PERTE TOTALE
DAWt LB PABCOVBS
dos expérience*.
de là rigole.
du Tillot.
de U rigole.
de le rigole.
o,io4
Ces pertes sont très-appréciabies : elles se répartissent d'une n)anière assez îrrégulière entre les deux sections de la rigole; elles varient en effet beaucoup suivant que l'eau, en s' élevant, vient à recouvrir des parties plus ou moins perméables des talus.
Connaissant le débit en trois points, il a été facile de le déterminer, pour les points intermédiaires, en supposant les pertes à peu près uniformément réparties dans chaque intervalle.
On a obtenu ainsi, pour chacune des huit séries, n** 36 à 43, les débits suivants :
vrmànoê d— espériencet.
SÉRIE >• 36
SÉRIE
SÉRIE «•38
SÉRIE
SÉRIE
/ SÉRIE «• 4a.
SÉRIE ■• 43
31. En raison de la grande longueur des deux rigoles, il a été possible de les partager en un certain nombre de sections, qui forment Tobjet d'autant de séries distinctes d'expériences. Ces sections, choisies dans les parties les plus régulières, sont au nombre de quinze.
RIGOLE DE CHAZILLY.
1" SECTION, série n'.36. (Voir pi. XIV, fig. 6.) — Rigole en terre. Le fond et les talus étaient recouverts d'herbes sur beaucoup de poinis.
2* SECTION, série n* Sy. (Voir pi. XIV, fig. 7.) — Rigole en lerre. Terrain pierreux, mais peu d'herbes sur les parois.
3* SECTION, série n* 38. (Voir pi. XIV, fig. 8.) — Rigole en terre dans des conditions analogues à celles de la section précédente. Le terrain était toutefois plus pierreux.
it SECTION, série n* 39. (Voir pi. XIV, fig. 9.) — Rigole en maçonnerie du Tillot. Section extrêmement régulière; les parois sont formées par des moellons de grand échantillon piqués avec soin et pouvant être assimilés à de la pierre de taille.
5* SECTION, série n* 4o. (Voir pi. XIV, fig. lo.) -*- Rigole ouverle dans un terrain rocheux, Tun des talus était défendu par des enrochements; trés-peu d'herbes.
6* SECTION, série n* 4i* (Voir pi. XIV, fig. 1 1.) — Rigole en terre dans des conditions analogues à celles de la a* section.
7* SECTION, série n* 43- (Voir pi. XIV, fig. 12.) — Rigole murée du Roussot. Le fond est en terre; la paroi droite est formée par un mur presque vertical en maçonnerie à mortier; la paroi gauche par un perré à pierres sèches plus incliné ; pas d*herbc8.
8' SECTION, série n* 43. (Voir pi. XIV, fig. i3.) — Rigole en terre; fond et talus en partie couverts d'herbes comme pour la 1'* section.
RIGOLE DE GROSBOIS
J" SECTION, série n* 44. (Voir pi. XV, fig. a.) — Rigole murée de Grosbois. Le parement est en maçonnerie; quelques joints dégradés çà et là; des pierrailles et de la vase recouvraient le fond sur quelques points; pas d*herbes.
2' SECTION, série n"* 45. (Voir pi. XV, fig. 3) — Rigole souterraine de Soussey. Parement en maçonnerie à mortier plus régulier que celui de la section précédente. Les joints ne sont pas dégradés; aucun dépôt n existe dans la rigole.
3* SECTION, série n* 46. (Voir pi. XV, fig. 4-) — Rigole en maçonnerie de Soussey. Cette rigole est tout à fait dans les mêmes conditions que la i** section.
k* SECTION, série n* 47. (Voir pi. XV, fig. 5.) — Rigole en terre. Fond et talus vaseux couverts d'herbes sur quelques points.
5* SECTION, série n* 48. (Voir pi. XV, fig. 6.) — Rigole en terre dans les mêmes conditions que la précédente.
6* SECTION, série n* 49. (Voir pi. XV, fig. 7.] — Rigole en terre. Fond et talus vaseux, mais fort réguliers et complètement dépourvus d'herbes.
7* SECTION, série n* 5o. (Voir pi. XV, fig. 8.) — Rigole en terre dans des conditions analogues à celles des 4* et 5* sections.
Les deux rigoles étaient en bon état d'entretien à Tépoque des expériences; elles sont assez sinueuses; ces sinuosités sont plus multipliées dans celle de Grosbois que dans celle de Cbazilly : mais les rayons des courbes de raccordement sont partout assez grands pour qu^il n'y ait pas de changement brusque dans la di-. rection du courant. La section transversale est fort régulière dans la rigole de Cbazilly; elle Tétait un peu moins dans celle de Grosbois où le terrain plus argileux offre moins de consistance.
£XP£BIENCE8 SUR LES RIGOLES DE CHAZILLY ET GROSBOIS.
(Juillet et août 1859.)
NUMÉROS
PENTE
RAYON
VITESSE
VALEUR
des
PAB Màru
MOTBIf
■OTBimi
BV COBrPlCIIIT
RI
•ipiriences.
1 1 RIGOLE DE GHAZILLY (4, 9, n » la kott 1869).
siRlB N* 36.
met.
met
o,oo3o53
o,ooo633
o,ooo64â
o,ooo858
o,36oi
o,ooia43
oMl
0,00 i3oo
o,ooo3a9
j,ao5
o,oooa66
SÉRIE N* 4o.
SÉRIE N* 4l.
o,ooo4d5
o,ooo455
o,ooo44i
NOMÊROS
DÉBIT
PENTE
VITESSE
VALEUR
expériences.
PAB SECONDE
PAS NÀTM
MOTBII
MOTSmil
ou coirriaiMT
SÉRIE n"* 42.
met.
mit.
o,ooo525
o,6ào
o,uoo45o
SKRIB n"* 43.
o,oCo42o
o,ooo45o
KIGOL
E DE GROSBOIS (i3, 16, 19 bt ai juillet 1859).
SÉRIE n" 4â.
o,ooo3oo
o,ooo8i4
o,ooo35o
o,daoi
o,oou556
o,ooo33o
o,ooo3oo
o,ooo356
o,ooo3o5
o,ooo56i
o,ooo3o8
o,ooo362
o,ooo358
o,ooo648
o,ooo683
o,ooo683
o,ooo436
o,ogoâ64
o,ooa458
o,ooo45o
NUMinos
DÉBIT
PENTE
VITESSE
VALEUR
de*
PAB «ICOIDE
tÀM HiTBI
■OTBV
MOTHBB
tm coBrrxciBBT RI
exp^rieaeef.
SÉBIE M* 46.
met.
mit.
mil.
o,ooo555
o,3oo5
o,ooo555
o,oooS25
0,00 io83
o,ooo5 1 5
sé:iviE N* 49.
o,ooo25o
0,00 ioo5
o,4oi3
SÉRIE N* 5o.
o,ooo3io
o,ooo33o
o,ooo33o
0,00 1 oo5
32. Les résultats de ces expériences sont très-variés, et sont loin d'offrir la régularité de ceux qui ont été obtenus sur des canaux construits spécialement pour des recherches expérimentales. Un canal en terre, avec quelque soin qu'il ait d'ailleurs été établi, offre de nombreuses irrégularités; le profil en long de la surface, au lieu de présenter une pente régulière , est toujours sensiblement ondulé, et se modifie même un peu d'un jour à l'autre, suivant les petits changements qui s'opèrent sans cesse dans l'état du lit^
^ On voit, à rinspectîon des tableaux précédents, qu*au lieu de rester constante pour toutes les expériences d*une même série, la pente superficielle du courant varie un peu avec le débit : le régime n'était donc jamais rigoureusement uniforme comme dans les canaux d*expérience : néanmoins , nous n*avons pas tenu compte du terme qui, dans la formule du mouvement varié, dépend de la variation des vitesses moyennes : fintroduction' de cet élément dans les calculs n'aurait pas modffié leurs résultats d'une manière appréciable.
C'est donc en quelque sorte un état mobile qu*il s'agit de saisir, et si l'on songe, en outre, à la difficulté d'apprécier exactement la section moyenne d'un canal en terre, il est facile de comprendre que l'on doit s'attendre à des anomalies notables. Nous en signalerons, dès maintenant, une qui se reproduit dans les séries n*^ 37, 38, 47» 48, 49 et 5o, et dont il est possible d'assigner la cause probable. Cette anomalie consiste en ce que la valeur de A, pour l'expérience n° 2 , au lieu d'être supérieure à celle qui répond à l'expérience n^ 3^ lui est au contraire un peu inférieure. Ce fait peut s'expliquer de la manière suivante : les rigoles de Chazilly et Grosbois débitent assez raremenfpour l'alimentation du canal un volume supérieur à celui de l'expérience n^ 2 (o"^,6o à o'^,70 par seconde); le niveau le plus habituel de l'eau se trouve même marqué dans plusieurs parties de ces rigoles par de légères corrosions qui sont appréciables sur quelques profils de la planche XV (voir fig. 7 et 8). La partie des talus qui se trouve au-dessus de ce niveau ordinaire, et qui est presque toujours à sec, est généralement couverte d'herbes; c'est sans doute le petit accroissement de résistance produit par la présence de cette vé-
, m • • RI
gétation qui s'oppose à la diminution du coefficient 7^ lorsque le
niveau de l'eau s'élève en passant de l'expérience n** 2 à l'expérience n® 3.
Liaoïen 33. Nous allous maintenant passer en revue les résultats de
comparatif . . ; • i^ r • i < i •
des eijK^riences ces qumze séries d expériences, en rapprochant dans un môme
groupe celles qui se rapportent à des natures analogues de paroi. 1^ Parois unies en maçonnerie pouvant être assimilées à uùe paroi en pierre de taille (rigole murée du Tillot, série n*^ 39).
Ces expériences peuvent être rapprochées de celles de M. Baumgarten sur le pont aqueduc de Crau, dont la cuvette est en pierre de taille (série n® i , expérience n** 2); elles s'accordent assez bien; on a en effet :
prëc^clenles.
Rigole murée du TiUol. . i Série n'Sg. expér. n* ,
( ItUm, expér. n* 4 t'ont aqueduc àe Crau. . . . | Série n* 1, eipér. n* a | A = 0,000a 1 1 { R»sO*,&4i
A = o,ooo3a9 A «= o,oooa66
R^o^iaA R=o-,a3A
2^ Parois en maçonnerie moins unies (séries n^^ 44* 45 et 46).
La série n® 45 (rigole souterraine de Soussey) fournit des valeurs de A moindres que celles des detix autres séries; il était facile de le prévoir d'après ce que nous avons dit plus haut de Tétat de ces rigoles. Ces valeurs s'accordent, du reste, d'une manière satisfaisante avec celles qui ont été obtenues sur la rigole de décharge du réservoir de Grosbois (séries n~ 32 et 33).
Rigole de décharge da ré-( Série n* 32, expér. n* A A = o,ooo^g3 R = o'",202 Mrvofr de Grosbois ( Série n* 33, expér. u* 4 A = o,ooo455 R=o'",a6o
Rigole souterraine de Sous-( Série n*il5 , expér. n* a A :» o,ooo36a R=o'°,39& sey , \ Idem, expér. n* ii A = 0,000297 R=o'",487
Les séries n" 44 et 46 conduisent à des valeurs de A notablement plus élevées, surtout pour les petites valeurs de R; cette différence s'explique par les dépôts de vase et les pierrailles qui recouvraient le fond.
3" Parois nïixtes en maçonnerie et en terre (rigole murée du Roussot, série n^ 4 a)- Cette série fournit, ainsi que l'on pouvait s y attendre, des résultats intermédiaires entre ceux des précédentes et ceux qui se rapportent aux parois en terre proprement dites.
4° Parois en terre présentant une résistance ordinaire et peu ou pas de végétation (séries n^ 87, 4if 4?^ 4&9 49 et 5o).
Les résultats de ces six séries ne sont pas très-différents.
DESIGNATION
Série n* Ag. .
Série D** 5o . .
BipéaincB M* I.
0,001 633 0,001647 0,009 45 8 0*001946 0,001 oo5 0,001697
VALEURS DE A
BxréiitBirGi K* s.
BXpAbIBIICB I* 3. BZpiBIBBCB M* 4*
0,00 io83 0,000682 0,001064
0,001079 0,001090 0,000976 0,000948 0,000749 0,00 lOoS
Le rayon moyen R variant très-^peu d'une série à Tautre, si Ton
fait la moyenne des valeurs de A dans chacune des colonnes verticales de ce tableau et celle des valeurs de R correspondantes, on a (en excluant la valeur o^oa458 qui paraît être une anomalie) :
A = 0,00 1 566 pour R = o",3o5 A = 0,001029 pour R=o ,4o6 A = 0,001078 pour R=o ,476 A =0,000976 pour R=o ,5a5
La 2^ et la 3^ valeur de A présentent une anomalie dont nous avons déjà fait connaître plus haut Texplication probable. Il est à remarquer que ces résultats se rapprochent beaucoup de ceux de la série n** 34 (rigole de déchaîne du bief n® Sa, perré recouvert de mousse). On avait obtenu, en effet, dans cette dernière rigole:
A = 0,001 674 pour R = o",33 1 A = 0,001277 pour R:=o ,4aa A =3 0,001 1 1 1 pour R= o ,483 A s== 0,001 oo3 pour R <= o ,5i6
5^ Parois en terre présentant une résistance plus considérable que les précédentes. (Parois recouvertes d'herbes, terrain rocheux; séries n** 36, 38, ko et 43.) Les trois séries n"' 36, 38 et 43 conduisent à des résultats assez concordants, savoir:
DÉSIGNATION des
•éMBS.
VALEUR
BXPiRIBVCB %* a.