‹ Recherches physiologiques sur la vie et la mortChapitre 49 sur 92 · DB LA MORT DU GERTEAU · texte numérisé non relu

DB LA MORT DU GERTEAU

que. D'ailleurs, c'est inférieurement qu'existent toutes les parties essentielles du cerveau. Ses lésions sont mortelles, et par conséquent ses fonctions doivent être très- importantes en cet endroit. En haut, au contraire, on ne trouble souvent que très-peu son action, en le coupant, le déchirant, etc., comme le prouvent les expériences et l'ol^servation habituelle des pîaies de tète.

Voilà pourquoi cet organe présente, d'un côté, une enveloppe presque impénétrable aux agents extérieurs, et que, de l'autre côté, la voûte qui le protège n'oppose point à ces agents un obstacle aussi solide. Or, il était indispensable que là où la vie est plus active, où son énergie est plus nécessaire, il reçût du cœur et la première et la plus forte secousse.

Nous sommes, je crois, en droit de conclure, d'après tout ce qui a été dit dans ce paragraphe, que l'interruption de l'action du cœur à sang rouge fait cesser celle du cerveau, en anéantissant son mouvement.

Ce mouvement n'est point le seul mode d'influence du premier sur le second de ces organes ; car s'il en était ainsi, on pourrait, en injectant par les carotides un fluide aqueux au moyen d'un tuyau biturqué, et avec une impulsion analogue à celle qui est naturelle au sang, agiter l'oi^ane, et ranimer ainsi ses fonctions aflaiblies. Poussés avec une égale force, le sang noir et le sang rouge n'auraient point alors sur lui une action difiérente ; ce qui, comme nous le verrons, est manitestement contraire à l'expérience.

Le ventricule et Toreillette à sang rouge agissent donc aussi sur le cerveau, par la nature du fluide qu'ils y envoient. Mais comme le poumon est le foyer où se prépare le sang qui ne fait que traverser le cœur sans y éprouver d'altérations, nous renverrons l'examen de son influence sur le système céphalique à l'article où nous traiterons des rapports de ce système avec le pulmonaire. [U]

§ II. Déterminer comment la cessation des fonctions du cœur à sang noir interrompt celles du eerveau.

Il est infiniment rare que la mort générale commence par le ventricule et l^oreillette à sang noir ; ils sont au contraire presque toujours les derniers en action. Quand ils cessent d'agir, déjà le cerveau, le cœur à sang rouge et le poumon ont interrompu leurs phénomènes.

Cependant une plaie, une rupture anévrismale, peuvent tout à coup anéantir leurs contractions, ou du moins les rendre inutiles pour la circulation, à cause de l'écoulement du sang hors les voies de cette fonction.

Alors le cerveau devient inactif, et meurt de la même manière que dans le cas précédent; car les cavités à sang rouge cessant de recevoir ce sang, ne peuvent le pousser à la tète : plus de mouvement par conséquent, et par là même bientôt plus de vie dans la masse encéphalique.

Il est un autre genre de mort du cerveau qui dépend de ce que le ventricule et Toreillette à sang noir ne peuvent recevoir ce fluide : tel est le cas où toutes les jugulaires étant liées, il stagne nécessairement, et même remonte dans le système veineux cérébral. Alors ce système s'engorge ; le cerveau s'embarrasse ; il cesse d'agir, comprimé et par le sang noir qui reflue, et par le sang rouge qui afflue dans sa substance. Mais assez d'auteurs ont fait ces expériences et présenté leurs résultats ; U est inutile de m'y arrêter.

Je vais examiner dans cet article un genre de mort dont plusieurs placent le principe dans le cœur, dans son côté à sang noir surtout, mais qui me paraît porter sur le cerveau son influence principale, et même unique : je veux parler de celui qu'on détermine par l'injection de l'air dans hs veines.

On sait en général, et depuis très-longtemps, que dès qu'une quantité quelconque de ce fluide est introduite dans le système vasculaire, le mouvement du cœur se précipite,

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