‹ Recherches hydrauliques enterprisesChapitre 266 sur 282 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

DAIS LAQUKU.B L*ORI>l K*A VAS ttiwMldÀ.

IKBICATIOK

das aapaeas pareonnis.

Du point n" 1 au n* 5.

Du point n* 3 |iu n** 10.

Du point n* 8 au n* i o.

Du point n* 7 au n* 10.

Du point n* 9 au n* i o.

Idem, ••

Tivrs

corraapondanta

d'après le calcul.

ÏOO',1

d'après

l'expMeDca.

On voit d'après ces chifiGres qu'il y a accord entre les résultats de l'observation et ceux du calcul toutes les fois que l'onde ne déferle pas, et qu'au contraire les vitesses calculées se trouvent trop petites dès qu'il y a déferlement.

Il n'est pas possible d'appliquer à ces expériences la formule (5),

puisqu elle suppose que le niveau de Teau du remous reste à peu près invariable ; toutefois , si Ton considère seulement ia partie du canal comprise entre les points d'observation n* i et 3, c'est-àdire celle qui est la plus rapprochée des portes, il est clair que l'influence de la pente et de l'élévation progressive du remous y sera encore peu importante, et que l'on peut y appliquer la formule (5). On obtient ainsi les résultats suivants :

NDuinos

TEMPS EMPLOYÉ PAR LE REMOUS à franchir l'espace de 4o'*.d5

des

BXPéllBXCIS.

comprit entre les points d'observation n" i et 3

d'à pris le caIcuI.

d'âpre l'expérieBce.

ho\n

6 his

Si l'on excepte l'expérience xf i , on voit donc que cette formule est encore applicable sans grande erreur.

52. Remarquons en passant qu'il existe entre les deux expériences n°" 6 et 6 his une* difierence assez sensible. Dans la première , la hauteur de l'onde initiale et sa vitesse sont un peu plus petites que dans la seconde. Le phénomène ne se reproduit donc pas toujours identiquement; ces différences paraissent provenir des circonstances initiales qui accompagnent la suspension de l'écoulement. Lorsque l'on abandonne au courant les deux portes destinées à fermer la rigole , il est presque impossible qu elles se ferment parfaitement en même temps. La suppression de l'écoulement n'est donc pas toujours instantanée et s'opère dans certains cas en deux instants distincts et séparés par un intervalle de temps de quelques dixièmes de seconde. On conçoit que ia hauteur de la première onde, qui s'élève contre les portes pour se

propager ensuite vers Tainont, peut se trouver un peu modifiée par ces circonstances. Les formules à Taide desquelles on cherche à représenter son mouvement devraient donc renfermer une trace de cette hauteur initiale; mais la question aind posée se compliquerait beaucoup, et les éléments dont nous pouvons disposer sont complètement insufiBsants pour pouvoir la résoudre.

53. Nous allons exposer maintenant les expériences faites sur les rigoles du canal de Bourgogne; ces expériences sont au nombre de deux, exécutées, Tune sur la rigole de Chazilly et l'autre sur celle de Grosbois.

On s'est encore servi, pour arrêter Técoulement, de portes se fermant sous l'impulsion du courant. Ces portes ont été placées sur la rigole de Chazilly immédiatement en amont de la partie murée du Tillot, et sur la rigole de Grosbois au pont de Veucher (pi. IV, fig. 3 et 4). La pente des rigoles était de o",ooi environ par mètre pour celle de Chazilly, et de o°*,ooo4 par mètre pour celle de Grosbois. Leur section transversale était un trapèze.

Il n'était plus possible de suivre de l'œil la propagation du remous, qui n'était plus sensible à la surface du courant. On a donc placé de distance en distance des observateurs chargés de lire tous à la fois la hauteur de Teau sur des échelles disposées à cet effet. Ces observateurs étaient espacés de la manière suivante :

Ex|^riences

sur

les rigoles

du canal

de

Bourgogne

en 1869.

RIGOLE DE CHAZILLY.

i" Observateur a 4o mètres en amont des portes.

a* Observateur à 109 mètres en amont du précédent, soit à i^g"" des portes.

3* Observateur à 100 idem s^Q*"

4* Observateur à 100 idem 349"

5' Observateur à 100 idem 449"

6" Observateur à 1 00 idem , 549"

7* Observateur à 100 idem 649""

RIGOLE DE GROSBOIS

1 " Observalear immédialement en amont des portes.

a' Observateur à 77'",6o en amont du précédent.

3* Observateur à i oo mètres en amont du précédent , soit à 17 7",6o des portes .

4* Observateur à 100 idem 277"»6o

5* Observateur à gS'.Go idem 376",ao

6' Observateur à loi^.Ao idem 477'",6o

7* Observateur à 4i 5",3o idem 89a",90

8* Observateur a aag^.ao idem i,iaa",io

9* Observateur à 2bb'',bo idem i,377",6o

10* Observateur à ai4" idem i,59i",6o

1 1* Observateur à a75'",io idem i,866",70

Sur la rigole de Chazilly, les - observateurs les plus éloignés n^'étant séparés que par un intervalle de 600 mètres, le signal des observations simultanées était donné par le son d'une corne qui pouvait être entendu par tous à la fois. Sur la rigole de Grosbois, les distances étant plus considérables, ce procédé n'était plus applicable; chaque observateur a été muni d'une montre soigneusement réglée. Les hauteurs de Teau ont toujours été notées de minute en minute; mais, aGn de ne pas donner aux tableaux suivants un trop grand développement, nous n'inscrirons ces hauteurs qu'à des intervalles plus éloignés, en supprimant les indications intermédiaires lorsqu'elles ne varient que lentement. Ces tableaux donnent pour chaque observateur la hauteur de l'eau au-dessus de son niveau mesuré avant le commencement de l'expérience.

L'opération était conduite de la manière suivante : à une heure parfaitement convenue d'avance on fermait les portes de manière à suspendre complètement Técoulement; à partir de ce moment, tous les observateurs notaient de minute en minute la hauteur de l'eau. On laissait les portes fermées jusqu'à ce que l'eau fût sur le point de déborder par-dessus les levées de la rigole; puis on ouvrait; l'eau accumulée s'écoulait rapidement; mais on continuait l'observation des hauteurs jusqu'à ce qu'elle fût revenue à peu près à son niveau primitif. Chaque expérience comprenait

deux périodes distinctes ; pendant la première , Teau s'accumulait et le remous se propageait graduellement vers Tamont ; pendant la deuxième, le phénomène inverse avait lieu, et l'abaissement produit par le rétablissement subit de Técoulement se propageait de même vers Tamont, jusqu à ce que le régime primitif du courant fût à peu près rétabli. L'examen des tableaux suppléera, du reste, à ce que ces observations pourront présenter d'incomplet.

(6 et 19 aoât iSSg.)

RIGOLE DE GHAZILLY.

IXPiniEIfGB N* I .

TEMPS

àcovti

depnis

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