La hauteur H du ressaut devrait toujours être inférieure
à a- ; on voit cependant qu'elle est quelquefois plus grande
dans le tableau précédent; ces anomalies doivent être attribuées aux erreurs de nivellement qu'entraîne Textrème agitation du liquide. La perte de hauteur que nous avons désignée par (p se compose de deux parties bien distinctes : Tune provient du frottement du lit, et l'autre des mouvements intérieurs du liquide. Lorsque le ressaut est trèjs-allongé, le changement de section ne s'opérant pas brusquement, la hauteur perdue par suite de l'agitation de Teau est négligeable, et ^ représente presque uniquement le frottement du lit, dont l'action est elle-même peu importante; aussi ne conslate-t-on , pour les séries n** 89, 90 et 91, que des différences insignifiantes entre les valeurs calculées de H et les valeurs déduites de l'observation. Lorsque, au contraire, le ressaut est très-brusque et s'opère sur une petite longueur, les frottements du lit deviennent tout à fait négligeables, mais la perte due au changement subit de section devient considérable. Ce cas se rencontre dans la série n^ 912 et dans la deuxième expérience de la série n® 96 , et l'on peut voir qu'en effet les hauteurs observées sont inférieures de plusieurs centimètres aux hauteurs calculées. La différence s'élève à o™. 1 1 pour le ressaut remarquable observé sur le pont aqueduc de Crau.
Il faut se borner à ces considérations générales, l'incertitude de l'observation rendant impossible toute comparaison précise entre le calcul et l'expérience. Mais si l'on s'éloigne du ressaut proprement dit, et que l'on considère la courbe légèrement convexe qu'affecte le courant jusqu'au barrage, l'agitation de l'eau se calmant progressivement à mesure que l'on descend vers l'aval, on doit obtenir des résultats plus conformes aux indications de la théorie. Cette nouvelle comparaison n'est possible que sur les séries n^ 89 et 91, dans lesquelles le remou avait une grande longueur. Déterminons, à l'aide des données renfermées dans l'Appendice, la cote de nivellement pour chaque profil entre deux
points situés, le premier à lo mètres, le second à 3o mètres en amont du barrage. La moyenne de ces cotes sera fort exactement celle d'un point situé à ao mètres du barrage. Soit A'' la profondeur que l'on déduit de ce calcul , et D" la vitesse moyenne correspon-
dante : si Ton détermine comme plus haut la quantité a ,
U étant toujours la vitesse à l'origine du ressaut, on obtient les résultats suivants :
PROPONDRUn
• viinl
la ivssaut
PROFONDEUR à i'extréinilé
■val
do re«uot
PENTE
do fond
dans l'ôtenduo
da res»a>it