au jour de St. -Martin dhivert, doit 8 sols de cens, 8 sols de rente, de dotation 12 boisseaux de seigle et 2 poulies au jour de Toussaint.

« Olivier et René Le Bardetz et autres pour le lieu de la Bretonniere sis au Petit-Fief, doivent de cens 5 sols et 2 poulies.

« Le Sr du Ponceau pour le clos du Julliot ou clos d'Amont doit 5 sols de cens.

« Charles Adam pour 2 pièces de terre faisant partie de son lieu du Lovidier près les terres du Plessis, doit 4 deniers de cens et 10 sols de rente; pour le total du Lovidier 4 boisseaux de seigle , et pour son moulin de Lavan lrie 2 septiers de seigle et 2 chappons.

« La ve .Muntere pour une pièce de terre a la Gautellerie , faisant partie de la Donnerie , doit 12 deniers de cens, 16 boisseaux de seigle.

« La ve René Durrau et autres pour le champ de la Carliere et autres acquis de PieiTP Pautonnier. doivent 20 deniers de cens.

40 RECHERCHA HISTOKIOCES

« Le dist 8r du Ponceau pour son lieu de la petite Cruchetiere , a Vaas, duit 8 deniers de cens et 3 boisseaux de blé.

« Pierre Bardet et autres pour les lieux de la Gartellerie et de la Houliniere , doivent 8 sols de cens et 3 boisseaux de seigle.

« Pierre Léon et autres pour la terre de la Herse, douent 3 sols -i deniers de cens et rente.

« Francoys et Jacques Lespicher pour le lieu de la Uepuiiere, doivent 15 sols de cens et rente et 2 cbapons.

« Charles Adam* le seigneur de la Hoche de Vaas, pour la terre de la Pressoirrerie , doivent 1 denier île cens et 3 sols de rente.

« Urbain Ledru et autres , pour 1 pièce de terre , pre et pastures sur le ruisseau de Courbroux a Follet, doivent 5 sols de cens.

« Michel Lehoux et autres pour le heu de Tartifume , près le chemin de Vaas a Luceau, doivent 2 sols et 6 deniers de cens.

« Urbain Hobineau et autres pour 1 champ sur le chemin de Luceau a Vaas , doivent au jour de St.-Brice, 12 deniers de cens, 5 sols de rente.

« Julien Sarcay et autres pour le clos du couvent sis sur le chemin de Vaas a Beaumont pied de Bœuf, doivent 15 sols de cens et 2 poullets.

« Urbain Martigne et autres pour la Huberdiere , doivent li deniers de cens et 2 sols 6 deniers de

M'K VAAS. il

rente. Ce lieu aboute au chemin de Vaas a Luceau.

« Pierre Moriceau et autres pour i pièce de terre doivent 7 sols 0 deniers de cens.

o Michel Guybonnet et autres pour la Boirrie, sis a Luceau , doivent G deniers de cens, 2 chappons et 18 boisseaux de seigle.

« Pierre Jouault et autres pour leurs vignes de Fronientaux doivent i deniers de cens et -i sols de rente.

« Jacques Chevillard et autres pour leurs maisons, jardins et issues, lieux et appartenances des Bagorierres et autres terres doivent 13 deniers de cens et 17 sols de rente.

« Marie Menant et autres pour maison , jardin et terres, joignant le chemin de Vaas au port Liberge, doivent 5 sols de rente.

« Julles et Martinus Le Bègue et autres pour leurs maisons , jardins et issues, doivent 100 sols de rente.

« Jean Mandroux pour le lieu de la Saulaie, joignant Vaas et la forest de Berce', doit 7 sols 6 deniers de rente.

« Le curé de St.-Guingalois , du Ghasteau du Loir, pour la vigne Blanche, doit 2 sols 6 deniers de rente.

« Guy Barde t et autres pour 3 pièces de terre, doivent 12 sols de rente.

t& RECHERCHES HISTORIQUES

« Jean Rousseau et autres pour Laistre du Tertre, doivent 12 sols '6 deniers de rente.

« Mathurin Boussard et autres pour le lieu de Lueigne, doivent 1 5 sols et 9 boisseaux de blé seigle de rente.

« Mathurin du Puy et autres pour la Brosserie, doivent 5 sols 6 deniers et 2 chapons de rente.

« René Sauveur et autres pour les Brehaudierre, sur le chemin de Vaas au Grand-Pin, doivent 7 sols 6 deniers de rente.

« Mathurin Hubert et autres, pour la terre d'Or et lautre la terre Serizay (pièces de terre), doivent 40 sols et deux poulies.

« Louis Besnard et autres pour 3 pièces de terre, appelées lune le Chesnet, lautre le port Beslier et la troisième Le Bournais , doivent 2 deniers de cens 25 sols et 2 chappons de rente.

« Macé Berrier et autres pour Laistre et appartenances de la Baussonniere, doivent 2 deniers de cens et 3 sols de rente.

« Lehoux et autres pour I vigne doivent 14 deniers de cens.

« Jacques Pousse et autres pour le lieu de la Chupprie, a Luceau, doivent 4 deniers de rente et 4 sols de cens.

« Marin Pichon et autres pour I vigne, doivent 3 sols 4 deniers de cens et 17 sols 6 deniers de rente.

SUR VAAS. 13

« Jacques Ribot et autres pour I pièce de terre uoiniuée le Grosohene , doivent 3 sols de cens.

« Adrien Chappin et autres pour l vigne, doivent 5 sols de cens, 30 sols et 2 poulies de rente.

« Ve Gervais Papin et autres pour \ pièce de terre sommée la Garotiere, doivent au jour de Nostre- Dame de septembre, 0 deniers de cens, 12 sols de rente et 1 ehappon.

« Matliurin Voisin et autres pour leurs maisons, jardins, cours, issues, sizes en la ville de Vaas, doivent au jour de Toussaint 12 sols de rente.

« Pierre Menant et autres pour leurs maisons et issues doivent 30 suis de rente.

« La ve Julien Boussard pour 1 tannerie et issues doit 6 sols de rente.

« Mme Louise Le Breton et autres pour leurs maisons, etc., joignant la diste tannerie, doivent 2 sols de rente.

« Mme Pierre Fouqueray pour jardin et tannerie prez les estables des Grands Moulins , doit 3 sols de rente.

« Innocent Cuillier et autres pour 1 pre prez la Bertiniere, doivent 20 sols de rente.

« Estienne Desré pour 1 pièce de terre appelée la Pertiers, doit 5 sols et 2 chappons de rente.

« La ve Jacques Groussin pour le lieu du Bois- Pelé, joignant le chemin de Vaas a Verne, doit 12 sols de rente.

ii RECHERCHES HISTORIQUES

« André du Bois pour terre, prez le moulin de Bacon et Montabon, doit 7 livres 10 sols de rente.

« Jean du Vau et autres pour le lieu et appartenances de la Feigne en la diste paroisse doivent

12 sols 6 deniers.

« Jean Houdin pour I vigne size à la Cour de Toussan doit 7 sols b' deniers de rente.

« Jean Poisson et autres pour le lieu de Legerie sis prez les choses du Tertre, doivent 20 sols et 2 chappons de rente.

« Le sieur de la Cour Denet sur une maison et jardin, sis en la diste ville de Vaas prez le moullin de Porrion, doit 30 sols de rente.

« Le curé de Yaas et autres pour leurs maisons, jardins, etc., joignant la rivière du Loir, doivent

13 sols de rente.

« René Esva et autres pour leurs maisons, cours, jardins et issues de Lecu de France doivent 30 sols de rente.

« Mathmïn du Pin pour 1 pièce de terre et maison de la Listre, sizes sur le chemin de Yaas a Luceau, doit 3 sols de rente et 1 septier de blé seigle.

« Louis Blanchard et autres pour le lieu et appartenances du Bois du Tertre, doivent 25 sols et 3 septiers de blé seigle.

« Aubin Hubert, pour maisons, jardins, cour et issues en la diste ville, doit au jour de St. -Jean- Baptiste 2 sols 6 deniers de rente.

SUR VAAS. 48

« Julien Guy et autres, pour Leurs jardins cour et issues, sur la Grande-Ruë de la ville de Vaas, doivent

5 sols de rente.

« Mathurin Boistard pour 1 pièce déterre en Luceau, sur le chemin de Vaas au Chasteau du Loir, doit 5 sols de rente.

« Ve du Mesny pour le pré sis en la pree de la Roche de Vaas doit, au jour de St. -Christophe

6 sols 8 deniers de rente.

« Les hoires Semçon Morier et autres pour le lieu de la Jassompiers, prez la Guibourgere, doivent au jour de Nostre-Dame de septembre 12 sols 6 deniers de rente.

« La ve Serpin et autres pour le pré Renard prez les choses de la Roche et delà cure de Vaas, doivent 10 sols de rente.

« Mathieu Bourdillau et autres pour le pré de la Chenet ou pré Moreau, doivent 3 sols 8 deniers de rente au jour de Nostre-Dame de septembre.

« Louis Blanchard et autres pour 4 vigne au Tertre de Villainnesprezla Tuffiere, doivent 12 sols 6 deniers de rente.

«La diste ve Pierre Papin pour terre et jardin, joignant le chemin de Vaas a la Roche, doit 5 sols de rente.

« Nicolas et Jacques Meliers pour Laistre Herillard autrement Laistre du Tertre et pour 1 pièce de terre, size au dessous des Mavierres aboutant a la

M» recherches historiques

cure de Vaas, doivent 12 sols 6 deniers et 30 boisseaux de seigle de rente.

« Pierre Levacher pour l pièce de terre dans là paroisse de St.-Pere, sur le chemin de St. -Christophe auChasteau du Loir doit 10 sols de rente.

« La ve Pierre Bardet et autres pour leurs maisons, vignes et terres dépendant du Petit - Fief , joignant le chemin de Vaas au Petit-Fief, doivent 20 sols de rente.

« Jean Mandroux sur le lieu de la Saulaie doit 38 sols de rente.

« Jacques et Francoys Le Picher et autres un septier de ble seigle assigne sur les lieux de la Pressoirrerie et Repuelleirie ou Repulcellerie doivent 20 sols de rente et 2 chappons.

« Mathurin Raguideau et autres pour le champ de la Croix aboutant au clos de la Pichardiere en Verne, doivent au jour de St. -Denis 8 sols de rente.

<( Flurimond Richardeau pour terre et bois sur le chemin de Verne a Vaas doit A sols de rente.

a La dame de Mangé pour 1 pièce de terre et bois dépendant de la diste terre faisant partie de son enclos doit o sols de rente. La diste dame outre le debvoir de reconnaissance pour son fief de Pairie re doit sur le lieu de Mangé 1 denier de cens.

« Les hoiers Hector Roussart et autres pour les lieux et appartenances de la Forge et Vauperrouv sisprez Le bourg de Verne doivent au jour de St. -De-

nis 20 sols de rente et 4 septiers de froment a la mesure de Maïet.

« Francoys Roullet et autres pour le lieu des Aulnes, a Verne , doivent 14 sols de rente, 6 boisseaux de froment a la mesure de Maïet.

« Jean Le Gueil et autres pour le lieu de Rocherrau doivent 3 livres de rente au jour de Toussaint.

« René Esva et autres pour maisons , jardin , etc., en la ville de Vaas aboutant aux fossez de la ville, doivent au jour de Toussaint 17 sols 6 deniers de rente.

« Nicolas Jouault et autres pour le lieu du Vivier, sis a Vaas , doivent 20 sols de rente.

« Pierre Hérissé sur sa maison de Vaas qui est sur la Grande-Rue doit 25 sols de rente.

« Pierre Jouanneau pour le lieu de Rougeron doit 60 sols de rente.

« La ve Jacques Dureau et autres sur leurs maisons de la ville de Vaas, joignant la Grande-Rue et le petit St. -Georges aux Grands-Moulins , doivent 4 livres de rente.

« La ve Jean Le Cueil sur ces héritages ci dessus confrontez doivent 100 sols de rente.

« Jean Pivard et autres pour le lieu de la Boisrie, doivent 2 septiers de froment mesure de Ghasteau du Loir.

« La grange et disme de Maïet doivent 1 septier de froment a la (liste mesure de Maïet au jour de Nosfcre Dame de septembre.

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