‹ Recherches numismatiques, concernant principalement les medailles celtiberiennesChapitre 31 sur 83 · I.ETTRKS NUM ËRALES DE l’aU’HABET CELTIBËHIEN · texte numérisé non relu

I.ETTRKS NUM ËRALES DE l’aU’HABET CELTIBËHIEN

Sur les médailles romaines eu earactères ordinaires, le numéro de l'atelier monétaire où elles ont été frappées s'exprime par une simple lettre de l’alphabet, ainsi qu’il a été dit au chapitre U ; mais, dans les légendes eeltibériennes, le numéro d’ordre est souvent précédé ou suivi de l’indication plus ou moins abrégée des mots officina ou ninneta. Eu outre, on trouve parfois plusieurs lettres suivies pour la désignation de ce numéro. A la PI. I, n° i , on lit de droite à gauche IJMW, et dans le sens inverse, WhRI, ce qui fait Moneta PRIma. Au n° a de la même planche, il y a lfM9, faisant de gauche à droite ♦ERI, soit officina PRImo. De même nous lisons sur la médaille attribuée à Osicerda, PI. LIX, n° 4, . . — officina SE Cunda.

I.e reste de cette légende appartient au chapitre suivant, des Formules.

Ainsi qu'on le voit souvent sur les médailles des familles romaines, la lettre numérale est répétée à la face principale et au revers d’un certain nombre de pièces eeltibériennes (i). A la PI. I, n°3, le pre-

(I) * ta allia, qua> literie nuit in antica, c*dem mil un' ïq avena. Vide numos Coroelii Leiituli Marcelli F-, Crepereii, L. Jolii Cæaaris, Poblicil, Titurii • Doctrine numorum , vol. V, pag. 78.

«lier atelier est indiqué au droit par la lettre A , et au R' par A. . . ; au n° 4 . on trouve également A au droit et A au commencement de la légende du revers; au n° 5 , il y a A au droit et A au R", ce qui revient au même; au n° 7, A des deux côtés. L’A des n" 10 et 11, placé à la lin des légendes, indique également une première officine.

A la PI. II , occupée tout entière, ainsi qu’une partie de la PI. III, par les variétés du groupe inscrit IMOKIfV, etc., la première lettre, I , donnerait le n° y dans l’ordre alphabétique, mais le n” 1 comme chiffre romain : cette dernière explication paraissant la meilleure, on lira prima MON Eta , plutôt que ruma MONEta. Dans plusieurs de ces variétés il y a une lettre de plus, c’est-à-dirç lOMOf'lMt, pour prima Officina MONEfer.

Les n™ fi et 7 de la PI. III commencent aussi par la lettre numérale I; au n° 8, elle se trouve au droit dans la légende IP'M, remplacée au R" par AF'M. . . Dans cette occasion, il ne peut donc y avoir rie doute qu’il faut lire départ et d’autre prima. . . Monetn, et non noua M oneta. Aux n“ 9-.1 3, les A, A et A marquent respectivement la première officine , ce dernier mot étant indiqué dans la légende par la cinquième lettre V.

Toute la PI. IV est occupée par les deux groupes : AVf'Vi'î' et AÇP'PVf Le premier u’ offre que du bronze, portant à la face principale un A numéral , en sorte qu’on peut lire, avec certitude de ne pas se tromper : prima Officina. . . Le second groupe, au contraire, présente quatre variétés en argent et seulement deux en bronze. Au droit, on lit aussi AAM, qui fait ADM, ou Prima Denariortim Moneta, suivant ma première opinion d’il y a trente et tant d’années; mais à présent il me parait préférable d’y voir la réunion de deux ateliers monétaires : la première officine , qui vient d’être expliquée ei-dessus, avec la légende A 9 é‘t > î'h, et la quatrième, indiquée par le A. On lirait alors au droit : prima , quarta mor)Ha; et au revers ; quarto officina = AV. . . Au n" 9, il y a : AA \j es ADO, portant :

prima, quarto officina. L'on verra plus avant différents exemples de médailles eel libériennes indiquant la réunion de deux ou même de Irais ateliers distinets.

A la PI. V, les n” i et a portent au droit A?. . . = AO — prima Officina, répété au H du n* 3, en bronze. Les n“ suivants, i- 1 o. ne portent pas seulement au droit cet A9.-. . indiquant la première officine, mais aussi au IV... Q\ ... — Officina prima . Cette légendeXMMXY revient encore à la PI. VI, n“ t-5, exprimant... Officina prima, malgré qire les lettres de la face principale diffèrent.

I .a PI. VII contient les variétés du groupe inscrit PflbhHV, où les deux premières lettres semblent indiquer le n“ PR/ma ; mais, comme la formule PR a tant de significations diverses dans les inscriptions romaines, outre celle de PRimnj ou PRùnd, l'on éprouve l’embarras iln choix. ■

fes seconds ateliers apparaissent d'abord le plus clairement dans la légende précitée qui s'explique par Officina SECunda . . .

ainsi qu’il a été dit ci-dessus, PI. LIX, n“ 4- A la PI. V III, n“ i -5, qui se lisent de droite à gauche, on trouve, de différentes manières, IIOK, pour secundo Officina. lais légendes dé la PI. IX : .

semblent aussi équivalentes à Sfcanda Officina. A la PI. X, n“ t, dont la légende est renversée, il ÿ a “Ml... = Oll = Officina secundo. la» n* 3 de la même planche contient au droit, aussi bien qu’au revers. . . BO = secundo Officina.

A la même planche, n* 4, nous avons OUI = Officina tertio . Au n” 5, qui se lit de droite à gauche C9, c’est-à-dire : tertio Officina. Au n° 6, de droite à gauche : IIIIO. . . ce qui fait évidemment quarto

Officina.

-A la PI. XI , n° t, ME. . . fait Monetn quinta, qui se retrouve aux n"° -a et 3, tant au droit qu’au revers, ainsi qu’aux n" 5 et 6, et PI. XII, n* a. Suit immédiatement , au n* 3, la légende iPAAF'S, dont la der-

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nière lettre, le , forme le cinquième numéro d'ordre , le mot officinu ou moneta étant sous-entendu, comme cela arrive souvent sur les médailles celtibériennes , et comme c'est invariablement le cas sur celles des familles romaines en caractères ordinaires. Aux n” 4-6, les lettres intermédiaires PM annoncent également la cinquième monnaie, l-es n“ 7 et 8 portent PYM = EOM. = quinta Officinu M onrtœ.

lai PI. XIII est également consacrée aux cinquièmes ateliers. Ali n” a, on lit H 1 ... Y = quint a MONeto. Au il" 3, YP... =^= MONefn quint a. Au n°4,... YV... pour quinta Officina , ainsi qu’aux n” -j et G. Au n' 7, qui se lit de droite à gauche, il y a £.. . □ = quintu officina. Le 3 du n* 8 a la même signification. Au 11 0 <), il y a PM... pour quinta Moneta. A la face principale du n* 10, In légende termine par Yuj, faisant Officina quinta. en supposant que cette lettre, uu, a la valeur de l’E. Si, au contraire, il fallait y voir un M ou un O, le numéro d’ordre serait XII ou XIV.

Les six premiers numéros de la PI. XIV ont au IV EO.. = quinta Officina. Cet E numéral se trouve en même terni» répété au droit des n“ t-4. Au n° 5 il y a ME à la face principale , ce qui fait Moneta quinta ; et au n* 6 on lit PO, quinta Officina , exactement comme au revers. Le reste de la planche est occupé par les variantes de la légende YYPXM, dont la première et la dernière lettre. H*... M = EM , font quinta Moneta. Aussi nous trouvons simultanément cet YM — quinta Moneta au droit du n° 7, et l’Y numéral isolé sur les n“ suivants, 8-1 3. Au revers de ce dernier, le M du mot Moneta est omis à cause du manque d’espace, mais doit être sous-entendu.

A la PI. XV, l'attribution des n" 1, 2, 3 ne repose que sur la supposition douteuse que la lettre tu a la même valeur qn’E, les caractères intermédiaires Oui faisant alors Officina quinta. Au contraire, les n°* 4-6, portant OP, ne présentent aucune difficulté. Aux n“’7 et 8, nous avons au droit, aussi bien qu’au revers, PO = EO; toujours

RECHERCHES NUMfSMATIQUES.

quinta officina. Le n° où l’on trouve... FM, annonce la cinquième monnaie, ainsi que les. . . PM. . . au revers du n" 10, dont la face principale exprime la même chose par la légende Vfc = VO = quinta

officina.

La PI. XVI est remplie par les nombreuses variantes de la légende l**AK>P$KP, où les lettres OPÏ ou OPt signifient Officina N umornm qninla. Au n° 4 j le premier N a été omis, ne laissant qu’ 0 $ “ Officina quinta. La même chose arrive au n° 10; et le n° 11 se borne aux lettres PArOS, dont les deux dernières expriment également Y officine cinq, par l'emploi de la forme du E mentionnée sous le n" 8 G. A la PI. XVI bis, 11“ r- 4 , on lit MPX'PPV; les trois premières lettres MFX... signifient M oncta SEXTA DENARIORVM.

A la PI. XVII, n° 1 , F...M = FM semblent annoncer la sixième monnaie . Au ir° 2 (médaiUe unique aussi), il est douteux si la légende commence par El ou Fl. Dans le premier cas, E+ 1 ferait six; dans le second, nous aurions F+I = sept, remplaçant le G qui manque dans l’alphabet celtibérien. Dans la légende inférieure du n° 3 , on trouve un monogramme :

4 o'i. VT1 = VII , remplaçant aussi , à ce qu’il parait, le G; le trait horizontal ne servant qu'à marquer la qualité numérale de ces caractères, comme cela se voit souvent sur les médailles ordinaires de Rome. Du reste, cette pièce, qui sè trouve en Espagne aussi bien qu’en France, a été mal observée jusqu’à présent. Mionnet y a lu : INDVTILLI . I . (1).

la; reste de la PI. XVII contient les produits d’une huitième officine, marquée par H. . . M ou Hf, ou le monogramme n° 3 aa, W, surmonté d’un v/ , ce qui fait : Officina octava MONetrr. Au n° 8 , il y a : H... 1 “ = octava Officina.

(1 ' Description de Médailles t. I, p. 90, n" 66.

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l.es huitièmes ateliers sont continués à la PI. \ VIII. Aux n°* ■ et a, les dernières lettres. .. 4H feraient Ojficina octava. I.es médailles, inédites toutes les trois, des n“ 3, 4 et 5 annoncent deux ateliers réunis : d’abord, le huitième , indiqué par la lettre H...; ensuite la cinquième monnaie des deniers, indiquée aux n“ 3 et 4 par V. . . XM = quinta denariorum Moneto , tandis qu'au n° 5 le chiffre romain V est remplacé par la lettre alphabétique U, qui a la même valeur et s'explique de même : t-XM = E*M — quinta denariorum M oneta. Rn outre, on trouve dans le champ du 11“ 3 le monogramme :

404. 'V — OV = O fjicina quinta, désignant encore une fois le cinquième atelier.

I.e n° 6 diflère peu des précédents, annonce également les huitièmes et cinquièmes officines, et porte en même temps an droit la lettre numérale H. Aux 11" 7, 8 et 9, les dernières lettres 4H font Ojficina Octava, ainsi qu’il a été dit ci-dessus. Au n° 10 011 lit H4 — HO, pour Octava O fjicina.

La PI. XIX est encore occupée par les huitièmes ateliers. Aux n- 1-6 il y a HO, HO ou HO , pour Octava Ojficina ,■ cette dernière légende étant placée à la face principale du n“ 5, qui est en argent, et porte an revers H. . . O. . . = Octava OfJicina. 11 est à remarquer aussi qu’au n” 3 la lettre H, qui précède l’O, est presque entièrement effacée, et que c’est pour ce motif qu’on a répété postérieurement, en contremarque, au droit, la lettre numérale H = VIII. La légende P'AAdH, n» 7-10, annonce aussi, dans ses deux dernières lettres , 4H, une OJficina Octava.

Les neuvièmes ojficincs seront discutées plus tard. J -i observé déjà que la lettre numérale. I répond plutôt à l’unité du chiffre romain 1 qu’à la voyelle I, qui aurait la valeur alphabétique de IX.

An n“ 1 de la PI. XX nous avons DE.. . MO, pour DEeùua MOne/n.

Au u” a, le monogramme n” 28a, XA , peut être expliqué par le eh i lire X et M = décima M ancta. Les n“ 3 et 4 présentent une attribution plus certaine. I,es lettres XI... "P font évidemment VNDECIMA Officina, d'autant plus que ce chiffre XI se trouve répété au droit du 11* 3 ; et la légende du n” 4 commence parXIO..., qui fait également VNDKCIMA Officina. Au n” 5 , c’est la lettre numérale de l'alphabet, L, qui marque la onzième monnaie; et la lettre suivante M, qui est la douzième, précédée du T dans la légende XPI'MPP du n” fi, annonce le douzième atelier pardAI = Officina DVODECIMA.

I ,es douzièmes ateliers sont continués à la PI. XXI, et exprimés aux 11“ t -4 par la lettre M à la face principale. le n” 1 offre de plus un H par le monogramme n“ 34 a, A/Vi, dont l’explication viendra plus tard. Aux n'“ t> et 7, le M numéral parait des deux côtés, et les revers portent M. M . = duoderima Mti/ieto. Aux n“ 8 et 9, l'indication est encore plus frappante, puisqu’on lit indistinctement aux faces principales et aux revers : 'tM = Officina DVODECIMA.

De même à la PI. XXII, contenant les treizièmes ateliers, on lit au droit et au revers des h”' i -5 : HP = ON “ Officina TREDECI.MA. I ,es 11“ ti-8 ont au revers les lettres intermédiaires. . . 9 P. . . répétées au droit des n“ fi et 7, faisant ON = Officina TRKDECIMA. Dans la légende du n” g, les dernières lettres , ‘fh', séparées des autres, ont la même signification, aussi bien que les caractères €. . . I* = ON du if 1 o.

Toutes les variétés de la PI. XXIII se rapportent aux quatorzièmes ateliers monétaires. En exceptant le n* 7, il y a toujours au droit la lettre numérale H — O = XIV ; et cet H commence aussi partout la légende du revers , qui semblerait pourtant susceptilde d'une autre explication, plus analogue aux formes celtihériennes, qui seront détaillées au chapitre suivant.

Bien plus convaincantes sont les médailles delà PI. XXIV, pour la

détermination des quatorzièmes ateliers, Les n“ 1-3 portent à la face principale la lettre O, synonyme de l'O, et au reyers, DT ou OO, qui fait 00, ou DECIMA QVARTA Officina. Au n“ 4 il y a de même ♦T = OO, dans le même sens. Les n“ 5 et 6 ont au droit la lettre T, d'une valeur identique, et au revers, T...T = 00 = DECIMA QVAR- TA Officina. Dans la légende du n” 7, OHÀTXM on olitient le même résultat, en combinant les lettres O... $ = 00 — décima quarto Officina.

Les n“ i-4 de la PI. XXV annoncent au droit la quatorzième officine, par la lettre $ ou 0. Los revers de ces médailles ne font aucune mention du numéro d'ordre de l’atelier où elles ont été frappées. Plusieurs alternatives également plausibles se présentent pour l’explication du n” 5 ; mais cette médaille a été placée ici à cause du symbole du sanglier, qui se reproduit exactement au droit du n“ 6, ou nous lisons ETM... = POM DECIMA Q VINT A Officina Monetet. Au n° 7, il y a E au droit et E9 au revers, faisant également décima quinta qfficina, de même qu’au sextant, n° 8, commençant également par ET = PO. Le n° 9, surfrappé , indique probablement le même atelier que le n° i o, où nous lisons : ..PI -1 .. T = PNO = décima quinta N umorum Officina. I .es premières lettres , ME, font Moneta DECIMA QVINTA au n° il. la 1 douzième porte au dr oit le P numéral, et au revers, PM = PM = décima quinta Moneto.

A la PL XXVI, n w i-3, les premières lettres, EO, ET, ou ET, font voir aussi la quinzième officine. Au n° 3, ainsi qu’aux n“ 4 et 5, il y a en outre un M, soit : V TM. . = décima quinta Officina Moneta 1 . Les 1“ 6 et 7 présentent les lettres équipollentes FT. Aux quatre variantes les n“ 8-1 1, on lit TE pour Officina DECIMA QVINTA, cette indication étant réjrétée à la face principale des n“ 9 et 10.

La lettre F = P, au droit des médailles de la PI. XXVII, indique partout le quinzième atelier.

De même, sur les nombreuses variantes de la légende ETPXTEXS,

réunies à la PI. XXVIII, on trouve constamment les P*? ou leurs équivalents, indiquant la quinzième officine.

I.a PI. XXIX commence par la légende MOI**. Comme on manquait dans les anciens temps de la lettre Q, pour exprimer le numéro d’ordre XVI on a réuni le P, qui vaut XV dans la suite alphabétique des Romains, à l'unité du chiffre i : i5-t-t = 16 . De cette manière, MO.. . ou PIO signifie la seizième officine. Si l’on hésitait à admettre cette interprétation, je dirais qu'il ne faut pas renoncer pour cela à découvrir une indication palpahle des seizièmes ateliers. En comparant le nombre des médailles celtibcriennes publiées depuis des siècles, avec lé nombre des variantes importantes que je donne ici, on |>eut juger de ce qui reste encore inconnu. Toutes les œuvres romaines ont cela de particulier, qu’elles grandissent à mesure qu’on les examine.

PL XXIX, n” a. Voici l’une des principales bases de ma théorie des médaillés cekihériennes. La légende 1IVX est parfaitement immuable, mais doit être lue de droite à gauche, conformément à la direction des deux épis. Il est impossible de ne pas y voir le chiffre romain XVIT. Chercher ici le nom d'une ancienne ville espagnole serait folie. En outre, le va prolongé qui précède pourrait indiquer \ officine dix-se/elième; mais il n'est pas besoin d'insister là-dessus, parce que le mot officine ou moneta peut tout aussi bien être sousentendu. Le n° 3, commentant par MR, contient" de même l’indication de la monnaie dix-septième, d'après la valeur alphabétique du R. Il me semble que ces deux nombres, l’un dans l’ordre des chiffres romains, l’autre par ordre alphalrétique, offrent, dans leur combinaison, des faits snllisants pour établir la démonstration rigoureuse du système d’interprétation que je propose. •—

I a» médaille de Cadix, surfrappée d’un tableau, PI. XXIX, n” 4 1 annonce, par la première lettre S ~ S, la dix-huitième monnaie.

PI. XXX. l/es n" i-(i l'indiquent aussi, par les lettres J~ et S =

XVIII. (Voir l’explication du -f sous le n° %\$-) Aux n“ --g de la même planche, C’est le J intermédiaire qui parait indiquer la dix-huitième officine, par son analogie avec le n° io, où le monogramme 3yr, J" = OS , annonce Yofficina DECIMA OCTAVA. le n' 1 1 ne diffère du précédent qu’en ce que le monogramme est remplacé par un simple J , le terme ofjicina ou moneta étant sous-entendu. la; n’ 12 - représente une médaille fruste A' lrippo , réhabilitée par la contre-marque ÎA 4 », indiquant la dix-huitième officine des as, ainsi qu’il sera expliqué ultérieurement.

Les variantes de la légende = SESP expriment aussi le dixhuitième atelier à la PI. XXXI, par la première lettre, S, h ou V

PI. XXXII. Le n° i commence par TT = OT = OJficinn DECIM A NONA.

PI. XXXIII. Le bijou en or porte une inscription en deux lignes, commençant par /nV = VO de droite à gauche, comme il est évident par la direction des lettres 'A et A de la première ligne. La lettre alphabétique V a la valeur de XX , et signilierait par conséquent , suivie de la troisième lettre V 1 , VICESIMA Ofjicina N umorum ; tandis que, en attribuant à cet V la valeur du chiffre romain, il faudrait lire QVINTA Ofjicina N umorum.

PI. XXXIV et XXXV. Ces nombreuses variétés inscrites au revers, ou présentent , à la face principale , tantôt des symboles, tantôt des lettres isolées, qui semblent désigner, les uns et les autres, le numéro d’ordre ou la marque distinctive des ateliers respectifs. Cela est bien plus fréquent encore aux

PI. XXXVI, XXXVII et XXXVIII, dont toutes les variétés portent uniformément la légende <*7^ Ainsi les lettres MM de la trente-septième planche, n* 8, annoncent la douzième monnaie ; le NA dn n" 1 , la treizième; le O du n" a , la quatorzième; le P dn n" 3, la quinzième, etc., etc.

La PI. XXXIX contient les variétés des- médailles dont la légende

84i RECHERCHES NUMISMATIQUES.

borne à XèMAb' ou XI'MAl'. la-ur extrême abondance a été énergiquement caractérisée par Sestini(i). L'on m'a apporté des milliers de ces deniers, entremêlés à peine de quelques douzaines de deniers consulaires ou des familles romaines. Là, aucune mention de l’atelier : ce qui donne lieu de penser qu’il faut voir de préférence , dans ce groupe, l’origine du célèbre abgfvtim osCBltsede Tite-I.ive, primitivement frappé à Osea, quoique postérieurement on en ait fabriqué aussi sur plusieurs autres |>oints de l’Espagne , mais en moindre quantité. Après cette légende, XèMAt"’, la plus fréquente des deniers espagnols est celle de MPXrOf'éêr, PI, XI,, qui a reçu cette numération, parce que j’ai longtemps douté s’il fallait lire Monela OYLNTA ou MO — DVODECLMA Officina. Cette dernière alternative me parait actuellement la meilleure, et même j'espère établir (pie ce groupe de médailles celtibériennes procède de l'atelier de Sfgobriga , déjà connu par son monnayage en caractères ordinaires.

La PI. XLI comprend aussi différentes médailles qu’il est difficile d'attribuer d'emblée à des ateliers déterminés, et qui demeurent par ce motif réservées pour le moment. Les n“4-t> appartiennent à la ville de Tingi (Tanger) en Afrique, ressortissant de l'assemblée juridique de Cadix.

Nous arrivons maintenant à la seconde classe des médailles romaines frappées en Espagne, qu’on peut attribuer tout d’abord à des villes déterminées dont elles contiennent les noms en caractères ordinaires , ou bien à des symboles ou autres indices qui prouvent leur provenance d’une certaine ville. Si la première partie de mes plan-

(1) > Le inedaglie supra descrittc, tanta in argeutu quanta in rame, sono le più romani cite si osservino nei musei. • Oetrrnione délit medaijlie il pane, etc., p. 153.

RECHERCHES NUMfSMATlQUES. Hl

clics a été rangée, autant que possible, par ordre des numéros apjtartenant aux différents ateliers monétaires , il semble plus commode, pour cette seconde partie, de suivre principalement l'ordre alphabétique des villes. On y trouve aussi fort souvent l’indication du numéro d'ordre de l'atelier respectif; mais il est bien entendu qu'il ne s'agit pas ici de la monnaie locale des municipes et colonies , sinon du numéraire frappé eu Espagne par les fonctionnaires de Rome, tels que les consuls, préteurs, légats, questeurs, édiles, censeurs, augures , eumtorcs denariornm Fltmdorum, numu/orii, etc., etc.

Aborra. PI. XLII, n“ i-4 : O I. . . = OI =c Gfjieina PRIMA , au n* ■/., qui se lit de gauche à droite, suivant la direction des poissons. I ,rs autres, au contraire, sont dirigés de droite à gauche, portant I... O = K) = OJJicina PRIMA. J’ai déjà dit, au sujet de la lettre numérale I, qu’elle pourrait avoir aussi la valeur du IX dans l'ordre alphabétique, mais qu'il semble plus convenable d’y voir la simple unité des chiffres romains. Cette ol>servation s'applique également au n° t de la même planche, avec la légende :

Paria. Au revers : IOBA = prima O/ficina ïiXelicœ.

Calagurris Eibi laria? I.a légende M-OF, du n“ 7 de la même PI. XIJI, a été interprétée par M unicipium Calagurris Vibulariu, et par conséquent MM. Mionuet et Akerman ont attribué cette rare médaille aux Fibutarenses. Cependant uii obstacle très-grave s'oppose à cette explication des trois initiales, en ce que la Calagurris Kilmhiria n’était qu’une ville stipendiaire, suivant le texte positif de Pline ; taudis que le mwiicipe Calagurris, dont ou possède un grand nombre de médailles indubitables, se distinguait par les épithètes de Nassicu et Jttlia. Je crois donc que la légende fA.C.F doit être expliquée à lu manière celtibérienne, si l’on peut s’exprimer ainsi , par Mo/ietu Glerioris SKXTA ; de même que le Cl., tant controversé, qu’on trouve à la faee principale d'une médaille de Ségovie, indique, à mon avis.

comme ou verra bientôt, lu onzième officine de la province citérieure :

CE = Citerioris VNOEC1MA (scilicet ofiicina vel inoneta).

Cakbli.a. PI. XEII , n" 8 et y. Le type des revers a été considéré comme une « espèce de lyre (j) ; » mais il est évident que ce type a la même signification que les autres, qu'on rencontre sur les médailles plus rares de Carbula, dont je donne plus loin les copies d’après Flore/., et où l’on ne retrouve plus la barre horizontale, indispensable pour soutenir les cordes de la lyre. — PI. LXXVII, n“ i et a. Pour ces dernières pièces, la définition de Mionnet est très-exacte : « Disque d'où partent sept rayons. » Ces rayons sont autant d’unités, formant ensemble le numéro VII de l'atelier monétaire établi à Carbula; et le disque, ainsi qu'il a été dit auparavant, ayant la valeur d'un O, nous trouverons fri deux véritables ligatures numérales , qui doivent être rangées parmi les monogrammes de ce chapitre , sous les n"

4o5. ^ = OimiII = Officina SEPTLMA.

4o6 W — ( >1111111 = Of/icinn SEPTIMA. 1,3 barre horizontale, indiquant qu’il y a ici des numéros d ordre, a été mentionnée déjà à l'occasion du u° jo3. J'ai dit aussi qu’au défaut de la lettre G dans l'alphabet celtibérien, on a dû avoir recours à de semblables expédients.

Asino. PI. XEII, n° to. Ea légende du revers a été considérée généralement comme contenant des lettres phéniciennes ; et, dans ce cas, je n’ai rien à dire, puisque celles-ci sortent du cadre que je me suis tracé. Ce serait autre eliose, si l'on admettait ici une phrase celtibériemie. Je dirais alors que dans cette légende , qui doit être lue évidemment de droite à gauche, par suite de la direction des deux 3, il y a.un composé des caractères mentionnés au chapitre III, sous les

(1) Miounrt, Supplément, t. 1, p. .15, n** 77 et 79.

n“ ia 8 , 1 8 , 45, a53, 45 et g3. Retournés <le gauche à droite, ils fourniraient le résultat suivant : •ACVC1, sujet à hiendes interprétations auxquelles nous reviendrons plus tard, quoique, en ee qui touche le numéro d’ordre, il parait certain qu'il faut lire O fficina PRIMA

Carte! a. PI. XLm, n“ i-5. Quelque vaste, que soit le double monnayage exécuté ici en caractères ordinaires , et à uné époque comparativement récente, tant par la ville que par les fonctionnaires romains, l'ou n'v trouve aucun indice du numéro d’ordre établi par ces derniers, dont les médailles se distinguent aisément des autres par la marque du semis (S) ou autres parties de l'tw, qui ne se rencontre jamais sur la monnaie locale des villes.

Cbi.tibebia ou Celsa. PI. XLIV et XLV. Au n” a de cette dernière planche, il y a en contre-marque, des deux côtés, un disque • = O, qui indiquera sans doute la quatorzième officine.

Emporia:. PI. XI, VI, n° 1 : au droit, PI m EJ = QVINTA INterioris {offtcina). Au revers : b'.. 4 = N.. O = DECIMA TERTIA officina Réunion de la cinquième officine à la treizième. De même, aux n°* 4 et fi. Ia“s n“ a, 3 et 5 ne font mention que du treizième atelier. I*n" 7 , au contraire, indique seulement le cinquième : PMINT = EMINT.. = QVINTA Mon cto INTenôm. le reste de la planche s’explique à peu près de même. Sur la jolie petite pièce du n* 1 1 , il n’y avait de la place que pour EM, qui peut signifier également EM/ioriVe et quinta Moiieta. A la PI. XLVII, la cinquième officine, établie à Emporùe, est egalement apparente. Ia-s n“ t-5 portent tous à la face principale ces Pf déjà expliqués, et au revers, “b. . = OE =Q fficina QVINTA.

.iette dernière légende se reproduit aux n°* Cet 7 , où l’on n’aperçoit ucune inscription au droit, mais qui se distinguent par les caducées ilacés en sens contraire à l’exergue. I -1 planche XLV1II renferme plu- .iéurs faits analogues. Au n° a, nous avons ce. même PI au droit , qui .e transforme, au n” 8 , en B — = El = QVINTA huerions, par l’I ■onehé , n" 84. C’est ainsi que, sur les médailles attribuées avec rai-

ion , je n’en doute pas, à Sicyon Achaiæ, on trouve cet I couché,

de même que le Z au-dessus, de la manière suivante :

pour Z I , sans qu'il soit nécessaire de donner à l'M la valeur du Z. qu’il avait certainement parfois en Italie. — I*es Y. . H 1 se retrouvent aux numéros de la même planche, l, a, 3, 4, 5, 7 et 10. Au revers du ii* 3, il y a en outre : t 0.. = EO = QVINTÀ < yjirinn ; et au n° 5 : PX = EX= QVINTA DEXorror/r/n (se. ofhcina), comme il résulte plus explicitement au n’fi, portant : PX4 = EXOs QVINTÀ DENnrior/im Officina. I <e treizième atelier revient seul au n"g, dont le monogramme ht/, suivi de l’N et du indique évidemment le siège d’une M'î'Netn NI®’ = MONetn DECIMA TER'l’IA INteriorw, etc. Au n” 17 de la PI. XL VIII, nous retrouvons cet EM, qui peut indiquer également la cinquième monnaie et la date d’EM/Jomr .

(jades. PI. L. La plupart de ces médailles étaient inédites lorsque je les ai fait dessiner et graver, par cet intéressant motif. Depuis, quelques-unes d’entre elles ont été figurées d'après le riche et célèbre cabinet de M. Rubio, à Cadix, principalement (1). Tout le momie a Vu des légendes phéniciennes dans les premières séries de ce vaste monnayage; et, sans m’opposer à cette idée, je tiens cependant en réserve quelques observations pour les chapitres subséquents.

Ilbrda. PI. LI et LH. Toutes ces médailles ont été attribuées à la ville actuelle de Lérida , par suite de la légende P'AYYX, qui se retrouve sur plusieurs de ces pièces avec le type du loup, appartenant aux médailles en caractères ordinaires du MVNICIPf’nm ILERDA. (F lobez, Tab. xxvtii, ri* 5; Tab. uv, n° y, et Tab. 1x11, n“ tà.) Quant au numéro d’ordre contenu dans les dernières lettres : OX = OX, il peut être douteux s’il faut considérer cet X comme la dernière lettre

J) Orozco, Historia (le la riudad de Cadix. — Cadix , 1815. Il y a cinq planches dr médailles do cette ville, iwwa bien exécutées.

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