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EXPÉRIENCES SUR LES RIGOLES DE GHAZILLY ET DE GROSBOIS

29. Ces rigoles, qui conduisent au bief de partage du canal de Bourgogne les eaux des réservoirs de Chazilly et Grosbois, ont un développement considérable. La première a en effet près de 8 kilomètres, et la deuxième 1 5 kilomètres de longueur. On a opéré sur ces deux rigoles en faisant couler dans chacune d'elles quatre volumes d'eau différents, et pour chacun de ces quatre débits on a relevé exactement le profil en long de la surface du courant et des profils en travers régulièrement espacés de i oo mètres.

L'eau était tirée des réservoirs de Chazilly et Grosbois. La détermination exacte des débits a donné lieu à des opérations assez

compliquées dont on trouvera le détail dans la note C placée à la fin de l'ouvrage.

Le volume d'eau fourni par chacun des réservoirs est jaugé à l'extrémité amont de sa rigole à Taide d'un déversoir de i™,5o de largeur. (Voir pi. XIV, fig. 2 et 3.) Ce déversoir, formé par des poutrelles de o™,o8 d'équarrissage , est placé dans un canal en maçonnerie qui a environ 3 mètres de largeur. La contraction latérale n'est donc pas complète comme dans les expériences de MM. Poncelet et Lesbros ; elle n'est pas non plus tout à fait nulle comme dans les barrages types de M. Boileau^ Les coefficients déterminés par ces expérimentateurs pour ces deux cas extrêmes n'étant pas applicables, il fallait recourir k des opérations de tarage spéciales. Ces opérations, exécutées dans la rigole murée pllacée à la suite du déversoir de Grosbois, ont conduit aux valeurs suivantes des débits :

NUMÉROS des txpéri«no«.

DÉBITS A L*ÂMONT . 1

de la rigolo M

OB CnAlILLT.

DB GKOSBOIt.

30. Les pertes par infiltrsftion étaient négligeables dans la rigole de Grosbois; ouverte dans un terrain argileux, revêtue sur beaucoup de points de chapes en béton , cette rigole est de plus constiniite en maçonnerie sur près de la moitié de la longueur soumise à l'expérience. (Voir pi. XV.)

Il existait seulement à l'aval de la tranchée de Soussey une

' Traité de fa mesare des eaux courantes, 1 854.

iS.

prise d'eau dérivant un petit volume d'eau pour les besoins du village de Soussey ; en le déduisant du débit total, on a, pour le débit en aval de ce point , les valeurs suivantes :

des piperiiinces.

DÉBIT

KW AMORT DB LA PKIIB D'BAU de'SoosMy.

VOLUME D'EâU

DBBIvi PAB LA MISB D*BA0

d« SouMey.

DIFFÉRENCE on dttbit

BM AVAL DB LA TBIIB O'BAU

de SooMfT.

(Séries D»47>i8, 49 et 5o.}

o,os4

Les pertes dans la rigole de Chazilly étaient- plus importantes et ne pouvaient être négligées. On a vu plus haut quel était le débit à Textrémité amont de cette rigole. Un déversoir de jaugeage dont les dispositions sont indiquées (pi. XIV, fig. ^ et 5), a permis de le déterminer également à l'extrémité aval, à l'aide d'expériences de tarage spéciales exécutées dans la partie murée dite •du Roussot. Le débit était ainsi connu aux deux extrémités de la rigole. On Ta mesuré aussi à l'aide du tube jaugeur vers le milieu de sa longueur totale dans la partie murée du Tillot. Les résultats de ces trois opérations sont réunis dans le tableau suivant :

NUMÉROS

DÉBit

À L'BXTBillITB AkOlT

DÉBIT

l>A>S LA PABTIB MVbAb

DÉBIT

À L'BITlilItTi AVAL

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