DE LA MORT DD CERVEAU
des épaules , comparés à ceux où elle en est près « offrent quelquefois le même phénomène.
Daprès tous ces faits, on peut, sans crainte d^erreur, établir la proposition suivante, savoir que : Tun des moyens par lesquels le cœur à sang rouge tient sous sa dépendance les phénomènes du cerveau consiste dans le mouvement habituel qu'il imprime à cet organe.
Ce mouvement diffère essentiellement de c«lui qui, dans les autres viscères, comme le foie, la rate, etc., naît de la même cause : ceux-ci le présentent, en effet, d'une manière peu manifeste ; il est au contraire ici très-apparent. Cela tient à ce que tous les gros troncs artériels placés à la base du cerveau, se trouvant là entre lui et les parois osseuses du crâne, éprouvent, à l'instant où ils se redressent, une résistance qui répercute tout le mouvement sur la masse encéphalique : celle-ci est soulevée par ce redressement , comme il arrive dans les diverses espèces de tumeurs lorsqu'une artère considérable passe entre elles et un plan très-solide.
Les tumeurs situées au cou, sur la carotide, à l'endroit où elle-même appuie sur la colonne vertébrale , à l'aine , sur la crurale, quand elle traverse l'arcade osseuse du même tronc, etc., etc., nous offrent fréquemment de semblables exemples, et par là même des motifs de bien examiner si ce n'est point un anévrisme.
Les organes, autres que le cerveau, ne reposent point par leur base sur des surfaces résistantes, analogues à celle de la partie inférieure du crâne. Aussi le mouvement des artères qui y abordent, se perdant dans le tissu cellulaire et les parties molles environnantes, est presque nul pour ces organes, comme on le voit au foie, au rein, etc. , conwne on l'observe encore dans les tumeurs du mésentère et dans toutes celles placées sur les artères qui n'ont au-dessous d'elles que des muscles ou dés organes à tissu mou et spongieux.
L'intégrité des fonctions du cerveau est non-seulement