‹ Recherches numismatiques, concernant principalement les medailles celtiberiennesChapitre 8 sur 83 · V ( la précédente lettre £, couchée sur un piédestal · texte numérisé non relu

V ( la précédente lettre £, couchée sur un piédestal

бб. fc (abréviation de l’E ordinaire, moyennant le retranchement du

trait horizontal supérieur). lies savants sont d’accord pour attribuer à ce caractère et à ceux qui suivent, la valeur de l’E; et véritablement les faits abondent pour déterminer ces concordances. Ainsi l’b remplace l’E dans la légende MEAr** 1 ??, PI. XI, n* g, etc.

(>7. I ! (abréviation du E, n° (io, par l'omission du trait oblique supérieur). C'est l'un des caractères les plus fréquents; et sa valeur apparait dans plusieurs variétés de la PI. XI, susmentionnée.

(W. K (diffère un peu de I P précédent par le trait arrondi d'en bas, qui pourrait donner lieu à supposer ici un monogramme). Mais cette lettre se présente rarement.

(>q. P (autre abréviation de PE). 11 était assez naturel qu'une fois qn’on eut adopté ces autres diminutions de l'E au moyen des b et P, on s'appliquât à donner à cette abréviation une configuration plus symétrique , et pour ainsi dire complète, telle que l’P. Si le docteur Arkndt y a vu un K, c'était pour obtenir, dans la légende O^rP, le nom d’OSKa ; et, certes, il y a eu bien peu d'interprétations aussi plausibles, dès qu'on voulait expliquer les légendes celtibériennes par des noms de villes. Quoi de plus probable alors que la ville d’Osca, qui effectivement a donné son nom à cet Argcntum oscense, plusieurs fois mentionné par Tite-Live?

Du reste , l’équipollence de I P et de l'E résulte suffisamment du seul fait que cet P remplace l'E de la légende MEAl*^, PI. XI, n° 10. Dans ce groui>e si rielie, la seconde lettre est exprimée alternativement par E, E, 6, E, P, P et P (qui suivra immédiatement ci-après). Voir la PI. XI tout entière; PI. XII, n“ 1 et a ; PI. XIII, n" 1.

70. P (abréviation de l’E et de l'E , d'après le même principe qui

vient d’être établi pour le caractère précédent, p, dont les traits horizontaux montent ici obliquement vers la droite : la preuve ayant été fournie déjà ci-dessus).

71. vp (l'E couché et exhaussé sur un piédestal). A l’exception du

T, n* <»5, qu'il remplace fréquemment, il n’y a pas de faits concluants pour établir, à priori, la concordance de ce ca-

ractère avec l’E; mais il faot se contenter de cette considération, que, dans l’explication d’une foule de légendes, eet Y s'adapte toujours parfaitement à la valeur de l’E. — Velâzquez en fait un psi, mais du moins il s’en tient là , tandis que Sestini (i) lui donne simultanément la valeur du psi et celle du rho. MM. Groteff.nd et oeSaulcy se sont avec raison déclarés pour l’E, commun aux Grecs et aux Romains.

72. Y (parait, dans plusieurs groupes, en remplacement de 1 ' L H précédent). Il suffit de comparer les n“ i et a de la PI. XI, VII. Quelquefois on trouve un H', qui diffère fort peu du Y.

j 3 . Y (remplace l’Y dans une variété inédite de ma collection). PI. XLVI, n° a. Et ce caractère, couché et exhaussé, répond indubitablement au

74- t de Velâzquez ( 3 ), que je n’ai pas retrouvé; de même que M. de Saulcy a rencontré un

7*1. -E, qui est évidemment l' Y n° 71, couché.

Nous arrivons maintenant aux E doubles, si l'on peut s’exprimer ainsi, contenant tout à la fois les S et les 3 , l’un partant vers la droite et l’autre vers la gauche : lettres immuables par conséquent , moyennant le double emploi de la ligne perpendiculaire.

7<i. I. Très-fréquent en J.ycie ( 3 ), et synonyme des caractères suivants des médailles celtibériennes d’Espagne, quoique, dans celles-ci, le trait vertical soit ordinairement prolongé au delà des lignes horizontales.

77. I , très-fréquent dans plusieurs groupes, où il est souvent remplacé par les lettres qui suivent, jusqu'au n" 84-

(1) Loco cil., pag. 89.

( 2 ) l. e., PI. V, quatrième epsilon.

(3) Charles Fellows, IHtcovtries in l.ycia, 1840.

32 HECHKRCHKS NUMISMATIQURS.

Page 1