Le rapport -^ devient également constant dans les tuyaux
de eonduite lorsque la vitesse d^écoulement est très-faible.
« Il paraîtrait» dit M. Darcy, lorsqu'il s^agit de vitesses très-faibles a obtenues dans des tuyaux de petit diamètre, que ces vitesses
« croîtraient proportionnellement aux pentes mais, à partir
« des vitesses de o"", i o à o% i s par seconde, cette loi paraît s'ar- « réter; de plus elle siemble disparaître entièrement dans les con- « duites recouvertes de dépôts ^ »
Les expériences desquelles M. Darcy a tiré cette conclusion sont les suivantes.
VITESSES
Expérieoces sur un tuyau en fer étiré de o",o i a a dei o»o344
diamëtre ! 0,0718
An A
Expériences sur un tuyau en fer étiré de o^'^oiôSl ^'^
de diamètre.. i ^'^*^*
Bxpérienoes sur une conduite en tôle et bitume { o,o3oo de o'iOaôS de diamëtre. ; } 0,0910
PENTES
0,0008 5 0,00184 o,oo3o4
Moyenne • •
o,oooa5 o,ooo55
Moyenne. .
Moyenne . .
VALEUR
j>n RArroBT
RI
0,000075 0,000089 0,000082 0,000076 o,oooo85
La plus grande des vitesses comprises dans ce tableau est
' Recherchée expérimentalet relatives ùu mouvement de teau dans les tayaux , 1857, p. 76 et 210.
o"*,! 17. Pour des vitesses supérieures, le rapport ^ augmente
rapidement, tandis que dans un canal découvert il peut rester constant pour des vitesses beaucoup plus grandes si la section est petite.
Mais il faut remarquer que Tanalogie entre les deux ordres de phénomènes n^est qu^apparente. Dans le tuyau , le rayon R est constant et la pente I croît avec le débit; dans le canal découvert, au contraire, I est constant, et c'est R qui augmente avec le débit. La vitesse est donc proportionnelle à I dans le premier cas et à R dans le second.
23. Les expériences sur le petit canal en bois de o™, 1 o de largeur ne peuvent être comparées d'une manière précise aux autres expériences sur des parois en planches. Ce petit canal était, en effet, très-uni, et présentait un degré de poli comparable à celui d'un enduit en ciment très-régulier; il avait été creusé dans quatre pièces de sapin de 4 à 5 mètres de longueur, assemblées bout à bout , de telle sorte qu'il n'existait que trois joints sur toute sa longueur, circonstance qui contribuait encore à diminuer la résistance à l'écoulement. Nous terminerons ici ce qui concerne ces expériences, et nous résumerons en peu de mots les résultats contenus dans ce chapitre.
24. La figure du profil transversal d'un canal ne paraît pas exercer une influence importante sur l'écoulement, c'est-à-dire que si l'on considère dés canaux de formes difierentes, mais construits avec une même nature de paroi, ils débiteront à peu près le même volume d'eau lorsque R et 1 seront les mêmes. Toutefois îl existe une différence marquée à Tavantage des canaux dont le profil, complètement curviligne, ne présente aucun angle; dans ce cas , le débit peut surpasser de près d'un dixième celui que l'on obtiendrait dans une section de forme polygonale. Les profils curvilignes réguliers se rencontrant assez rarement, on pourra en général ne pas tenir compte , dans la pratique , de la forme de la section.
Dans le cas particulier où la section est très- petite, le rap-
RI
port -Tj devient constant pour un même canal , c'est-à-dire qu^alors
la vitesse U est simplement pi*oportionnelle à R. Des sections aussi petites que celles qui ont Fait Tobjet des séries n^ 28, 29, 3o et 3i , ne se rencontrent, il est vrai, presque jamais dans les applications, et ces expériences ne présentent qu'un intérêt purement théorique.