CHHARAZO PES HE ORCH
Lécithine Acide stéarique + C$ H° 06 P + C5 H45 O* Az Acide Neurine
glycérophosph.
Ce qui serait vérifié par les remarques de Marino Zucco et de Martini (Arch. ital. de Biol., t. XXI, 1894, p. 437) qui considèrent l’acide glycérophosphorique et la neurine existant dans le sang comme les produits de décomposition de la lécithine.
La suite de l’article de Weigert, au lieu d'éclairer ce qui précède, tend à l’obscurcir complètement. Weigert prétend avoir rencontré dans le sang à côté de ce processus destructeur des substances solubles dans l’éther un autre processus qui les ferait, au contraire, augmenter :
« On prend des globules qui ont été séparés du plasma à une température inférieure à 17 degrés, et on les purifie par centrifugation et lavage avec une solution de NaC}; les globules traités immédiatement par l'alcool renferment 0,428 pour 100 d'extrait éthéré. Les globules restés quarante heures à l’étuve avec une solution à 1,5 pour 100 de Naf] contiennent 0,454 pour 100 d'extrait éthéré.
« De même, du sang complet traité immédiatement renferme 0,302 pour 100 d'extrait éthéré.
Le même sang, resté vingt-trois heures à l’étuve, renferme 0,538 pour 100 d'extrait éthéré.
En même temps que l'extrait éthéré augmente, on voit aussi augmenter les acides solubles dans l’éther. »
De toutes ces expériences plus où moins contradictoires, Weigert üre les conclusions suivantes :
1° Dans les globules, 1l y a des substances solubles dans l’éther dont la quantité diminue par un séjour à l’étuve ; |
2° Les acides solubles dans l’éther augmentent à l’étuve ;
si te substance soluble dans l’éther qui disparaît à l'étuve n’est pas de la graisse ;
4 Dansles globules, comme dans le plasma, il existe à côté du processus qui détruit les substances solubles dans l’éther, un autre processus qui en produit.
On conçoit que, devant des conclusions aussi différentes de celles de Cohnstein et Michaelis et aussi peu concordantes entre elles, 1l soit difficile de se faire une idée nette de l’utilisation des graisses du sang. De nouvelles expériences nous ont semblé utiles, : et nous nous sommes efforcés, M. re et moi, a fixer les Robe suivants : LULU
° Dans un séjour à l’étuve, et dans des conditions
d’asepsie parfaite, la graisse du sang diminue-t-elle? :
2° Avec quelle vitesse diminue-t-elle ?
3° Que devient-elle ?
EXPÉRIENCES PERSONNELLES
Conditions expérimentales. — Nos expériences ont été faites soit avec du sang de cheval, soit avec du sang
er de chien. Les animaux auxquels on prélevait le sang étaient tantôt à jeun, tantôt en pleine digestion. Le sang était généralement recueilli dans la carotide ou la fémorale et conduit dans un flacon à trois tubulures du modèle usité dans les laboratoires de bactériologie pour la récolte des sérums thérapeutiques. Des fragments de baguettes de verre déposés au préalable dans le flacon permettent de défibriner immédiatement le sang par agitation ; le liquide était ensuite répari dans des vases préalablement tarés. Pour obtenir du sérum bien débarrassé de globules, on centrifugeait soit le sang défibriné, soit du sérum exsudé d'un caillot. Tous nos appareils étaient stérilisés au préalable. Les échantillons placés à l’étuve ont tous été soigneusement vérifiés au laboratoire d'hygiène de la Faculté de médecine de Lyon, avant le dosage, au point de vue bactériologique, par un examen immédiat au microscope et par un essai de culture. M. le professeur Courmont nous permettra de lui adresser l'hommage de notre profonde gratitude pour son bienveillant accueil. M. le D: Lesieur, chef des travaux du laboratoire d'hygiène, voudra bien aussi accepter nos remercîments pour l'appui qu’il nous a si obligeamment prêté de sa ‘compétence bactériologique. |
Nous ne publions ici que les résultats donnés par des échantillons absolument dépourvus de microbe.
À l’étuve, les échantillons de sang restaient dans des conditions aussi physiologiques que possibles, ils étaient placés dans de grands flacons de manière à assurer la présence d’une grande quantité d'oxygène (5 litres pour 100 grammes de sang), lesquels flacons n’étaient bou-
chés qu'avec de la ouate pour ne pas gêner la cireulaüon de l'air.
La température de l’étuve était réglée à 37 degrés; elle ne s'est Jamais élevée au-dessus afin d'éviter toute altération du sang, par une température trop forte.
Comme nous l’avons exposé, le dosage est effectué en épuisant le sang ou le sérum par l’alcool à 95 degrés bouillant; après distillation rapide dans le vide de l'alcool nous dosons dans l'extrait alcoolique :
a) L'extrait éthéré (éther absolu) ;
b) Les acides organiques hbres (acides gras et autres);
c) Les acides organiques combinés à l’état d’éthers (ces éthers étant pour une bonne part constitués par des corps gras, puis par des lécithines, enfin par des éthers de la cholestérine, etc.).
d) Les acides organiques combinés à l’état de sels (y compris les savons).
e) La glycérine.
Modifications de l’extrait éthéré dans le sang total ou défibriné.
Sang de chien rendu incoagulable par une injection de peplone.
Alcal. .
de AC. org. AC org.
Ext. eth. l’extr. combinés combinés 0/0) alcool. à l'état à l'état Ac. org,
au d’éthers de sels libres Gly.
SO4H2 0/00 0/00 0/09 N10 Immédiatement après latsaionte ti ttacettb;79 20259234 1000,031 0 320800 Après 96 h. à 36° en présence de l'air . 2,025 2,9 0,700 0,816 0,507. 0,0
Après 96 h. à 37° dans EAGLE MA ELA TT SR AT) mo 4,200 0,572 0,334 o,0
Sang défibriné provenant d’un chien à Jeun depuis 21 heures.
Ac. organ. combinés Ext.éth. 0/00 à l’état d’éthers 0/00
Immédiatt après la saignée. 5,100 4,09 Après 216 heures à 37°. .. 0,900 0,72
Modifications de l'extrait éthéré dans le sérum Influence de la centrifugation.
Sérum de cheval recueilli 20 heures après la saignée (le sang élait mainlenu à 8-12 degrés).
AC. organ, AC. organ.
Ext. éth. combinés combinés Act. org.
à l'e, d’éth. à l’état de libres
0/00 0/00 sels 0/00 0/00 Glycérine ANANÉ ss lit 14:02 3,05 0,21 0,40 néant.
Non centrifugé . . } RUE Après 48 heures à 370. | 1:94 04 cs 0:9 Avant Hans ;00 2,90 0,29 0,93 — Centrifugé . . . * { 3.85 2,78 0,29 opte
Après 48 heures à 370. ]
Coxczusions. — 1° L’extrait éthéré diminue dans le sang conservé asepliquement à l’étuve ;
2° Les acides organiques combinés à l’état d’éthers diminuent et si l’on compare la diminution de ceux-ci de 4 gr. 23 à 70 centigramimes, à la teneur en corps gras, lécithinest du sang, on voit que la diminution doit porter et sur les corps gras et sur la lécithine ;
3° Il n’y a pas augmentation en quantité équivalente ‘ de l'acidité de l'extrait alcoolique, de la glycérine, des acides gras libres ou à l’état de savons ;
1 Hoppe Seyler, loc, cit, Abderhalden, loc. cit.
PR; Spore
4° La présence de l'oxygène est nécessaire. La diminution de l'extrait éthéré estinsignifiante dans un échantillon conservé en tube scellé, soumis au préalable pendant deux ou trois heures au vide de la trompe.
5° La diminution des éthers in vitro paraît liée à l'existence des globules du sang. Elle n’a pas lieu ou elle est extrêmement faible dans le sérum pur débarrassé de globules par la centrifugation ; elle a lieu, quoique atténuée, dans le sérum recueilli à la suite de la coagulation et contenant encore des globules. Ce qui prouve que si les globules renferment l'agent de la diminution de l'extrait éthéré, le sérum renferme des substances qui disparaissent (très probablement des corps gras.)
Nous nous sommes alors préoccupés de la vitesse avec laquelle l'extrait éthéré disparaît in vitro dans le sang, afin de nous rendre compte de l'importance que peut avoir ce phénomène dans l’utilisation des graisses par l'organisme. Pour faire cette recherche, nous avons. effectué de jour en jour des dosages sur du sang laissé à l'étuve.
Sang défibriné provenant d'un chien, six heures après
un repas de graisses.
ac. organ, ac, organ.
Ext. éth. comb. comb. ac.
0/00 à l’e. d’e. à l’e. de organ. glyc.
0/20 de sels libres
Immédt apres la saignée, , 6,70 4,982 0,60 0,200 »
‘Après 48 h. à l'étuve. . . 3,80 2,360 0,693 0,290 » — 96 h. — root rmi0 17 010780) 0,820) fe) 1440). — :, «\12,40:12.200 0,840, 0.450 ., 9 — 192 h. — POI MÉ:60 10,70 107000 10,028 "0 — 192 h. — dans le
vide. 6,o1 » » » »
Conclusions : 1° La vitesse de diminution de l'extrait éthéré dans le sang va en décroissant, à mesure que le poids relatif de cet extrait diminue.
2° Cette vitesse (1 gr. 5 pour 100, par litre et par vingt-quatre heures) ne saurait être comparée avec celle constatée par Rôhrig ‘ pour la diminution -de l’extrait éthéré du sang d’un animal vivant.
Ce qui fait que ne sachant pas si les phénomènes se passant in vitro à l'étuve sont identiques à ceux qui se passent dans le sang circulant, nous ne pou- -vons rien conclure de précis au sujet de l'importance réelle de cette lipolyse dans l’utihsation des graisses par l'organisme. Nous pouvons seulement dire avec Cohnstein et Michaelis et avec Weigert qu'il y a là un processus qui peut se passer dans le sang circulant, mais nôus ne sommes pas fixé si c'est le seul processus et, si à côté de celui-là, 1l n’y én a pas un autre plus important qui nous échappe encore.