CHAPITRE II
EXPERIENCES SUR LE MOUVEMENT VARlE.
Ce chapitre sera consacré à la discussion de quelques expériences sur le mouvement varié. Nous distinguerons, comme dans
le chapitre précédent, deux cas, suivant que — r- est inférieur ou
supérieur à lunité.
l"* GOURANTS DANS LESQUELS — r" EST INFERIEUR k L*UN1TÉ ET OÙ LE RESSAUT NE PEUT SE PRODUIRE.
12. Nous disposons pour ce cas de six séries d'expériences : trois concernent le remou de gonflement et les trois autres le remou d'abaissement. Les premières (n** 78, 79 et 80) ont été exécutées sur les canaux qui avaient servi aux expériences des séries n" 12, 1 5 et 16 (voir IP partie, chap. i). Des barrages établis pour les séries n*" 78 et 79 à 429 mètres, et pour la série n® 80 à 200 mètres de l'origine de la rigole, retenaient l'eau de manière à donner naissance au remou de gonflement ( voir planches XXV et XXVI). Quant aux trois séries qui se rapportent au cas du remou d'abaissement, eUes ont eu lieu, la première (n® 81), dans le même canal que la série n** 79, en remplaçant le barrage par une chute brusque (planche XXV), la deuxième (n*' 82), dans un canal en planches à fond horizontal (pi. XXVI), la troisième (n® 83), dans l'aqueduc de ceinture de Paris (pi. XXVI), dont le fond est presque horizontal sur 4 kilomètres de longueur. Les expériences sur l'aqueduc de ceinture ont été faites en avril 1 85 7, par M. l'ingénieur en chef Belgrand , à la prière de M. Darcy. Tous les orifices d'écoulement qui existent sur le parcours de
Taqueduc étant fermés, et le niveau de Teau dans le réservoir de Monceaux étant abaissé au-dessous du radier de manière à ne produire aucun remou, on a laissé le régime permanent s'établir, et on a relevé ensuite le profil en long de la surface du courant. On avait opéré avec quatre débits différents : malheureusement une fausse manœuvre, faite par Tun des opérateurs, jette quelque doute sur l'exactitude des trois premières opérations, et nous n'avons.cru devoir conserver que les résultats de la dernière : c'est celle qui a été faite avec le plus grand débit, o"^,766 par seconde; la hauteur de Teau a été mesurée à trois reprises différentes; un intervalle de 4o minutes s'est écoulé entre la première et la deraière constatation, qui ne présentent que des différences insignifiantes; la permanence du régime est donc assurée.
Le nivellement complet de la surface du courant dans chaque expérieace occuperait ici trop d'espace; on le trouvera dans l'Appendice. Nous nous bornerons, dans ce chapitre, à rapporter les profondeurs du courant de distance en distance, de manière à donner une idée suffisante de la courbe affectée par la surface de l'eau.
(i5«t 16 février 1659.} CANAL EN PLANCHES RECOUVERTES DE LITEAUX ESPACES DE O^fOl.
Pente de o'",ooi5 par mètre.
HDMBROS
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DISTANCE
k l'origine
PROFONDEURS