‹ Recherches pour servir a l'histoire de l'Égypte pendant la domination des grecs et des romains, tirées des inscriptions grecques et latines relatives a la chronologie, a l'état des arts, aux usages civils et religieux de ce paysChapitre 16 sur 84 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

Les inscriptions que je range dans cette classe sont au nombre de onze.

Dix d’entre elles existent encore sur la façade du monument où elles ont été gravées : une seule a été trouvée sur la pierre fondamentale d’un temple actuellement détruit; mais on a la certitude qu’elle n’est que la répétition de celle que portait la façade même de l’édifice.

Entre ces dix inscriptions, une seule se rapporte à un temple entier ; les autres sont gravées sur des portions de temples ; et leur contenu prouve qu’elles ne concernent que ces parties d’édifices , soit qu’elles en expriment la construction , soit qu’elles n’en consacrent que la dédicace ; ce qui est la grande question à décider.

2 HOTIOHS

L’une d’elles est gravée sur la porte d’un sécos ou sanctuaire d’un temple à Ombos : six autres sont placées sur la façade de portes isolées, ou propylons, genre de construction propre à l’architecture égyptienne : enfin deux de ces inscriptions se lisent sur la façade du pronaos ( ou partie antérieure ) des temples de Tentyris et d’Antæopolis.

Elles n’occupent pas toutes la même place sur ces façades : sept occupentle listel u> de la corniche, espace mince, le seul , dans les temples égyptiens , ornés de tous les symboles et hiéroglyphes formant le caractère de leur décoration, qui fût lisse et dépourvu de tout ornement; trois autres inscriptions sont placées sur l’architrave; on doit remarquer que cellesci : i° sont trop longues pour avoir pu tenir sur le listel de la corniche; a° sont plus récentes que les autres, la plus ancienne ne remontant pas au-delà de la douzième année de Trajan, qui répond à l’an 109 de notre ère w>. Les autres sont d’une époque antérieure; car la plus moderne est du règne de Tibère.

Considérées par rapport à la formule qu’elles contiennent; huit d’entre elles commencent par les mots thep basiaem ou rriEP attoepatopos , qui attestent

» Bande plate qui forme la moulure supérieure de ln corniche , et qui , dans les grands édifices , a près de 7 décimètres ( plus de a pieds ) de large. = w J’en excepte l’inscription de Dakkeh , en Nubie , gravée sur la façade du pronaos du temple d’Hermès. Cette inscription est tellement fruste qu’on ne peut savoir ce quelle signifie. Les voyageurs qui l’ont vue la croient du même temps que l'e'difice.

Page 1