Q (abréviation du ®, n° l46, dirigée vers la droite
i va. ♦ (forme angulaire du ® n* 1 46).
i VI. ♦ ( le caractère précédent exhaussé). En même temps , c’est la forme angulaire du t, n* ! 4q.
1 54- 4 (abréviation du © n" 1 5a, ou bien transformation angulaire du Q n” i5l). Ce caractère frequent, et d’une grande importance, a été considéré par plusieurs auteurs comme un R ; mais sa valeur, égale à l’O, résulte avec évidence, quoique indirectement, de l’explication de plusieurs légendes qui viendra plus tard, nommément de celles de H4P, PI. XVIII, n° io, et de la PI. XIX, n“ 7, 8, 9 et 10, portant 1*'AA4H, et du groupe inscrit JÏJP4J, PI. XXX, dont les n" 2 et fi . nous donnent les deux variétés suivantes de cet 4 :
> 55. 9 , IQ n* 1 5 1 , exhaussé et dirigé sur la droite, et le n° suivant.
1 56. fl, autre forme angulaire du © n* 1 37, contenant la partie gauche de l’hexagone ® n” t3o, quoique la croix grecque de cette lettre-là soit ici remplacée par une ligne verticale, dirigée de gauche à droite.
167. (15, solution de continuité de 1'© n" 137, qui se divise ici en trois parties. C’est exactement ainsi que les Romains exprimaient le chiffre de mille; mais, dans le cas présent , il faut y voir l’équivalent de-l’O ordinaire.
i58. <l> (forme angulaire du caractère précédent). Même solution de continuité dans I’© 11° 1 5a.
1 K). CD ( le B n* t38, incliné vers la droite et allongé).
itio. CD (le caractère précédent incliné vers la gauche).
i(>). Vj 1 (partie inférieure du © u” i3<), ou bien IO réduit à un
triangle, au lieu des hexagones, pentagones et carrés précédents). Il se présente rarement.
1 C 2 . O (abréviation d’un O contenant six rayons partant du point central, et dont quatre ont été supprimés). Ce ty[>e primitif 11 e s’est pas encore retrouvé. L’O est très-rare sur nos médailles celtibériennes , mais on le voit aussi sur une pierre gravée du musée Lastanosa ( 1 ), dont l’inscription, en montant du côté gauche : €PO, a été fidèlement représentée , comme j'ai pu m’en convaincre en retrouvant ce camée dans la riche collection de la bibliothèque nationale de Madrid, dont il fait partie actuellement. Au reste, la valeur du O résulte positivement de la légende OUN^HXM, dont
10 ordinaire est remplacé par cet O «à la PI. XV, n"4î ainsi que par 10 au n° suivant.
i63. 9 , présente une grande ressemblance avec le caractère précédent, quoiqu’il soit monté sur un piédestal, et que les deux rayons partant du centre soient ici tournés de l'autre côté.
11 est de même extrêmement rare.
il>4- O- Ici commence la série des O, où les croix grecque et latine, et les lignes droites qui remplaçaient le creux du globule, sont réduites à un simple point central. Dans les légendes en caractères ordinaires de la ville d’Ubulco, on lit indistinctement OBVLCO et 0BVLCO ou OBVLCG. Planche LIII, ii" 4; PI. LVI, n» 4; et PI. LVII , n* 1 .
I.’O remplace 10 d’IMOM*^ à la PI. Il, n m 8, y, 1 1 ; et PI. III, 11 “ 1 , 2 , 3 et 5. Il est donc impossible d’y voir la forme du thêta, si commune sur les médailles d’Athènes.
l65. S (abréviation du O, dirigé vers la main droite).
1 tH». 5 (abréviation du O, dirigé de droite à gauche).
(I) Loco rit., PI. IJ, fig, 176.
I (17 . r\ (abréviation immuable du ©, réduit à sa partie supérieure). t(>8. Ki (même abréviation <lu 0, mais réduit à sa partie inférieure). 1Ü9. f (]'© exhaussé).
170. © (l’0 réduit ici à un hexagone, et la croix grecque du 8 rem-
placée par un simple point).
171. © (autre forme angulaire du 0 ). Remplace l'O de la légende
IMOMS'r, PI. II, n“ i, 4 , 8, 9, 10; et PI. III, n* }• Dans la légende <€SAP©, mélange de caractères ordinaires etceltibérieus, I'© final ne peut être qu’un O. PI. f,l\, n" (i.
17a. 9 d © antérieur exhaussé).
173. SV, diffère bien peu de l’oméga des tirées, qui ne fait pas partie de l'alphabet latin.
174 J\ (forme angulaire du caractère précédent).
175. fl (les extrémités horizontales de l’ ùmega ordinaire tendent ici
obliquement vers en bas, d’un côté et de l’autre).
176. ft (forme angulaire du P précédent en sa partie supérieure, et
qu'il remplace dans la légende flPXX de la face principale. PI. II, n" 4 . 6 rl 9-
177. St (le caractère antérieur, avec la différence que les jambages
inférieurs sont ici arrondis). Parait aussi dans le groupe de la légende précitée, PI. II, n” 5 , et autre part.
178 A, forme aussi l'une des nombreuses variétés de l’O, dans la légende flf'XX, PI. Il, n° 8.
179. S ( les jambages inférieurs du ft, n° 176, se réunissent ici, pour
former au-dessus un © complet). Remplace l’O de ladite légende, PI. II, n“ 7 et 1 1 ; ainsi qu’à la Pl. XXII, 11“ 3 et 5 . O11 pourrait voir également, dans cet R, la forme angulaire du
180. A. (Ce 0 supérieur du n° 175, imparfait dans sa base, est ici
complètement fermé.) Très-peu fréquent.
181. < 1 ? pourrait bien être un O, égal en sa valeur à l’R, n° i 55 ,
RF.CHERCHKS NUMISMA TIQUES. 43
mais allongé. Ce n'est pas sans motif que M. de Savlcy y a vu un R. Cette lettre étant des plus rares, il est difficile d’établir une concordance; mais nous y reviendrons au chapitre suivant des monogrammes, à l’occasion du <t
182. OO? Je remets aussi à une autre conjoncture l'explication ar-
due de ce caraetère-ci, qui a paru un M. à Velâzquez.
Voici maintenant la grande question de cet important caractère “h, qui se présente quatre-vingts fois sur nos médailles , où les plus illustres de mes devanciers se sont accordés pour voir un T, excepté M. («hoteeexd jim . , qui a pénétré sa véritable valeur de l'O, ainsi qu’il a été dit au chapitre I ; et cela, sans avoir connu les médailles , inédites jusqu'à piésent, où il faut chercher d’abord l’origine et la transformation de cette lettre. Dans ce but, il convient de commencer par l'arme que porte à la main droite le cavalier figuré en plusieurs endroits des PI. VII et XXVI. C’est probablement une arbalète (i«- Usta minor ), plutôt qu’un arc avec une flèche : car il parait impossible que le cavalier puisse retenir d’une seule main l’arc et la flèche, fini dans une position horizontale, et l'autre dans une direction verticale. Ce qui semblerait la représentation de la flèche, peut être considéré comme le manche de l’arbalète. Quoi qu’il en soit, telle est, a la Pf. VU, n° 6, l'arme du cavalier, modifiée au n° 10, à la forme du qu'on ne retrouve pas encore dans les légendes; dépourvu, au n" M, de sa corde, et réduit, au n” 9, à l’T, qui se répète ensuite sur toutes les variétés en urgent du meme groupe, comparativement modernes, ainsi que sur tant d'autres médailles celtibériennes, oit ce caractère simplifié a prévalu.
Viennent ensuite , dans cette libation de l 'T v . les lettres suivantes : 4 P, ♦, b, 'b et “b, toutes exprimées dans les légendes :