RECHERCHES NUMISMATIQUE 24 I
Ç' .. DH4M (i).
.. ÔH4M(Q. .
Comme lettres numérales, ainsi que je l’ai déjà dit (|>age 84), le» P réunis à I annoncent une seizième officine, au défaut du Q, dont on manquait alors. Ce fait est confirmé par la médaille en question, qui se lit aiusi : NdFKCl = PIOFK.O = DECIMA SEXTA OŸficma Knratvr Obolorum . De même à la PI. XXIX, n° i, on voit MOI** = PIOIN, pour DECIMA SEXTA OJficino IN tenons. Sur d’autres médailles celtibériennes, on a exprimé le nombre tfi par illi, 8 + H. M. Gésénius y avait déjà vu des lettres numérales, quoique d’un autre genre. . ;. . •
Et à propos des médailles de Marseille, ajoutons, pour ue pas l’ou- Idier, qu’il y a une infinité de cas où les caractères isolés, dans le champ, et dont je m’occuperai plus tard, doivent être interprétés j la manière celtibérienne. Mon peu d’érudition est peut-être la cause que je ne connais aucun auteur qui ait traité jusqu’ici de cette matière, et voilà pourquoi je remets ce travail jusqu’à meilleure information, ■l'observerai cependant que, dans le bel ouvrage de M.' de la Saussat c sur-la numismatique de- la Gaule Narbonnaise, il n’est guère que» bon de cette matière. Dès àprésent je donnerai, en attendant, quelques exemples tirés des descriptions mêmes de M. de la Saussaye.
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A sa page a t, n* i fa. « A et KTIA : . » |’A pour lu première officine» et le reste pour Kur<itor Ÿtcunût ArgentetK, — . n” 1 36- « A " pour la quatrième ofOcine, soit qu'qu
suive l'ordre de l'alphabet celtibérien ou de l'alphabet grec. ? A l’exergue : s AAA — QVARTA A ssiurit D enariorum (oflicina’l.
(t) Di u Sa estera, Numismitiqua de la Gaule Natixamabe. pages 92-95. Pt. Mil, art. Ustci. -• - ’
242 RECHERCHES NUMJSMATIQt'ES.'
. n" 4 o 8. « + et E » [Kiiir (\fjicimi QVINTA.
— al, n" 180. « N » ou treizième numéro Je l'officine, tant romain que grec. * OAE, » Officine A Km.
I j Revue numismatique Av Blois (i) contient un article fort intéressant sur une médaille jusqu'alors inexpliquée, mais qui se rencontre fréquemment en France. Klle porte: AH. HA, qui se lit de droite à gauche, et répond, suivant l’auteur, à aHU, en caractères grecs. J1 y trouve en conséquence le nom d’AGEDincu/n Senonum, hodie Sens... Mais il faut voir dans le texte même comme cela est habilement déduit. Cependant il y a un obstacle invincible : le point au centre, qui ne lui est pas échappé dans sa description de la légende, et qui partage celle-ci en deux pnrties. Il n’est donc pas permis de lire ici d’une manière suivie : AGED. Au contraire, ce même point nous devient très- favorable, en considérant cette légende comme ceHihèriennr.. En effet, je me suis servi de mes poinçons, formés d'après les médailles, pour la copier ci-dessus avec In plus grande exactitude. J'ai déjà dit que, lorsque «leux caractères qui devaient être lus séparément, se trouvaient dans le cas d'être susceptibles d'une combinaison qu'on voulait éviter, on les séparait quelquefois par un point : comme à la PI. XIV, n" lu, où le second T aurait pu se lier au P, faisant EP, ce «pt’nn ne voulait |>as; et voilà le motif de séparer ivs deux signes par un point , parce «pi’il fallait lire dans la légende : ’PT.FXM = QVINT A E.r tenons Provincial DRNARIORVM Moneta. De même, dans la légende «pii nous occupe, et qui, retournée vers la droite, fait : AI* . HA = AP.IID, le P aurait pu se combiner avec l’H, au défaut du point; mais il faut lire : PRIMA P ecunùr JErete Dc/inriie (scil. oflidna) ; formule cdtibérienne des pins communes.
(I; Cahier de mai et juin, année 184 4, pages 165-169.
RECH KRCHKS NU M1SMAT1QU ES.
ATINUSt LliCANlifc.
Mionnet a attribué à cette ville une médaille proliahleiueiit unique du l'abinet Hunier , qu'il décrit ainsi en la lésant de droite à gauche, et la supposant grecque (i) :
« Tête de Pallas.