‹ Recherches numismatiques, concernant principalement les medailles celtiberiennesChapitre 51 sur 83 · CÔTÉ SUD-EST · texte numérisé non relu

CÔTÉ SUD-EST

= OBO/iw, etc. Ligne a,— 36, deux fois. — Ligne 3".

OB'b = OBO/nr, etc. Ligne 56.

CÔTÉ NORB-EST.

OBO = OBOôai, etc. Ligne 4-

OB'Î- = OROlus, etc. Lignes i3,— 4o,— 6i à 6a.

-Ntf"- = OBO lus, etc. Lignes 33, — 34, deux fois. — Lignes 37 ,— 4o, — 4». deux fois. — Lignes 44, — 47, — 5o, 5 1 , — 53, — 55, — 57 , — 64, — 66 .

fréquente mention de l’OPT/o se rapporte aussi au monnayage, ainsi que PEKunùi et tant d’autres formules, qui viendront successivement dans les périodes entières, en petit nombre, que je vais chercher à expliquer. Mais auparavant, quelques mots seulement sur ce que je considère, peut-être à tort, comme des lettres numérales.

Au côté sud-ouest, ligne 44, nous trouvons, fermés entre deux points, et par conséquent formant un sens indépendant : ; Cil \ . N'y a-t-il pas là les chiffres romains cent deux?

I,e signe Y, qui se présente nu moins 1 43 fois sur le monument de Xanthus, avait auprès des Romains la valeur de 5o, comme Eckhel (1) l’a bien démontré, en citant les médailles d’or consulaires et celles de plusieurs familles. H y a bien là, entre autres , une lionne preuve que les inscriptions en question de l’obélisque proviennent des Romains. Deux Y Y, comme on eu voit par exemple à la face sud-est, ligne 7 , feront 100 ; YX, 60 ; YXX, 70 , etc., etc.

Il y a une différence qu’il ne faut pas dédaigner, entre cette' lettre numérale Y et une autre qui doit suivre le même sort — Y. Le trait oblique qu’on a ajouté à la ligne perpendiculaire, semble augmenter sa valeur arithmétique. Le Y n'est guère moins fréquent que le Y, puisqu’il revient environ ia5 fois ; et l'on ne voit pas de motif pour que le sculpteur se donnât gratuitement la peine d’ajouter ce trait oblique, s'il pouvait s' en passer au moyen du Y, exprimant le même nombre. On sait que chez lés Romains un I avec troisligues montantes obliquement de chaque côté signifiait cent millions. Donc il faut admettre Une valeur différente dans ces deux signes. M. Sbarpe, cependant,

(I) Doctriiiu nuriHH-um, pages 44 et 45 du cinquième volume.

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les considère comme des lettres simples, dont l’V serait un G dur, et V un U probablement long. Il y a encore d'autres caractères qui me paraissent appartenir aux lettres numérales et que j’omets, en me référant au chapitre V.

Parmi les phrases ou périodes entières, je citerai d'abord, sans aucun ordre systématique :

; AEA'î'B'h; = AEm Denariorum OBO lorum. On sait que les oboles des anciens étaient d’argent, et même les quarts d' obole. Mais je préférerais infiniment de lire ici ÆXMlis 01 iOlorum, puisque les édiles romains out souvent frappé de la monnaie, celtibérienne et autre, en Espagne. (Côté nord-ouest, ligne 4o.)

; M'AEP'l' ( — DECIMA O fficitia DE nariie P ccuniw Optio, vel - DEuariorum PO puli. J’ai déjà indiqué que, durant la république, le droit de monnayage était partage entre le sénat et le peuple, comme, [dus tard, entre l’empereur et le sénat. (Côté nord-ouest, ligne 46-)

; ■Î'PPEM' ; OPtio PEK«m> Oscensis. (Côté nord-ouest, ligne 47.)

; S'Î'BOF'T'APE ; = DECIMA OCTAVA OBO forum OF ficùm Optio lienarite ViLcuniœ. (Côté nord-ouest, ligne 54-)

; T EX ; =i Officina QVINTA DENARLORVM. (Côté nord-ouest, ligne 56.)

AVÎ'-TAEIQ “ îHOnetarins DENA1UORVM AEm PRIMA Officina. (Côté nord-ouest, ligne 5g.) . -

Et immédiatement après, dans la même ligne :

; VOP-Î-AEIO ( = Où l’on retrouve les quatre dernières lettres de Ja légende précédente. . ■

; •‘M'A'Î'AEIP \ = DENARIORVM Optio PRIMA Officina AEm 1 N terioris Provincùe. (Côté nord-ouest, ligne 63.)

RECHERCHES MJMISMATIQUES. 197

; S'T'SE ; = DECIMA OCTAVA O fficina SEnafi/r. (Côté nordouest, ligne 66.)

; Sd'K'b ; = DECIMA OCTAVA O/ficina Numorum Optio, vel Oscensium. (Côté du sud-ouest, ligne 2 .)

; M'f'P'f' ; = DV f ODECIMA O/ficina PO puli? Mais cette légende peut admettre mille autres interprétations, suivant le résultat d’autres périodes plus détaillées. {Côté sud-ouest, ligne 3.)

; PTATAE J = DECIMA Q VINT A O/ficina D enarivrtûn Optio DE/tariorum. (Côté sud-ouest, ligne 3o.)

; TOP F* ; — DECIMA NON A O/ficma POPuô. Deux PP indiquent très-souvent \e peuple, dans les inscriptions romaines. (Côté sud-ouest, ligne 3i.)

; 'l'SP'PAE ; = DECIMA QVARTA SPanôe O/ficina DE nariornm. (Côté sud-ouest, ligne 3 1 .)

; KTA'TA'Î' ; = DECIMA TERTIA O/ficina Argent! Oscensis Denariorum Optio? (Côté sud-ouest, lignés 3y et 38.) 11 est remarquable que cette phrase se trouve exactement répétée dans les deux lignes.

; 'î'PBBd'AE : =OP tio VICESIMAE TERTIAE O/ficina- DE noriarùm. (Côté sud-ouest, ligne 4a ) De même qu’on voit sur les médailles de Marseille ( 1 ) deux lettres semblables accouplées dans un ordre numéral, comme AA, BB, après l’emploi de la série des lettres simples, de même nous trouvons la même chose sur le monument de Xanthus, avec la seule différence qu’on se servait des vingt et une lettres romaines sur celui-ci, tandis qu’à Marseille on usait de l'alphabet grec. Dans les deux endroits, la première lettre signifiait toute la portée de Vabc respectif', et la seconde sa valeur particulière. Dans le cas présent, le premier b fait 21 et le second 2 , total 23. Sous ce rapport, XX ne font pas 20 , mais 3i , c'est-à-dire 21 + 10 , ou plutôt 4 2 .

fl) D* la Sacssaye, NamisiMÜqoe de la liool» mrbonnaise; fl ton, 1843, page 17.

l I/es dernières lettres sont difficiles, mais les cinq premières font bien MO/iefa QVARTA BE^num. lie Bes ou Bessis,comme on sait, faisait deux tiers de l’as, ou huit onces. (Coté sudouest, ligne 4a.) . * .

•^TE s=s MO neta ’YY.rtia. (Coté sud-ouest, ligne 44*)

-Hî'PEKA'î' = DECIMA NON A Qfficina PEKn/iûf Krgenteæ Optio. (Côté sud-ouest, ligne 45.)

PPOAEIP P rat Yositus Qfficinœ AE ris bi ferions P rovincia ? Côté sud-est, ligne i.) La formule PP a souvent la valeur de Prttposittis sur les inscriptions romaines.

: tt'N'"TPBB^AE MON** OP tio VICKS1MA TERTIA Officiua ViYjiariotum. (Côté sud-est, ligne 19.)

• S^T^FYKE * Le commencement douteux, car il ne parait pas |»ossible d’y lire SOTer/ mais les caractères suivants portent bien :

O Vjitinn MONE/æ. (Côté sud-est, ligne a5.)

I XOPT I V ; DENARIORVM OPTfio. . . et valeur inconnue de la lettre numérale y V. (Côté sud-est, ligne a8.)

: 5WXm = DECIMA OCTAVA Qfficina. . . puis trois lettres • numérales, faisant ensemble 70, et une quatrième, de valeur ignorée ; le tout Unissant par la marque du denier, Ne pourrait-on pas en conclure qu'il s’agit dans ces inscriptions de differentes sommes frappées ou fournies par les ateliers, d’une espèce de statistique monétaire? (Côté sud-est, ligne 38.)

• A^OCXE^AV * dirait alors : Première, officine 20 deniers; en bronze (Aeris), le nombre du V, quel qu'il soit? (Côté sud-est, lir gnebi.)

• ] >a fin manque; le commencement donne le nombre 9, — NOM). (Côté nord-est, ligne 16.)

\ V. Ce caractère, que je n’avais pas aperçu jusqu'à présent sur les planches corrigées, s'est retrouvé à la face nord-est, ligne 18, et doit être rétabli, par conséquent, sur le second alphabet que j’ai formé.

RECHERCHES NUMISMAT1QUES. 19U

d'après les signes de l’obélisque. Cet V n'est pas si rare sur les médailles celtibériennes.

; IEAE ; — PRIMA Officiua AE ris. (Côté nord-est, ligne 35.) Cette lônnule me parait tout à fait concluante.

; SEf-ETESE ; SECunda Officiua... SEnatus. (Côté nord-est, ligne 3C.) l.e TO reste encore dans l’obscurité. La même phrase revient exactement un peu plus bas à la même planche, ligne 58, et présente aussi beaucoup d’analogie avec d’autres légendes.

• F-'î'PE, • = DECIMA Officiua PO puü. (Côté nord-est, ligne 4p.)

; XTPV ; = DECIMA vel VIGES1MA PRIMA DENARLE Pec«uiœ MOneta. (Côté nord-est, ligne 4 ' •)

; AEAEBEAE ( == PRIMA O fficina \ssium OBO lorum DE narinrum. (Côté nord-est, ligne 4a-)

. . TETE, au milieu d’une longue période, doit signifier l’officine des tétradragmes. (Côté nord-est, ligne 5o.)

. . . TBESO : = DECIMANONA BESjûtm Officine. (Côté nordest, ligne 5a.)

On voit que j’ai soigneusement évité, dans ces extraits de l’inscription de Xanthus, les caractères les plus douteux encore parmi les savants, tels que les +, les I, les S, qui pourraient m’attirer trop de contradictions. A propos do +, j’ai déjà indiqué l’utilité qu’on pourrait tirer des inscriptions de l’ile de Mtnorque , où les caractères ordinaires des Romains se trouvent entremêlés des signes celtibériens et étrusques (i). Ainsi, dans lesdites inscriptions, nous trouvons un cas palpable où le + est à considérer comme le monogramme d’I et T. C’est un marbre blanc de trois pieds de hauteur , dont la partie droite a été séparée, et portant encore :

(1) • Inscription™ Romanes que existen en Menorca ; Nation, 1817. • Par le docteur Ramis y Ramis, de l’ Académie royale de l’Histoire.

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