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LE MOUVEMENT DE L'EAU

DANS LES CANAUX DÉCOUVERTS

COMMnSAIBES

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Les ingénieurs qui s occupent du mouvement de Feau dans les canaux et les tuyaux de conduite ont , depuis assez longtemps déjà , reconnu que les formules déduites par Prony dun nombre restreint d* expériences faites dans des circonstances peu comparables n'étaient applicables qu* à certains cas.

D'une part, leur forme assez compliquée en rend l'application un peu . longue , malgré l'usage des tables calculées pour la faciliter, et , de l'autre , l'influence de la nature des parois, dont ces formules font abstraction, a été trop nettement constatée par les belles recherches de feu M. Darcy sur le mouvement de l'eau dans les tuyaux de conduite, pour qu'il ne fût pas devenu nécessaire d'entreprendre des études analogues pour reconnaître, s'il était possible, les loj^ de cette même influence sur le mouvement de l'eau dans les canaux.

VI RAPPORT

Aussi, dès Tannée i85^ , dans un rapport approuvé par l'Âcadéniie sur les premiers travaux de M. Darcy, relatifs aux tuyaux de conduite, avions-nous appelé Tintérêt de la Compagnie et la bienveillance du Gouvernement sur les recherches que ce savant ingénieur avait déjà entreprises et se proposait de poursuivre sur cette question.

Ni l'appui du Ministre des travaux publics , ni le concours d'ingénieurs habiles et dévoués h la science n ont manqué à M". Darcy. Les ressources nécessaires avaient été mises à sa disposition; M. Baumgarten, ingénieur en chef des ponts et chaussées, lui avait prêté laide d*unc longue expérience acquise dans les travaux du Rhin; M. Ritter, alors ingénieur ordinaire attaché au service hydraulique de la Côte-d*Or, l'avait assisté de son dévouement. Mais M. Darcy n'avait pas mesuré l'étendue de la tâche qu'il s'était imposée aux forces qui lui restaient après de longs travaux. D'une autre part, M. BaHamgarten et M. Ritter, appelés par les exigences du service à, d'autres destinations, avaient été séparés de M. Darcy en i856, au moment où, les préparatifs préliminaires étant achevés , les expériences allaient commencer.

Il était réservé à M. Bazin, que M. Darcy s'était adjoint dès cette époque, de le seconder d'abord, et plus tard, après sa mort si regrettable, survenue en i858, de réunir, de compléter et de discuter les 5 résultats dç tant de nombreuses et délicates expériences, et d'en dé- v^ duire, pour l'art de l'ingénieur, les conséquences importantes auxquelles elles conduisent.

Le travail dont nous avons à rendre compte à l'Académie est donc l'œuvre de plusieurs ingénieurs. Il a été conçu, organisé, commencé par M. Darcy, poursuivi sous sa direction jusqu'à sa mort; mais l'exécution d'une très-grande partie des expériences, la discussion de leurs résultats, ainsi que les déductions scientifiques qui en découlent, et qui sont exposées dans le Mémoire de M. Bazin avec une remarquable lucidité, doivent être considérées comme appartenant en propre à cet ingénieur.

Le Mémoire que M. Bazin soumet au jugement de l'Académie est partagé en quatre sections principales ayant pour objet :

i"" Les expériences sur les canaux à régime uniforme;

2'' Les expériences sur la distribution des vitesses dans les courants;

3° Les expériences sur le mouvement varié ;

k** Les expériences sur le mouvement des ondes.

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A L'ACADÉMIE DES SCIENCES. - vu

L'étendue considérable de ces recherches, qui sont contenues et discutées dans quatre volumes manuscrits in-folio, accompagnés de quarante planchés parfaitement exécutées par M. Chapuis, conducteur des Ponts et Chaussées, nous a obligés à en partager Fexamen entre deux membres de la Commission , qui ont Thonneur de soumettre à TAcadémie les rapports partiels dont nous allons lui faire connaître le premier, principalement relatif au mouvement de Teau dans les canaux à régime uniforme.

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