‹ Recherches physiologiques sur la vie et la mort (volume 2)Chapitre 34 sur 63 · I)A.\S I.ES DEUX VIES · texte numérisé non relu

I)A.\S I.ES DEUX VIES

quaflrupède ie plus parfaitement organisé. De l’autre découlent les sensations, la perception, ainsi que la douleur et le plaisir qui les modilient. La perfection des animaux est, si je puis parler ainsi, en raison de la dose de cette sensibilité qu’ils ont reçue en partage. Cette espèce n’est point l’attribut du végétal.

La dilTérence de ces deux espèces de forces sensitives est surtout bien marquée par la manière dont elles finissent dans les morts violentes qui frappent l’animal d'un coup sidiit. Alors la sensibilité animale s’anéantit sur-le-champ. Plus de trace de cette faculté dans l’instant qui succède à une forte commotion, à une grande hémorragie, à l'asphyxie; mais la sensibilité organique lui survit plus ou moins longtemps. Les lymphatiques absorbent encore ; le muscle sent également l’aiguillon qui l’excite; les ongles et les poils peuvent aussi se nourrir encore, être sensibles par conséquent aux fluides qu’ils puisent dans la peau, etc. Ce n’est qu’au bout d’un temps souvent assez long que toutes les traces de cette sensibilité se sont effacées, tandis que l’anéantissement de l’autre a été subit, instantané.

Quoiqu’au premier coup d’œil ces deux sensibilités, animale et organique, présentent une différence notable, cependant leur nature parait être essentiellement la même ; l’une n’est probablement que le maximum de l’autre. C’est toujours la même force qui, plus ou moins intense, se présente sous divers caractères : les observations suivantes en sont une preuve.

Il y a diverses parties dans l’économie où ces deux facultés s’enchaînent et se succèdent d’une manière insensible : l’origine de toutes les membranes muqueuses en est un exemple. Nous avons la sensation du trajet des aliments dans la bouche et l’arrière-bouche ; cette sensation s’affaiblit dans le commencement de l’œsophage^ devient presque nulle dans son milieu, disparaît à sa fin et sur l’estomac, où reste seule la sensibilité organique : même phénomène dans l’urètre, dans les parties génitales, etc. Au

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voisinage de la peau, il y a sensibilité animale, qui diminue peu à peu, et devient organique dans l’intérieur des parties.

Divers excitants appliqués au même organe peuvent alternativement y déterminer l’un et l’autre mode de sensibilité. Irrités par les acides, par les alcalis très-concentrés, ou par l’instrument tranchant, les ligaments ne transmettent point au cerveau la forte impression qu’ils reçoivent. Mais sont-ils tordus, distendus, déchirés, une vive sensation de douleur en est le résultat. J’ai constaté par diverses expériences ce fait publié dans mon Traité des membranes; en voici un autre de même genre, que j’ai observé depuis. Les parois artérielles, sensibles, comme on sait, au sang qui les parcx)urt, sont le terme de leur sentiment qui ne se propage point au sensorium : injectez dans ce système un fluide étranger, l’animal par ses cris témoigne qu’il en ressent l’impression.

Nous avons vu que le propre de l’habitude était d’agir en émoussant la vivacité du sentiment, de transformer en sensations indifférentes toutes celles de plaisir ou de peine : par exemple, les corps étrangers font sur les membranes muqueuses une impression pénible dans les premiers jours de leur contact ; ils y développent la sensibilité animale ; mais peu à peu elle s’use, et l’organique seule subsiste. Ainsi l’urètre ressent la sonde tandis qii’elle y séjourne, puisque ce sé our est constamment accompagné d’une plus vive action des glandes muqueuses, d’où naît une espèce de catarrhe; mais l’individu n’a que dans les premiers moments la conscience douloureuse de son contact.

Chaque jour l’inflammation, en exaltant dans une partie la sensibilité organique, la transforme en sensibilité animale. Ainsi les cartilages, les membranes séreuses, etc., 'qui, dans l’état ordinaire, n’ont que l’obscur sentiment nécessaire à leur nutrition, se pénètrent alors d’une* sensibilité animale, souvent plus vive que celle des organes auxquels elle est naturelle. Pourquoi? parce que le propre de l’inflammation est d’accumuler les forces dans une partie,

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et que cette accumulation suflit pour changer le mode de la sensibilité organique, qui ne diffère de l’animale que par sa moindre proportion.

D’après toutes ces considérations, il est évident que la distinction établie ci-dessus dans la faculté de sentir porte non sur sa nature, qui est partout la même, mais sur ses modifications diverses dont elle est susceptible. Cette faculté est commune à tous les organes ; tous en sont pénétrés, aucun n'est insensible : elle forme leur véritable caractère vital ; mais, plus ou moins abondamment répartie dans chacun, elle donne un mode d’existence diflérent : aucun n’en jouit dans la même proportion.

Dans ces variétés, il est une- mesure au-dessus de laquelle le cerveau en est le terme, et au-dessous de laquelle l’organe seul excité reçoit et perçoit la sensation, sans la transmettre.

Si, pour rendre mon idée, je pouvais me servir d’une expression vulgaire, je dirais que, distribuée à telle dose dans un organe, la sensibilité est animale, et qu’à telle autre dose inférieure elle est organique (1) : or, ce qui varie la dose de sensibilité, c’est tantôt l’ordre naturel : ainsi la peau, les nerfs sont supérieurs, sous ce rapport, aux tendons, aux cartilages, etc. ; tantôt ce sont les maladies : ainsi, en doublant la dose de sensibilité des seconds, l’inflammation les égale, les rend même supérieurs aux premiers. Comme mille causes peuvent à chaque instant exalter ou diminuer cette force dans une partie, elle peut à

(1) Ces expressions dose, somme, quantité de sensibilité, sont inexactes en ce qu'elles présentent cette faculté vitale sous le même point de vue que les forces physiques, que l'attraction, par exemple; encequ’elles nous la montrent comme susceptible d’étre calculée, etc. Mais, faute de mots créés pour une science, il faut bien, afin de se fa ire entendre, en emprunter dans les autres sciences, il en est de ces expressions comme des mots souder, coller, décoller, etc., qu’on emploie à défaut d’autres pour le systènie osseux, et qui présenteraient réellement des idées trte-inexacles, si l’esprit n’en corrigeait le sens.

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chaque instant être animale ou organique. Voilà pourquoi les auteurs qui en ont fait l’objet de leurs expériences ont ,eu des résultats si divers ; pourquoi les uns trouvent insensibles la dure-mère, le périoste, etc., où d’autres observent une extrême sensibilité. [N]

§ IV. Du rapport qui existe entre la sensibiliié de chaque organe et les corps qui lui sont étrên^Hrs*

Quoique la sensibilité soit sujette, dans chaque organe, à des variétés continuelles, cependant chacun paraît en avoir une somme primitivement déterminée, à laquelle il revient toujours à la suite de ces alternatives d’augmentation et de diminution; à peu près comme, dans ses oscillations diverses, le pendule reprend constamment la place où le ramène sa pesanteur.

C'est cette somme de sensibilité déterminée pour chaque organe qui compose spécialement sa vie propre; c’est elle qui fixe la nature de ses rapports avec les corps qui lui sont étrangers, mais qui se trouvent en contact avec lui ; ainsi la somme ordinaire de sensibilité de l’urètre le met en rapport avec l’urine. Mais si cette somme augmente, comme dans l’érection portée à un haut degré, le rapport cesse, le canal se soulève contre ce fluide, et ne se laisse traverser que par la semence, qui n’est point à son tour en rapport avec la sensibilité de l’urètre dans l’état de non-érection.

Voilà comment la somme déterminée de sensibilité des conduits de Stenon, de Wharton, cholédoque, pancréatique, de tous les excréteurs en un mot, exactement analogue à la nature des fluides qui les parcourent, mais disproportionnée à celle des autres, ne permet point à ceux-ci d’y pénétrer, fait qu’en passant au-devant d’eux ils en occasionnent le spasme, le froncement, lorsque quelquesunes de leurs molécules s’y engagent. Ainsi le larynx se soulève-t-il contre tout corps, autre que l’air, qui s’y introduit accidentellement.

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Par là les excréteurs, qnoiqu’en contact avec les surfaces muqueuses, avec une foule de fluides divers qui passent ou séjournent sur ces surfaces, ne s’en trouvent jamais pénétrés. Voilà encore comment les bouches des lactés ouvertes dans les intestins n’y puisent que le chyle, et n’absorbent point les fluides qui se trouvent mêlés à lui, fluides avec lesquels leur sensibilité n’est point en rapport.

Ce n’est pas seulement entre les sommes diverses de la sensibilité des organes et les divers fluides du corps qu’existent ces rapports, ils peuvent encore s’exercer entre les corps extérieurs et nos différentes parties. La somme déterminée de sensibilité de la vessie, des reins, des glandes salivaires, etc., a une analogie spéciale avec les cantharides, le mercure, etc.

On pourrait croire que dans chaque organe la sensibilité prend une modification, une nature particulière, et que c’est cette diversité de nature qui constitue la différence des rapports des organes avec les corps étrangers qui les touchent. Mais une foule de considérations prouvent que la différence porte non sur la nature, mais sur la somme, la dose, la quantité de sensibilité, si on peut appliquer ces mots à une propriété vitale : voici ces considérations.

Les orifices absorbants des surfaces séreuses baignent quelquefois des mois entiers dans le fluide des hydropisies sans y rien puiser. Que l’action des toniques, que l’effort de la nature, y exaltent la sensibilité, elle se met, si je puis m’exprimer ainsi, en équilibre avec le fluide, et alors l’absorption se fait. La résolution des tumeurs présente le même phénomène : tant que les forces de la partie sont affaiblies, les lymphatiques refusent d’admettre les substances extravasées dans ces tumeurs. Que la somme de ces forces soit doublée, triplée, au moyen- des résolutifs,* bientôt la tumeur a disparu par l’action des lymphatiques.

Sur ce principe repose l’explication de tous les pbeno-

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mènes des résorptions de pus, de sang et autres fluides que les lymphatiques prennent tantôt avec une sorte d’avidité, et qu’ils refusent tantôt de recevoir, suivant que la somme de leur sensibilité est ou n’est pas en rapport avec eux.

L’art du médecin dans l’application des résolutifs est de trouver le termé moyen et d’y ramener les vaisseaux, soit en leur ajoutant des forces nouvelles, soit en retranchant en partie celles dont ils sont pourvus, suivant que leur somme de sensibilité est inférieure ou supérieure au degré qui tes met en rapport avec les fluides à absorber. C’est * ainsi que les résolutifs peuvent être également pris, suivant les circonstances, et dans la classe des remèdes qui fortifient et dans celle des médicaments qui affaiblissent.

Toute la théorie des inflammations se lie aussi aux idées que nous présentons ici. On sait que le système des canaux où circule le sang donne naissance à une foule d’autres petits vaisseaux qui n’admettent que la portion séreuse de ce fluide, comme l’exhalation le prouve sans réplique. Pourquoi les globules rouges n’y passent-ils pas, quoiqu’il y ait continuité? Ce n’est point par la disproportion du diamètre, comme Boerhaave l’avait cru; la largeur des vaisseaux blancs serait double, triple de celle des vaisseaux rouges que les globules de cette couleur n’y passeraient pas, s’il n’y a un rapport entre la somme de sensibilité de ces vaisseaux et ces globules rouges, comme nous avons vu le chyme ne point passer dans le cholédoque, quoique le diamètre de ce conduit surpasse celui des molécules atténuées des aliments. Or, dans l’état naturel, la sensibilité des vaisseaux blancs étant inférieure à celle des rouges, il est évident que le rapport nécessaire à l’admission de la partie colorée ne peut exister. Mais qu’une cause quelcon- • que exalte les forces des premiers vaisseaux, alors leur sensibilité se monte au même niveau que celle des seconds; le rapport s’établit, et le passage des fluides jusque-là repoussés se fait avec facilité.

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Voilà comment les surfaces les plus exposées aux agents qui exaltent la sensibilité sont aussi les plus sujettes aux inflammations locales, comme on le voit dans la conjonctive, dans le poumon, etc. Tel est alors le plus souvent, comme je l’ai dit, l’accroissement de sensibilité, que d’organique qu’elle était, elle devient animale, et transmet alors au cerveau l’impression des corps extérieurs.

L’inflammation dure tant que l'éxcès de sensibilité subsiste; peu à peu elle s’affaiblit, et revient à son degré naturel ; alors aussi les globules rouges cessent de passer dans les vaisseaux blancs, et la résolution se fait.

On voit, d’après cela, que la théorie de l’inflammation n’est qu’une suite naturelle des lois qui président au passage des fluides dans leurs divers canaux ; on conçoit aussi combien sont vides toutes les hypothèses empruntées de l’hydraulique, laquelle n’offre presque jamais d’application réelle à l’économie animale, parce qu’il n’y a nulle analogie entre une suite de tuyaux inertes et une série de conduits vivants, dont chacun a une somme de sensibilité propre, qui le met en rapport avec tel ou tel fluide, et repousse les autres; qui peut, en augmentant ou diminuant par la moindre cause, changer de rapport, admettre le fluide qu’ils rejetaient et rejeter celui qu’ils admettaient.

Je ne finirais pas, si je voulais multiplier les conséquences de ces principes dans les phénomènes de l’homme vivant, en santé ou en maladie. Mes lecteurs y suppléeront facilement, et pourront agrandir le champ de ces conséquences, dont l’ensemble forme presque toutes les grandes données de la physiologie, et les points essentiels de la théorie des maladies.

On demandera sans doute pourquoi, dans la distribution des diverses sommes de sensibilité, la nature n’a doué de cette propriété qu’à des degrés inférieurs les organes du dedans, ceux de la vie intérieure, tandis que ceux du dehors en sont si abondamment pourvus ; pourquoi, par conséquent, chaque organe digestif, circulatoire, respiratoire,

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nutritif, absorbant, ne transmet point au cerveau les impressions qu’il reçoit, lorsque tous les actes de la vie animale supposentcette transmission. Laraisonenestsimple : c’est que tous les phénomènes qui nous mettent en rapport avec les êtres voisins devaient être et sont en effet sous l’influence de la volonté, tandis que tous ceux qui ne servent qu’à l’assimilation échappent et devaient en effet échapper à cette influence. Or, pour qu’un phénomène dépende de la volonté, il faut évidemment que nous en ayons la conscience ; pour qu’il soit soustrait à son empire, il est nécessaire que cette conscience soit nulle.

§ W Des deux espèces de contractilité, animale et organique.

Le mode le plus ordinaire du mouvement dans les organes animaux est la contraction. Quelques parties cependant se meuvent en se dilatant : tels sont l’iris, le corps caverneux, le mamelon, etc. ; en sorte que les deux facultés générales d’où dérive la motilité spontanée sont : la contractilité et l’extensibilité active, qu’il faut bien distinguer de l’extensibilité passive,'dont nous parlerons bientôt: l’une tient à la vie, l’autre au seul ’tissu des organes. Mais trop peu de données existent encore sur la nature et le mode de mouvement qui résulte de la première, un trop petit nombre d’organes nous la présente, pour que nous y ayons égard dans ces considérations générales. La contractilité seule va donc nous occuper: je renvoie, pour l’extensibilité, à ce qu’ont écrit les médecins de Montpellier.

La motilité spontanée, faculté inhérente aux corps vivants, nous présente, comme la sensibilité, deux grandes modifications très-différentes entre elles, suivant que nous l’examinons dans les phénomènes de l’une ou de l’autre vie. Il est une contractilité animale et une contractilité organique.

L’une, essentiellement soumise à l’influence de la volonté, a son principe dans le cerveau, reçoit de lui les ir-

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radiations qui la mettent en jeu, cesse d’exister dès que les organes où on l’observe ne communiquent plus avec ' lui par les nerfs, participe constamment à tous les états où il se trouve, a exclusivement son siège dans les muscles qu’on nomme volontaires, et préside à la locomotion, à la voix, aux mouvements généraux delà tête, du thorax, de l’abdomen, etc. L’autre, indépendante d’un centre commun, trouve son principe dans l’organe même qui se meut, échappe à tous tes actes volontaires, et donne lieu aux phénomènes digestifs, circulatoires, sécrétoires, absorbants, nutritifs, etc.

Toutes deux sont, comme les deuxespèces de sensibilité, essentiellement distinctes dans les morts violentes qui anéantissent subitement la contractilité animale, et permettent encore à l’organique de s’exercer plus ou moins longtemps : elles le sont aussi dans les asphyxies, inrages si ressemblantes delà mort, et où la premièreest entièrement suspendue, la seconde demeurant en activité ; elles le sont enfin dans les paralysies que l’on produit artificiellement, ou que la maladie amène dans un membre, et dans lesquelles tout mouvement volontaire cesse, les mouvements organiques restant intacts.

L’une et l’autre espèce de contractilité se lient à l’espèce correspondante de sensibilité; elles en sont, pour ainsi dire, une suite. Les sensations des objets extérieurs mettent en action la contractilité animale. Avant que la contractilité organique du cœur ne s’exerce, sa sensibilité a été préliminairement excitée par l’abord du sang.

Cependant l’enchaînement n’est pas le même dans les deux espèces de facultés. La sensibilité animale peut isolément s’exercer, sans que la contractilité analogue entre nécessairement pour cela en exercice : il y a un rapport général entre la sensation et la locomotion ; mais ce rapport n’est pas direct et actuel. Au contraire, la contractilité organique ne se sépare jamais de la sensibilité de même espèce. La réaction des conduits excréteurs est immédiate-

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ment liée àTaction qu’exercent sur eux les tluides sécrétés ; la contraction tlu cœur succède d’une manière nécessaire à l’abord du sang : aussi tous les auteurs n’ont-ils point isolé ces deux choses dans leurs considérations, et même dans leur langage. L’irritabilité désigne en même temps et la sensation excitée sur l’organe par le contact d’un corps, et la contraction de l’organe réagissant sur ce corps.

La raison de cette différence dans le rapport des deux espèces de sensibilité et de contractilité est très-simple : il n’y a dans la vie organique aucun -intermédiaire dans l’exercice des deux facultés. Le même organe est le terme où aboutit la sensation, et le principe d’où part la contraction. Dans 1a vie animale, au contraire, il y a entre ces deux actes des fonctions moyennes, celles des nerfs et du cerveau, fonctions qui peuvent, en s’interrompant, interrompre 1e rapport.

C’est à la même cause qu’il fiiut rapporter l’observation suivante, savoir : qu’il existe toujours dans la vie organique une proportion rigoureuse entre la sensation et la contraction, tandis que dans la vie animale l’une peutêtre exaltée ou diminuée, sans que l’autre s’en ressente. [0]

§ VI. SubdiTic-iün de la c niîractilitc 6iganiquc en deux variolés.

La contractilité animale est toujours à peu près la même, quelle que soit la partie où elle se manifeste; mais il existe dans la contractilité organique deux modifications essentielles, qui sembleraient y indiquer une différence de nature, quoiqu’il n’y ait que diversité dans l’apparence extérieure : tantôt, en effet, elle se manifeste d’une manière apparente; d'autres fois, quoique très-réelle, elle est absolument impossible à apprécier par l’inspection.

La contractilité organique sensible s’observe dans le cœur, l’estomac, les intestins, la vessie, etc. ; elle s’exerce sur les masses considérables de fluides animaux.

La contractilité organique insensible est celle on vertu

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de laquelle les conduits excréteurs réagissent sur leurs fluides respectifs, les organes sécrétoires sur le sang qui y aborde, les parties où s’opère la nutrition sur leurs sucs nourriciers, les lymphatiques sur les substances qui excitent leurs extrémités ouvertes, etc. Partout où les fluides sont disséminés en petites masses, où ils sont très-divisés, là se développe cette seconde espèce de contractilité.

On peut donner de toutes deux une idée assez précise, en comparant l’une à l’attraction qui s’exerce sur les grands agrégats de matière, l’autre à l’aflinité chimique, dont les phénomènes se passent dansles molécules desdiverses substances. Barthez, pour faire sentir la différence qui les sépare, prend la comparaison d’une montre, dont l’aiguille à secondes parcourt d’une manière très-apparente la circonférence, etdont l’aiguille à heures se meut aussi, quoiqu’on ne distingue pas sa marche.

La contractilité organique sensible répond à peu près à ce qu’on nomme irritabilité; la contractilité organique insensible, à ce qu’on appelle tonicité. Mais ces deux mots semblent supposer, dans les propriétés qu’ils indiquent , une diversité de nature, tandis que cette diversité n’existe que dans l’apparence extérieure : aussi je préfère d’employer pour toutes deux un terme commun, contractilité organique, qui désigne leur caractère général, celui d’appartenir à la vie intérieure, d’être indépendantes de la volonté, et d’ajouter à ce terme commun un adjectif qui exprime l’attribut particulier à chacune.

On aurait, en effet, des idées bien inexactes de ces deux modes de mouvements, si on les considérait comme tenant à des principes différents. L’un n’estque l’extrême de l’autre; tous deux s’enchaînent par des gradations insensibles. Entre la contractilité obscure, mais réelle, nécessaire à la nutrition des ongles, des poils, etc., et celle que nous présentent les mouvements des intestins, de l’estomac, etc., il est des nuances infinies qui servent de transition : tels sont les

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mouvements du dartos, des ai'tères, de certaines parties de l’organe cutané, etc.

La circulation est très-propre à nous donner une idée de cet enchaînement graduel des deux espèces de contractilité organique : c’est en effet celle quiest sensible, qui préside, dans le cœur et les gros vaisseaux, à cette fonction; peu à peu elle devient moins apparente, à mesure que le diamètre du système vasculaire diminue; enfin elleest insensible dans les capillaires, où la tonicité seule s’observe.

Considérer, avec la i)lupail des auteurs , ^irl‘itabiiilé^ comme une propriété exclusivement inhérente aux muscles, comme étant un de leurs caractères distinctifs de ceux des autres organes; exprimer cette propriété par un mot qui indique ce siégeexclusif, c’est, je crois, ne pas la concevoir telle que la nature l’a distribuée à nos parties.

Les muscles occupent sans doute, sous ce rapport, le premier rang dans l’échelle des solides animés; ils ont le maximum de contractilité organique : maistout organe qui vit réagitcomme eux, quoique d’une manière moins apparente, sur l’excitant qu’on y applique artificiellement, ou sur le fluide qui y aborde dans l’état naturel, pour y porter la matière des sécrétions, de la nutrition, de l’exhalation, ou de l’absorption. ^

Rien de plus incertain, par conséquent, que la règle communément adoptée pourprononcer sur la nature musculaire ou non musculaire d’une partie ; règle qui consiste à examiner si elle se contracte sous l’action des irritants naturels ou artificiels.-

Voilà comment on admet une tunique charnue dans les artères, quoique tout, dans leur organisation, soit étranger à celle des muscles ; comment on prononce que la matrice es t charnue, quoiqu’une foule de différences la distinguent de ces sortes de substances ; comment on a admis une texture musculeuse dans le dartos, l’iris, etc., quoique rien de semblable ne s’y observe.

La faculté de se contracter sous l’action des irritants est,

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comme celle de sentir, méyalenient répartie dans les organes; ils en jouissent à des degrés différents; ce n’est pas . la concevoir que de la considérer comme exclusivement propre àcertains. Elle n’a point son siégeuniquedans la fibrine des muscles, comme quelques-uns l’ont pensé. Vivre est la seule condition qui soit nécessaire aux fibres pour en jouir. Leur tissu particulier n’influe que sur la somme qu’ils en reçoivent; il paraît qu’à telle texture organique est attribuée, si je puis parler ainsi, telle dose de contractilité ; à telle autre texture, telle autre dose , etc. : en sorte que, jiour employer les expressions qui m’ont servi en traitant de la sensibilité, expressions impropres, il est vrai, mais seules capables de rendre mon idée, les difiérences dans la contracti lité organique de nos diverses parties ne portent que sur la quantité et non sur la nature de cette propriété : voilà en quoi consistent uniquement les nombreuses variétés de cette propriété, suivant qu’on la considère dans les muscles, les ligaments, les nerfs, les os, etc.

Si un mode spécial de contraction devait être exprimé dans les muscles par un mot particulier, ce ne serait pas sans doute la contractilité organique, mais bien celle des. muscles volontaires, puisqu’eux seuls, entre toutes nos parties, se meuvent sous l’influence du cerveau. Mais cette propriété est étrangère à leur tissu, et ne leur vient que de cet organe ; car là où ils cessent de communiquer directement avec lui par les nerfs, ils cessent aussi d’être à mouvement volontaire.

Ceci nous mène àexaminer leslimitesplacées entre l’une et l’autre espèce de contractilité. Nous avons vu que celles qui distinguent les deux modes de sensibilité ne paraissent tenir qu’à la proportion plus ou moins grande decette force; qu’à telle dose cette propriété est, si je puis m’exprimer ainsi, animale; à telle autre, plus faible, organique; et que souvent, par la simple augmentation ou diminution d’intensité, elles empruntent , tour à tour et réciproquement, leurs caractères respectifs. Nous avons vu un phénomène

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presque analogue dans les deux subdivisions de la contractilité organique. ‘

Il n’en est pas ainsi des deux grandes divisions de la contractilité considérée en général. L’organique ne peut jamais se transformer en animale; quelle que soit son exaltation, son accroissement d’énergie, elle reste constamment de même nature. L’estomac, les intestins, prennent souvent une susceptibilité pour la contraction telle, que le moindrecontact les fait soulever, ety détermine de violents mouvements. Or, ces mouvements conservent toujours alors leur type, leur caractère primitifs ; jamais le cerveau n’en règle les secousses irrégulières i comme dans l’accroissement de sensibilité organique, il perçoit les imnressions qui auparavant n’arrivaient point à lui.

D’où naît cette différence dans les phénomènes de la sensibilité et de la contractilité ? Je ne puis résoudre cette question d’une manière précise et rigoureuse. [P]

§ VII. Eitensibilité et contractilité de tissu.

. Après .avoir présenté tjuelques réflexions générales sur les forces qui tiennent à la vie d’une manière immédiate, je vais examiner les propriétés qui ne dépendent que du tissu, de l’arrangement 'organique des fibres de nos parties; ce sont l’extensibilité et la contractilité de tissu.

Ces deux propriétés se succèdent, s’enchaînent récipro- 'quement, et sont dans une dépendance mutuelle, comme dans les phénomènes vitaux les sensibilités et contractilités organiques ou animales.

L’extensibilité de tissu, ou la faculté de s’allonger, de se distendre au delà de son état ordinaire, par une impulsion étrangère (ce qui la distingue de l’extensibilité de l’iris, des corps caverneux, etc.), appartient d’une manière sensible à un grand nombre d’organes. Les muscles extenseurs prennent une longueur remarquable dans les fortes tensions des membres ; la peau se prête pour envelopper

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les tumeurs qui la soulèvent; les aponévroses se distendent quand un fluide s’accumule au-dessous d’elles, comme on le voit dans l’bydropisie ascite, dans la grossesse, etc. Les membranes muqueuses des intestins, de la vessie, de la vésicule, etc. ; les membranes séreuses de la plupart des cavités, présentent un phénomène analogue dans la plénitude de leurs cavités respectives : les membranes fibreuses, les os eux-mêmes, en sont aussi susceptibles : ainsi, dans l’hydrocéphale, la dure-mère, le péricrâne et les os du crâne; dans le spina-ventosa et la pédarthrocace, le périoste, les extrémités ou le milieu des os longs, éprouvent-ils une semblable distension. Le rein, le cerveau, le foie, dans les abcès qui se développent à leur intérieur ; la rate et le poumon, lorsqu’une grande quantité de sang en pénètre le tissu ; les ligaments, dans les hydropisies articulaires ; tous les organes en un mot, dans mille circonstances diverses, nous offrent des preuves sans nombre de cette propriété qui est inhérente à leur tissu, et non précisément à leur vie ; car, tant que ce tissu reste intact, l’extensibilité subsiste, lors même que depuis longtemps la vie les a abandonnés. La décomposition, la putréfaction, et tout ce qui altère le tissu organique, est le seul terme de l’exercice de cette propriété, dans laquelle les organes sont toujours passifs, et soumis à une influence mécanique de la part des différents corps qui agissent sur eux.

Il est, pour les divers organes, une échelle d’extensibilité : au haut se placent ceux qui jouissent de plus de mollesse dans l’arrangement de leurs fibres, comme les muscles, la peau, le tissu cellulaire, etc. ; au bas se trouvent ceux que caractérise une grande densité, comme les os, les cartilages, les tendons, les ongles, etc. i

Prenons garde cependant de nous en laisser imposer par certaines apparences sur l’extensibilité de nos parties. Ainsi les membranes séreuses, sujettes, au premier coup d’œil, à d’énormes distensions, s’agrandissent cependant beau-

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coup moins par elles-mêmes que par le développement de leurs plis, comme je l’ai prouvé ailleurs très-longuement. Ainsi le déplacement de la peau, qui abandonne les parties voisines pour venir recouvrir certaines tumeurs, pourraitil faire croire à une extensibilité plus grande que celle dont elle est susceptible, etc.

A l’extensibilité de tissu répond un mode particulier de contractilité, dont on peut désigner le caractère par le même mot, ou par cette expression, contractilité par défaut d'extension. En effet, pour qu’elle entre en exercice dans un organe, il suflSt que l’extensibilité cesse d’y être en action.

Dans l’état ordinaire, la plupart de nos organes sont entretenus à un certain degré de tension par différentes causes : les muscles locomoteurs, par leurs antagonistes ; les muscles creux, par les substances diverses qu’ils renferment ; les vaisseaux, par les fluides qui y circulent ; la peau d’une partie, par celle des parties voisines ; les parois alvéolaires, par les dents qu’elles contiennent , etc. Or, si ces causes cessent, la contraction survient; coupez un muscle long, l’antagoniste se raccourcit ; videz un muscle creux, il se resserre; empêchez l’artère de recevoir le sang, elle devient ligament; incisez la peau, les bords de l’incision se séparent, entraînés par la rétraction des parties cutanées voisines ; arrachez une dent, l’alvéole s’oblitère, etc. '

Dans ces cas, c’est la cessation de l’extension naturelle qui détermine la contraction; dans d’autres, c’est la cessation d’une extension contre nature : ainsi voit-on se resserrer 1e bas-ventre après l’accouchement ou la ponction ; le sinus maxillaire, après l’extirpation d’un fongus; le tissu cellulaire, après l’ouverture d’un dépôt ; la tunique vaginale, après l’opération de l’hydrocèle; la peau du scrotum, après l’amputation d’un testicule volumineux qui la distendait; les poches anévrismales, après l’évacuation du fluide, etc.

DAMS LES DEUX VIES

Ce mode de contractilité est parfaitement indépendant 'de la vie; il ne tient, comme l’extensibilité, qu’au tissu, à l’arrangement organique des parties ; il reçoit bien des forces vitales un accroissement d’énergie : ainsi la rétraction d’un muscle coupé après la mort est-elle bien moindre que celle d’un muscle divisé pendant la vie; ainsi l’écartouieut de la peau varie-t-elle aussi dans ces deux circonstances ; mais, quoique moins prononcée, la contractilité subsiste toujours ; elle n’a de terme, comme l’extensibilité, que dans la désorganisation des parties par la décomposition, la putrétaction, etc., et non dans l’anéantissement de leurs forces vitales.

La plupart des auteurs ont couioudu les phénomènes de cette contractilité avec ceux de la contractilité organique insensible, ou de la tonicité; tels sont Haller, Dlumenbacb, Barthez, etc. , qui ont rapporté au même principe le retour sur elles-mêmes des parties abdominales distendues, l’écartement de la peau ou d’un muscle divisé, et la contraction du dartos par le froid, la crispation des parties par certains poisons, par les styptiqiics, etc. Les premiers de ces phénomènes sont dus à la contractilité par défaut d’extension, qui ne suppose jamais d’irritants appliqués sur les parties; les seconds à la tonicité, qui ne s’exerce jamais que par leur influence.

Je n’ai pas non plus assez distingué ces deux modes dé contractions dans mon ouvrage sur les Membranes ; mais «m doit évidemment établir entre eux des limites tranchantes.

Une application rendra ceci beaucoup plus sensible. Prenons pour cela un organe où se rencontrent toutes les espèces de contractilités dont j’ai parlé jusqu’ici, un muscle volontaire, par exemple; en y distinguant ces espèces avec précision, nous pourrons en donner une idée claire et distincte.

Ce muscle entre en action, 1“ par l’influence des nerfs qu’il reçoit du cerveau : c’est la contractilité animale ;

DES FORCES VITALES

2° par l’excitation d’un agent chimique ou physique appliqué sur lui, excitation qui y détermine artificiellement un ' mouvement de tonicité analogue à celui qui est naturel au cœur et aux autres muscles involontaires : c’est la contractilité organique sensible, l’irritabilité; 3° par l'abord des fluides qui en pénètrent toutes les parties pour y porter la matière de la nutrition, et qui y développent un mouvement d’oscillation partiel dans chaque hbre, dans chaque molécule; mouvement nécessaire à cette fonction, comme dans les glandes il est indispensable à la sécrétion, dans les lymphatiques à l’absorption, etc. : c’est la contractilité organique insensible ou la tonicité; 4° par la section transversale de son corps, qui détermine la rétraction des bouts divisés vers leur point d’insertion : c’est la contractilité de tissu, ou la contractilité par défaut d’extension.

Chacune de ces espèces peut isolément cesser dans un muscle. Coupez les nerfs qui vont s’y rendre, plus de contractilité animale; mais les deux modes de contractilité organique subsisteront. Imprégnez ensuite le muscle d’opium , en y laissant pénétrer les vaisseaux , il cessera de se mouvoir en totalité sous l’impression des irritants ; il perdra son irritabilité ; mais les mouvements toniques y resteront encore , déterminés par l'abord du sang. Tuez enfin l'animal, ou plutôt, en le laissant vivre, liez tous les vais^aux qui vont se rendre au membre: le muscle perdra aussi ses forces toniques, et alors restera seule la contractilité de tissu, qui ne cessera que lorsque la gangrène, suite de l’interruption de l’action vitale , surviendra dans le membre.

Cet exemple servira facilement à faire apprécier les différentes espèces de contractilité dans les organes où ces espèces sont assemblées en moins grand nombre que dans les muscles volontaires, comme dans le cœur, les intestins, où il y a contractilité organique sensible, organique insensible et de tissu, l’animale étant de moins; dans les organes blancs, les tendons, les aponévroses , les os, etc., où

DANS LES DEUX VIES

les conlractilités animale et organique sensible manquent, l’organique insensible et celle de tissu restant seules.

En général, ces deux dernières sont inhérentes à toute espèce d’organes , les deux premières n’appartenant qu’à quelques-uns en particulier. Donc on doit choisir la tonicité ou contractilité organique insensible pour le caractère général de toutes les parties qui vivent, et la contractilité de tissu pour attribut commun à toutes les parties vivantes ou mortes qui sont organiquement tissues.

Au reste, cette dernière contractilité a , comme l’extensibilité, etc., à laquelle elle est toujours proportionnée, ses degrés divers , son échelle d’intensité : les muscles , la peau, le tissu cellulaire, etc., d’une part ; les tendons, les aponévroses, les os, de l’autre, forment, sous ce rapport, les extrêmes.

D’après tout ce qui a été dit dans cet article, il est aisé de voir que, dans la contractilité de tout organe, il y a deux choses à considérer, savoir, la contractilité ou la faculté , et la cause qui met en jeu cette faculté. La contractilité est toujours la même ; elle tient à l’organe, elle lui est inhérente ; mais la cause qui en détermine l’exercice varie singulièrement, et de là les diverses espèces de contractions animales, organiques et par détaut d’extension : en sorte que ces mots devraient en effet êlre joints plutôt à celui de contraction , qui exprime l’actfon , qu’à celui de contractilité, qui eii indique le principe.

§ VIII. Résumé des propriétés des corps TÎTanls.

Nous pouvons , je crois , offrir le résumé de cet article sur les propriétés des corps vivants dans le tableau suivant, qui présentera, sous le même coup d’œil, toutes ces propriétés.

D£S FOaCES VITALES

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