‹ Recherches physiologiques sur la vie et la mortChapitre 48 sur 92 · SUR LA MORT · texte numérisé non relu

SUR LA MORT

deux vies, ces phénomènes s'interrompent inévitablement aussi, et la mort générale arrive.

Les physiologistes ont connu de tout temps Timportance de ce triple foyer-: presque tous nomment fonctions vitales celles qui y ont leur siège, parce que la vie leur est immédiatement enchaînée, tandis qu'elle n'a que des rapports peu éloignés avec ce qu'ils appellent fonctions naturelles et animales.

Je crois que d'après ce qui a été dit jusqu'ici, on trouvera la division que j'ai adoptée préférable à celle*ci; mais elle n'en mérite pas moins de fixer notre attention sous le point de vue qui nous occupe.

Toute espèce de mort subite commence, en effet, par l'interruption de la circulation, de la respiration ou de l'action du cerveau.

L'une de ces trois fonctions cesse d'abord. Toutes les autres finissent ensuite successivement ; en sorte que pour exposer avec précision les phénomènes de ces genres de mort, il faut les considérer sous ces trois rietpports essentiels : tel est aussi l'ordre que nous suivrons.

Les morts subites qui ont leur principe dans le cœur vont premièrement nous occuper ; puis celles qui commencent par le poumon et le cerveau fixeront notre attention. Dans chacune, je dirai d'abord comment un de ces trois organes étant afiecté, les deux autres meurent ; je démontrerai ensuite par quel mécanisme la mort de toutes les parties dérive de celle de l'organe affecté. Enfin je déterminerai, d'après les principes que j'aurai exposés, la nature des différentes espèces de maladies qui frappent le cœur, le poumon ou le cerveau.

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