DU COURAN
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19. Le ressaut a été signalé pour la première fois par Bidone ^; caracièics mais il s'en faut de beaucoup que ^observation de ce phénomène dS fcImui. soit susceptible d^autant de précision qu'on pourrait le croire à la
lecture de son mémoire. Lorsque —r- est peu supérieur à l'unité,
le ressaut est fort allongé et présente l'aspect d'une simple contrepente couverte d'ondulations. Ce cas est celui des séries n°* 89,
90 et 91, dans lesquelles — r- est compris entre 1,20 et 1,80.
A mesure que cette quantité augmente, on voit le ressaut se raccourcir, et Ton finit par obtenir, comme Bidone, un relèvement
ail*
à peu près subit de la surface. La série n^ 92 , dans laquelle -j--
était compris entre 2,3o et 3,5o, en fournit plusieurs exemples remarquables. (Pour les petits canaux dont s'est servi Bidone,
aU*
-~v- variait de 4 à ô.)
Le ressaut est suivi de fortes ondulations qui rendent impossible tout nivellement exact de sa surface. Ces ondulations conservent une position à peu près fixe. M. Baumgarten a relevé aussi exactement que possible leur distance et leur hauteur sur les ponts de Roquefavour et de Crau (voir série n® 96, pi. XXVIII). On voit qu'elles se prolongeaient, sur le pont de Roquefavour, sur plus de 5o mètres de longueur; sur le pont de Crau, où le ressaut était très- violent, ces ondulations étaient extrêmement fortes, le détail en est indiqué à une grande échelle; elles étaient beaucoup plus élevées au milieu du courant que sur les bords. Cette remarque est générale : il existe toujours dans l'axe du courant une protubérance plus élevée que le long des parois; le ressaut lui-même affecte la forme d'un arc dont la concavité est tournée vers l'amont.
Il est donc impossible d'obtenir, au milieu de l'agitation de l'eau, une évaluation exacte de la hauteur du ressaut; lorsqu'il
est bien accusé, c'est-à-dire lorsque — r- dépasse 2 , il ne présente
plus à l'œil que l'aspect d'une barre d écume bouillonnant avec
' Mémoires de Vacaiémie de Turin, l. XXV, i8ao.
Comparaison des hauteurs
observ<^es
et
des hauteurs
calculées.
violence; sa hauteur et même sa position dans le canal sont soumises à une fluctuation incessante, au milieu de laquelle on ne peut songer à une mesure précise de la profondeur du courant.
20. Si Ton essaye d'appliquer à la portion du courant qui comprend le ressaut la formule du mouvement varié, on a :
H étant la hauteur verticale du ressaut, U et U' les vitesses moyennes avant et après, (p la perte de hauteur due au frottement du lit et aux mouvements tumultueux du liquide. Nous allons calculer pour les expériences précédentes les valeurs du
terme a et les comparer aux hauteurs H fournies par Tob-
servation directe. Désignons par h et A' les profondeurs avant et après le ressaut, par i la pente absolue du fond dans cet intervalle, on a,
Les parois du canal étant fort unies pour toutes les expériences , nous ferons a=i,o5.
PROPONDEUR
PROFONDEUR
PENTE
HAUTEUR
avant
la resMut
i l'axtr^îté
aval
du reaaaat
du fond
dans l'éUndae
du vraaaat
verticale da reatant
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