CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA MORT
J'ai exposé dans la première partie de cet ouvrage les deux grandes divisipns de la vie générale; les différences notables qui distinguent Tanimal vivant au dehors pour ce qui l'entoure, de Tanimal existant au dedans pour luimême ; les caractères exclusivement propres à chacune des deux vies secondaires, animale et organique; les lois particulières suivant lesquelles toutes deux commencent, se développent et s'éteignent dans Tordre naturel.
Je vais m'occuper, dans cette seconde partie, à rechercher comment elles finissent accidentellement, comment la mort vient arrêter le cours avant le terme que la nature a fixé pour leur durée.
Telle est, en effet, l'influence exercée sur elles par la société, que nous arrivons rarement à ce terme. Presque tous les animaux l'atteignent, tandis que la cessation de notre être, qu'amène la seule vieillesse, est devenue une espèce de phénomène. La mort qui survient accidentellement mérite donc de fixer particulièrement notre attention. Or, elle arrive ainsi de deux manières différentes : tantôt elle est le résultat subit d'un grand trouble excité dans l'économie; tantôt les maladies la font succéder à la vie d'une manière lente et graduée.
Il est, en général, assez facile de rechercher suivant quelles lois se terminent les fonctions à la suite d'un coup violent et subit, comme, par exemple, dans Tapoplexie, les