MAR+O
Ainsi restauré par l'auteur, à l’aide d’autres antécédents qu’il a trouvés dans la même lie :
Quinto CAE eiiio PHILISfto vel Philistioni IVL1A Severa MARITO Optimo.
Un autre, motil' pour ne pas voir dans le + un simple T, c'est que ce T ordinaire des Grecs et des Romains se trouve déjà abondamment répété sur l'obélisque jusqu'à 453 fois. la 1 s + sont en outre au nombre de 1 35. M. Mioonot leur a donné la valeur du T dans ses alphabets étrusques et samnites (i) ; mais, dans sa paléographie des médailles grecques (a), il en fait simultanément Z et<J>. Dans la paléographie d’Eekhel (3), le + est aussi lé représentant de ces deux lettres.
l-e X et le JE y sont également assimilés au +. Quant au X, j’en ai déjà parlé à la page 34, sous le n° 93 ," quoiqu’il ne paraît guère sur les médailles celtibériennes. J’ai dit que Mionnet , dans son alphabet étrusque, le considérait aussi bien que moi comme douteux, et que, selon M. (î. F. Grotefend, il avait, pour les Grecs, la valeur du G. Il est possible, en eflet, qu'il ait servi sur l’obélisque pour marquer la septième lettre numérale, dont manquaient les monétaires celtibériens, et qu'ils exprimaient d’autre manière. Ce qui m'a fait croire
.{I , Description de médailles, etc. Recueil des planches, PI. XIX bit.
(2; Ibid. PI. XXXI.
(j; Doctrina uumorum, vol. I, pag. CIV. TAB. 1.
H ECU ERCHES NUMISMAT1QUES. 20 1
que le X équivalait à un H couché, c’est qu’on ne voit jamais cet H ordinaire sur le monument de Xanthus. L’H n'en demeure pas moins douteux aussi, excepté comme lettre- numérale. Dans ce cas leQ, dont on manquait absolument, était remplacé par HH — H + H = i6, le numéro qu’il fallait exprimer : ou bien par PI. Voir la page 84 . Pour <îc qui est du I, j’ai dit aussi, page 3 1 , que son extrême ressemblance avec le S ceitibérien des médailles, dont le premier ne différé qu en ce que son trait vertical ne se prolonge pas au delà des lignes horizontales, doit en faire aussi un E double. Aussi, parmi les lettres accouplées dont je parlais tout à l'heure, et qui se retrouvent 20 , ai et jusqu’à a 8 fois sur 1’obélisque, ou ne voit pas deux EE réunis Dans une seule occasion, trois EEE se suivent, mais dont .la signification doit être bipn différente.
Revenant aux inscriptions de Minorque, on y voit d’abord un usage si fréquent de I A pour I A ordinaire, que celui-ci fait presque exception. « KALMAIAS » = KAErWrtj MAIAS — prouve bien la valeur «J 11 K ceitibérien, qu'on voit aussi sur les médailles et sur le monument de Xanthus. On voit simplement K MAIAS sur une autre inscription, et sur une troisième : KAL MAIAS. L'A commence le mot d’AY- G tistum , dans un endroit. Dans un autre, trois caractères celtibériens entrent dans le nom de niAARI . l’un d’eux contenant le monogramme d’M et A, qu'il faut nécessairement lire de gauche k droite en cette occasion. M. Ramis croyait avec raison qu’il manque à la tin un O, pour faire pi.mario, à l’ablatif. Dans ICv/, qu'il explique trèsbien par ico, nous avons 10 ceitibérien \j. Le P, qu'il considère comme hii T, en lisant OCVT. . M est bien notre P. Un U nous raftpelle aussi la forme penchée de l’X surfes médailles et sur le monument de Xanthus, tandis que les autres lettres de l’inscription gardent la tendance perpendiculaire. L’C remplace une fois l’E ordinaire, comme sur les médailles. II V a quelque part le que j’ai mentionné comme incertain à la page a j, sous le n° ao, et qui m’a paru depuis un mo-
at>
Il KO IKRCHKS NU MISMAT1QUES.
imgramme composé de < et I, de sorte qu’oit serait tenté d'expliquer ee passage d’une inscription de Minorque : PR^T, par PRurtar Cl- T rrioris. Notre P celtibérien ne manque pas non plus sur l’un de ces monuments, ni les ligatures connues d’A et K, d’A et N. L oti y retrouve encore l"1 celtibérien de ma |>age 53. M. Ruinis s’esl ligure qu’il y avait là un K en sens contraire, et manquant du trait obliqur inférieur; mais c’est bien la forme particulière de l’V romain, que montrent les médailles celtibcrieunes et l'obélisque de Xanthus. Ainsi dans l’inscription : |. 'IICANO, il faut voir le nom de I itlins VICANux, à l’ablatif.
Il y a aussi une grande analogie entre les inscriptions de Xanthus, les médailles eeltiliériennes et une hune île ptunib, qui a été trouvée au mois d'août iHij, lors d une excavation pratiquée aux environs de Castellon, sur une hauteur appelée i’uehol. Ce monument antique fut recueilli par M. de Portefaix, chef politique à cette éjioque de la province de Castellon, et envoyé par lui eu présent à l’Académie espagnole d’archéologie, à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir. En outre, M. de Portefaix transmit à l'Académie un mémoire manuscrit et détaillé sur cette intéressante découverte, dont je dirai aussi quelque chose, malgré les difficultés qui se présentent, provenant en grande partie de ce que l’inscription a été tracée à la hâte et d’une main peu assurée. Elle a été dessinée d'après l'original, avec la plus grande exactitudeet dans ses dimensions naturelles, à la PI. LXXXI, n° i.
l,a première ressemblance qui saute aux yeux provient de la division des phrases ou périodes, renfermées, au commencement et à la tin de chacune, par des points mis l’un sur l’autre. Il y a cette seule et insignifiante différence, que sur l'obélisque on n’employait que deux points, tandis qu’il y en a trois sur la lame de plomb : excepté à la fin, où l’on s’est contenté aussi de deux (Kiints.
RECHERCHES N CM ISM ATIQU ES. ’ÜO
Les caractères purement celtibériens des médailles espagnoles, ipi'oi» retrouve sur cette inscription, sont les suivants :
P' et r“ = IN, (jui se présente environ a3 fois, t = E, 1 3 fois.
P = P, 10 fois.
N et K = N, 8 fois.
't' = O, 8 fois, t = O, 8 fois, j = Z as S? 8 fois.
9 = O, 6 fois.
I = I, 6 fois.
y -- A renversé, = (), 5 fois.
< — CV, 4 fois.
A = A, 3 fois.
© = O, 3 fois.
‘t’ = O, 3 fois.
Z = S, 3 fois.
C = C, 2 fois.
P mal formé = P, a Ibis, b = P, a fois.
V = V, t fois.
9 = O, 2 fois.
T = E, î fois.
© = O, a fois.
♦ = 0,1 fois.
A = AD, i fois.
* = DKNAR1VS, i fois.
£ = S, i fois.
O =(),i fois.
H = H ? i fois. - .
•204 RECHERCHES N UMI8MATIQUES.
I ==• X, i fois.
M = M, i fois.
Z — S, I fois.
A = A, i fois.
-T- = S, i fois.
Q = O, i fois.
Reste seulement une douzaine de caractères plus ou moins dissemblables de ceux des médailles celtibériennes, ou plutôt si mal tracés, comme on le voit, qu'il devient difficile d'en fixer la véritable portée. Tels sont surtout quelques monogrammes, qui ne reviennent guère qu’une fois chacun. L'un cependant, à la troisième ligne (3i' lettre en comptant de la gauche), parait trois fois, savoir, en outre, à la première ligne, a»' lettre, et quatrième ligne, j' caractère. Il ressemble à I T = E si connu déjà, mais présente un quatrième trait vertical et parallèle aux trois autres, qui devient fort embarrassant. In autre monogramme contient un I dans un V, qui nous laisse indécis s’il faut y voir une ligature ou bien des lettres numérales. I n autre (première ligue, t5* caractère), parait contenir deux 1 1 = SS.
Ce peu de mots suffiront peut-être à établir que l’écriture de cette lame de plomb est la même que celle des médailles celtibériennes et de» inscriptions de Xantbus en Asie : écriture particulière des monétaires romains. Il s'agit également de plusieurs hôtels des monnaies. Par exemple : : = PIOIN = DECIMA SEXTA O/ficino
Wtnrioris. A la PI. XXIX, ti n i, l'on trouve aussi la légende PlOi*’, qui signifie exactement la même chose, puisque l'9 et l’O sont alisolument synonymes. J’ai déjà démontré, nommément à la page 84, qu'au défaut du Q, l'on exprimait le numéro d’ordre i fi par Pet E Bientôt on verra la même chose dans un autre chapitre, sur une médaille gauloise portant 3DH , qui se lit de droite' à gauche : Pecimn xe.rta
Officina. Une autre période de cette lame de plomb porte • tAVr^'T' j — EAOINO = Quinta argent i oscensis interivris officina, ce <|ui, malgré la transposition, répond parfaitement à la légende de ma médaille PI. XV, n“ 7 et H : fcVA't'F'P = Et )AOINP = Quinta Officina argents oscensts interibris provincial. Deux fois, — troisième et quatrième ligne, — on trouve 9 ÏU = OSE = Officina • S Enatns , et précédé eette seconde fois par f'KA --- IN QVINTA A rgenti. .. faisant i n tout : In f/uintii argenti officina senatus. En somme, toute l’inscription parait se rap|«)rter aux officines de la province intérieure, qui, suivant d’autres indices, aussi, servaient au monnayage du sénat romain.
'I. de Portefaix parle aussi dans son mémoire d'un vase antique en argent, qui fut trouvé dans l’année 1618 parmi les ruines de la laineuse ville de Ca&tulo ( hodie Cazlona), et portant gravés les caractères suivants, qu’il considère, avec beaucoup de raison, comme provenant de la même source que ceux de sa lame de plomb :
APFPrit fôWFl‘.
V elâzquez et Erho, dans leurs ouvrages déjà cités, ont donne des ligures -de ce vase, que je n’ai pas vu moi-même, et dont, par conséquent, je ne puis pas garantir la représentation exacte. Cependant elle me parait telle, du moins pour la seconde partie, où je Us ;
= OPrio QVINTAE OVficinac îinmorum.
A propos de l’ouvrage d’Erro, je dois ajouter qu’il comprend aussi quelques autres inscriptions et fragments, tels que la pierre de Clunia, ligurée de deux manières différentes et par conséquent douteuse, une autre pierre trouvée à Sagunte, qui ne l’est pas moins; un couvercle en jKJtcrie, dont l’inscription : A«IJX<rb parait bien eeltibcrienne, mais probablement fort incomplète, etc., etc.
Dans la dissertation susmentionnée du prince Pio sur les poteries de Sagunte,. l’on voit de même la représentation trop amoindrie de
Mi H ECH KRCI I ES M M ISM ATIQI ES.
trois inscriptions lapidaires, cel libérien ries sans aucun doute, mais défectueuses par différents caractères effacés, comme par l'inexactitude probable des copies. Cependant on peut y voir asse/. pour se convaincre qu'il y avait là aussi des enseignes indiquant les ateliers monétaires. Sur l'une de ces pierres on lit très-bien. . . WXASWS— IN DENARIORVM AS sium ISterioris Spaniœ,... etc. Sur une autre : ... rfcf04^A=rIN QVINTA Officina {itérions N umorum \rpenteorum.
Il me parait assez naturel que les artistes employés aux hôtels des monnaies exécutassent aussi d'autres objets d'art plus ou moins analogues à leurs talents, en y apposant l’indication, en caractères eeltiberiens, de l'atelier qui les occupait. Ainsi, -l’on expliquerait facilement un petit bijou en or qui a été trouvé dans les terres de M. le marquis d’Acaptilco en 1842 , et dans un endroit qui s'appelle Torre de A Icar/ir, où i) va des ruines antiques et un fort délabré. M. le marquis a bien voulu me confier cet intéressant objet, pour le faire dessiner et graver. On en trouvera la représentation exacte à la PI. XXXIII, figures i , a, *4, sous différents aspects et de grandeur naturelle. 1 je n w 2 , qui montre cette image de profil, paraît indiquer qu elle a été attachée à- quelque autre vase précieux, dont elle formait l’anse. A la quatrième ligure, on voit en grand l'inscription du rouleau :•
MHMA
qui se lit dans l’ordre aratoire, la première ligne de droite à gauche : QVINTA Officina N umorum... IN ferions ; la seconde ligne de gauche à droite : PH PM A, qui restera douteuse, comme toutes les légendes en* tachées de cet H énigmatique. J 'ai déjà parlé du monogramme H sous le n° 3ao à la page 64, dans la supposition qu’on pourrait y lire ÆP. Si l’on trouvait cette conjecture admissible, on lirait avec une légère in-
II ECI 1ERC1 1 ES NÜM ISMATIQÜES. 207
terruption dans la première ligne, qu’il est difficile «le Combler : fjuintn Officina Numorum... Interions Pr ovine i (te Aerèœ Pecnnùr Monetai Argenteœ. A la même page 63 se trouvent d’autres monogrammes analogues, sous les numéros 3 19, 3a i et 322,. qui doivent être comparés à l’H en question. Du reste, j’ai déjà observé, à propos «le ce même bijou, que si l’on comptait ici ce V dans l’ordre alphabétique, il faudrait y voir fa vingtième officine. Voir la page 65.
Dans le journal illustré de Leipzig (i), j’ai vu aussi la représentation d'un sphinx antitpic, dont la base contient une inscription «pii me |>araît évidemment celtibérienne. L’auteur de l’article explicatif «le la même feuille, M. C. Schmitz d’Heidelberg, ne dit rien delà destination qu’a pu avoir ce monument, probablement parce qu’il se réfère à d’autres explications publiées dans le journal «le Leipzig, en février 1847, que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir. Il eût été aussi convenable «le représenter l’objet en question sous ses quatre faces, puisque toutes les quatre contiennent unepartiede l'inscription, qu’011 a résumée ensuite dans une seule ligne, PL LXXIX, n tt 8. Or, dans celle-ci, il y a de notables différences entre les sept lettres, qui répondent à celles qu’on a figurées sur la base de I’iiii «les cotés du sphinx et celles qui font partie de la ligne suivie. Sur la base on lit parfaitement les caractères celtibériens :
Mars ce n’est )>as la même cliose qu’on retrouve aux endroits correspondants de la ligne suivie; d’où naissent inévitablement des doutes sur l’exactitude de celle-ci pour tout le reste, c’est-à-dire pour les inscriptions des trois autres côtés de la base, rjui n’ont pas été des-
(Ij lllustrirtc Zeitung, n“ 301. — Leipzig don 7 april lâls), pages 223-224.
20H UECHKRCHKS MJMISMATIQl'lES;
sinés à |Mit. Cependant il me parait que vers le eeutre de la ligne ou
a bien lu - , , i
... 433qase...
signes évidemment dirigés de droite à gauche, connue toute 1 inscription, et qui, retournés dans l’ordre opposé, nous donnent ÔdËPESF = OSEPESP = Offivinu SKPfi7«« ERPenVp/ hôtel des nioimaies où eet objet d'art aurait été fabriqué. (Voir, pour l'explication de ces caractères, les n" t3j, a4o, 7". tcja, 5y, aag et uj4 de mon rliapitre III.) ‘ .
Il me semble qu'il y avait là le laite ou le couronnement d une enseigne militaire romaine. Ce long apjjendiee, carré et déjanirvu dOrnémentsy qui vient sons la base du sphinx, devait, sans doute être emmanché dans l'haste sans qu'il fùtilestiné à être mi après l'achèvement de l'enseigne. Dès lors, il n'v aurait rien à conclure du site où cèt objet a été trouvé (la Transylvanie). Les aigles romaines se promenaient par tout le monde connu.
■ lin journal parisien, l’Ilu'stkation, dans son n" 288 du ■>. septembre 1848, a représenté aussi différents bijoux d'or massif trouvés ru \ alachic, dont le dernier, sorte de bracelet, contient une inscription que j'oserais presque revendiquer, comme appartenant h l'alphalsel eeltibérientiré des médailles. Il y a siirl'unneaii, ligure à la PI. 1AXI\, u" 4, sens dessus dessous, comme dans le dessin original :
mfm(i) hfilfx- =
XAOFICUIP... HFIPEV
bu premier coup d'œil, 011 m’acvOrdera que ce* oaraetèrcs ressemblent infiniment plus à ceux des légendes eeltibéi iennes qu'à ceux de
I) Ce P- dans le dessin , est combine nvec un Irait perpendiculaire qui se eouTnud en haut avec l'ombre, mais où l'on |n>urrait voir le ninungramiuc de T ajouté ou P . •t qui ferait CT. et avec lit précédent OPI10 •
R RC 1 1 K RC H KS N U M ISM ATIQÜ KS. î* )')
I alphabet grec, dont l’auteur de l’article en question s’est servi pour expliquer cette inscription. Notez surtout ces lettres si fréquentes pour nous : 4*, h. Le résultat obtenu par cet auteur se réduit à
«•ette phrase : « K ocré, koe pi né , prends et bois! » avouant « que la place de cette inscription serait bien plus naturelle sur la eoujie que sur ce cercle ou anneau ; mais j’expliquerai, » dit-il, « cette bizarre circonstance, en supposant que cet anneau, qui peut s’ouvrir et se fermer (i), était passé dans les anses de plusieurs coupes et servait à les réunir, de manière à pouvoir offrir toutes ensemble au donataire les coupes d’un certain nombre de convives. » C’est ingénieux, niais je crois qu’il faut lire en latin : DfiNARIORVM PRIMA OFFICIam OPT/ o, etc. L’éternel obstacle de l’H, dont la valeur est demeurée douteuse, s’oppose encore à l'explication du reste.
Feu l’évêque Münter, savant antiquaire de Copenhague, avec lequel j’ai eu l’honneur d’entretenir une correspondance trop pronq»tement interrompue par sa mort, m'avait transmis, entre autres de ses publications, une épitre à M. d’OuvarofT (a), où se trouve une inscription étrusque, dans son opinion, dont on trouvera la copie PI. LXXVII, n® 9. C’est une nouvelle preuve de l’importance des monogrammes ; car si le savant évêque avait fait attention à la liga-
(I ) C'est bien le cas d'un bracelet.
(2 Fftinenici Mcsteri, episcopi Selandûe, Kpi$t<»la ad Scrgium ab Ouvaroff,... de iminumentisaliquot veteribuB... penes ae exstantibut. Ha(niæ> MDCcomi. Voici l’article de fauteur exactement répété :
< Est milii alia quoquetegula sépulcral is Yoluterrana, qnam verboatligisxe sufficiat. quant non nisi præimnien SIX apud Etruscos Jinud raro obvium, iu ea legatur ; cætcra. fracto lapide, desunt.
Quantum vero vellem, ut antiquissimam inscriptioiiem in fragmento ollic, sine dubio, cineraruc, explicare pnssem. Scd mnm a mca tentamina in vniias haetenus abierunt auras. Quamobrcm ram Tint qualis est (et prioium littcrarum a pires interi&Bc fractura ollæ, facile on imadverteft), pictarn sisto. Ti vero, Vu amh.I'-sime, nostriqur collegædoclissiiui, bac de rc videbitis, si forte adhibitis luminibus iis, quæ Goriinuitijue Liruius praferunt, probabili aliqua conjectura sensum ejus assequi poteritis. .
K KCHERCH ES N U M I SM AT1QL ES.
tured'uu 1. et d'un I qu'il y a dans le -neuvième caractère, à compter de la droite, comme cette inscription doit être évidemment lue, il \ aurait aisément vu le mot FIIJVM, dont les cinq antres lettres, y compris les deux points de la terminaison : tM... VM ; ne présentent aucune ilillieulté. Les )A, retournés, pourraient faire le eommenccment deC \ritsunum, et les caractères de la partie fracturée : Wl, des lettres numérales.
I) y aurait aussi quelques observations à faire sur l’inscription «l'une ligure, considérée Comme étrusque, «pii a été représentée dans le Muséum Continent* (Rout e jtnçr.t,), et «|ui a été acquise plus tard pour le musée de l.eydc, dont le conservateur, M. L. J. F. .1 a lisse n, à publié une description (i). A la troisième planche de son ouvrage, n“ 3a, on trouvera cette inscription isolée, «pii ne diffère de celle «pii est gravée sur la cuisse du soliiat dans le muséum Cortonense, PI. i y, «pie par une solution de continuité dans les grands monogrammes des neuvième' et dixième signes, à compter de la droite. Toute cette légende arrondie doit être lue de driiite à gauche, et non BOÏ2Tj>0*É40N , comme a «lifGoripà (L. C., pag. a5), et après lui M. Janssen. flirt ce dernier Savaut, on ne trouve «pie des lettres simples, qu'il expliipic |Kir T/iucer Hermenat Turuec ; mais, sur le bronae ligmé dans le musée de Cortonc, on distingue parfaitement deux monogrammes, dont l'un contient les lettres qui (ont de gauche à droite MOK, et
qui se retrouvent séparées sur les médailles celtibérieimes et sur le monument de Xanthus : sur les monuments étrusques, an contraire, on ne rcneontve pas cet 'F. I <c second monogramme, qui suit immédiatement, contient les lettres M et A. Il est bien possible que les traits qui réunissaient ces ligatures aient disparu dans l’intervalle, ou pa»; l'usure «lu transport à Leyde. Si l’œuvre de cette statuette provenait des monétaires romains, on pourrait voir dans les deux pre-
(I) Musei l.ugduno Katuvi Inscriptmnrs etrusvir; laigdani-Bntavorum, 1S *0.
RKCHERCHKS NUMISMATIQUE 21 1
mièm lettres : V et 0, expliquées par THV, l'iiuliration cT une O fjicina Quinla. .......
Ue sont aussi de simples conjectures qui m'ont induit à faire calquer à la PI. LXXVH, n“ to, un petit bijou publié par M. Gesemus(i), et «huit l'inscription se compose exactement <le caractères identiques aux types que j’ai fait graver d'après les médailles ccltibérieiiucs :
d-Wf.
I.a lettre numérale ¥, qu’on retrouve sur le monnayage dObulco, est surtout remarquable. Çet éminent auteur dit cependant qu’il abandonne aux archéologues l’explication des figures, mais que l’origine de cet objet lui parait persane plutôt qu’égyptienne, et la légende phénicien he.
On voit encore des traces de la forme particulière aux caractères, celtibériens, sur une inscription du temps de l’empereur Vespasien encore inédite, et formant la PI. LXXV du recueil. Ce monument en marbre noir de six pieds de hauteur a été trouvé à la OaroHna, l'une des nouvelles colonies de Sierra-Morena, et transporté à l’Alcazar on château de Séville, où il fut copié d après l'original, au mois de mars i H i f», par le père de l'antiquaire actuel de l’Académie royale de l'histoire, M. Delgado, qui à bien voulu me permettre de le faire graver, fl v a quelque chose d’élégant et d’agréable dans la tournure de celle phrase : ' ' •
VIAJS. JLVG\STâM. sa. IA\<>
AD OCEANVM. BF.FK *
cit. postes. pEar.
VF.TEHES. RESTITV IT.
(I) Scripluræ linguæque pbœDinæ Munumeuta, pag. 221, cl volume des planches, tab. 28, fig [.XVII bis.
*2 1 *2 RECHERCHAS N U M IS M ATIQU ES.
Mais l’im]>ortance de cette inscription consiste en ce qu’elle détruit une erreur généralement reçue, d’après laquelle il y aurait eu primitivement à Cordoue un temple de Janus, sur l'emplacement de la vaste mosquée dont on a fait en partie une cathédrale du temps de l’empereur Cliarles-Quint. Cette idée d’un temple de Janus était venue de ce qu’on avait trouvé enfouies, dans cette mosquée, deux colonnes mil* lia ires en marbre dans l’année i53a, avec, ces deux inscriptions :