PRÉLIMINAIRES
que la construction ou la dédicace qu’elles expriment est l’ouvrage des habitans du pays, ou des personnages mentionnés dans le corps de l’inscription: trois seulement, du temps des Ptolémées, commencent par le nominatif j3«jiXeùî , qui annonce que le prince luimême a ordonné l’opération quelconque dont l’inscription conserve le souvenir.
Une autre différence , dans leur construction grammaticale, doit encore être remarquée. Deux de ces inscriptions offrent une phrase complète avec le sujet , le verbe et le régime ; elles appartiennent aux règnes de Trajan et d’Antonin ; elles constatent, l’une la construction d’un propylon , l’autre la reconstruction de deux des parties d’un temple égyptien. Les huit autres n’offrent qu’une phrase plus ou moins elliptique , conformément à l’usage des inscriptions lapidaires : deux d’entre elles ne contiennent ni le verbe ni le régime : et les six dernières présentent le régime qui est toujours l’objet dédié ou construit , sans le verbe qui exprime s’il s’agit de dédicace ■ ou de construction.
Cette différence de locution n’en peut constituer une dans l’expression fondamentale de ces inscriptions. V ouloir établir une distinction fondée sur cette différence, serait ne pas connaître la nature du style lapidaire, elliptique ou complet, au gré de ceux qui l’employaient , ou selon la place dont ils avaient à disposer. Qui prétendrait jamais trouver une différence dans la signification de ces trois formules lapidaires, si on les trouvait sur trois temples, aitoa-