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EXPÉRIBNCES PRATIQUES SUR LES RIGOLES DU CANAL DE BOURGOGNE

Les expériences pratiques sur les rigoles du canal de Bourgogne sont assez nombreuses et forment dix-neuf séries, savoir :

1 ^ Expériences sur la figole de décharge du réservoir de Grosbois, deux séries (n^ 3a et 33);

2^ Expériences sur la rigole de décharge du bief n^ 52, deux séries (n°* 34 et 35);

3^ Expériences sur les rigoles de Cbazilly et Grosbois , quinze séries (n®* 36 à 5o).

i" EXPÉRIENCES SUR LK RIGOLE DB DÉCHARGE DU RÉSERVOIR DE GROSBOTS.

25. Cette rigole, destinée à conduire dans la Brenne Texcédant des eaux que reçoit le réservoir lorsqu^il est plein, lest construite en moellons piqués, rejointoyés en ciment. Elle a i°',8ode largeur au fond, et les côtés, presque verticaux, n^ont qu'un fruit de ^. La paroi était très-régulière, bien que quelques joints fussent dégradés ; le fond était en outre recouvert d'un léger dépôt limo* neux très-adhérent, qui s'est maintenu quoique la vitesse d'écoulément fût extrêmement grande.

L'eau a été tirée du réservoir de Grosbois à l'aide de quatre orifices carrés en tôle de o",5o de côté, débitant chacun o^^.'jà^. La pente de la rigole est de o"', i o i par mètre dans la partie supérieure, et de o"',o37 dans la partie inférieure. (Voir pi. XIII, lig. I.)

EXPÉRIENCES StFR LA RIGOLE DE DÉCHARGE DU RéSERVOIll DE GROSBOIS.

Pente de o'.ioi et o",o37 par in^re.

(se mat 1857.}

si

DEBIT

PBITB OB 0,101.

PBITB DE 0,037. B

par aBcoaoB

Rayon moyan

Yitaaaa moyanoe

Valanr du coefficiant

Rayon moyen

Vitaaae moyenne

Valeur du co«£Rcient

RI

RI

met. cnb.

met.

nH.

met.

met.

o,ooo63o

o,ooo55o

o.aoi7

o,opo455

Ces expériences sont remarquables par les grandes vitesses observées, vitesses qui dépassent probablenaent toutes celles qui ont été expérimentées jusqu'à ce jour. La vitesse à la surface a été jusqu'à 9°*, 16 par seconde sur la pente de 0,101. U eût été intéressant de Taugmenter encore en augmentant le débit, ce que les moyens d'alimentation dont on disposait permettaient de faire facilement; malheureusement on a été contraint de ne pas dépasser le débit de 3 mètres cubes par seconde , afin de ne pas faire déborder la petite rivière dans laquelle s'écoulent les eaux de la rigole.

26. La comparaison des résultats obtenus sur les deux pentes confirme complètement ce que nous avons déjà vu dans le chapitre premier sur la variation des coefficients des formules d'interpolation avec la pente. En effet, les formules auxquelles conduisent les deux séries précédentes sont :

RI .0 . o,oooo4o

Pente de 0,101

pzzro, 000809 +

RI

0,001875 îï

Pente de 0,087

RI un , o,oooo53 T7i = o,ooo256H — —^

RI /• / , 0,001 348 jjî = 0,00016/1 H jj

Comparaison

des rësaluts

précédents

avec ceux qu'avait

obtenus

M. Baumgarten

sur le canal

de MarseiHe.

RI

Dans les formules ( i ) et (3) où jp est exprimé en fonction de R,

le terme constant augmente avec la pente , tandis que le terme divisé par R diminue, ainsi que nous avons déjà eu occasion de le constater.

Les formules (2) et (4) présentent de plus cette particularité remarquable, que le coefficient du terme divisé par U est extrêmement grand. La paroi en maçonnerie offrait à peu près le même degré de résistance que la paroi revêtue de petit gravier (série n® 4) dont les formules d^interpolation sont (voir cbap. i) :

^ ^ ^^^îioA I o,oooq4o =r,=z: 0,000020 H g

RI

Si le coefficient du terme divisé par U n'augmentait pas avec la pente, les séries n^ 32 et 33 auraient dû donner, pour ce coefficient, des valeurs peu différentes de o,ooo4ti; mais on a trouvé 0,001 348 pour là pente de 0,037, et 0,001*876 pour celle de 0,101 ; on voit donc, par ce nouvel exemple, que ce coefficient augmente indéfiniment avec la pente.

27. Il est intéressant de comparer à ces expériences celles que M. Baumgarten a faites sur le canal de Marseille. (Voir série n? 1, expér. n^ 2, 3, 4 et 6.)

Nous ferons cette comparaison en calculant, pour chacune de ces quatre dernières, la valeur de A à Faide des formules (1), (2) (3) et (4); en substituant dans ces formules les valeurs expérimentales de R et de U , il vient :

■ Ùm

VAI^RURS DE !3

d'asi^ l'«xpwi«ace.

d'âpre la formule (i).

d'Bpri* U formule (3).

d'aprit d'après !• formule (3). la formule (4).

o,ooo534

o,ooo548

o,ooo466

o,ooo5oa

0,000 iô3 o,ooo464

0,0006 5 3 o»ooi02a o,ooo(|A6

o,ooo558 o,ooo48i

Malgré leur dissemblance apparente , les formules ( i ) et (3 ) conduisent à des valeurs de A presque égales. Ces valeurs sont un peu inférieures à celles qu'avait obtenues M. Baumgarteu; celte différence peut s'expliquer en remarquant que les petits canaux en maçonnerie, sur lesquels a opéré M. Baumgarten, offraient vraisemblablement plus de résistance à l'écoulement que la rigole de décharge du réservoir de Grosbois, qui est construite avec une très-grande régularité. Les valeurs calculées en fonction de U, à l'aide des formules (2) et (4), sont au contraire très-divergentes et plus fortes que les valeurs expérimentales, qu'elles surpassent quelquefois de plus des deux tiers. La formule (2) donne en effet,

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