TEMPLE U’OMBOS
monumènt; j’en dirai la raison lorsque j’expliquerai une autre inscription 0) analogue à celle-ci.
Quoique cet Aruéris soit évidemment une divinité égyptienne, aussi bien qu’Antée dans l’inscription d’Antæopolis , on n’en a pas moins prétendu que le sécos d’Ombos avait été Béaié à’unc divinité grecque (M. C’est une suite de l’opinion que je combats sur l’objet des inscriptions des temples, opinion contraire en tout aux faits les plus avérés.
Les auteurs de cette dédicace sont les fantassins , les cavaliers et les autres personnes stationnées dans le nome d’Ombos. Le nome d’Ombos étant le plus méridional de toute l’Êgyptc, confinait à Syène et à Philæ. L’existence de ce nome , démontrée pour l’époque du règne de Philométor, l’est également, pour une époque plus tardive, par le témoignage de Pline <3), par une médaille de l’an XI d’Adrien qu’un voyageur allemand , M. Rüppell , a découverte <4) par une inscription du temple de Dakkeh en Nubie, dont la date est inconnue, mais qui n’est point antérieure au premier siècle de notre ère <5); enfin, par l’inscription de Khalapsché, découverte par M. Gau et qui appartient au règne des Philippes vers
w 11® Partie , chap. 3 , § 4-= W Ann. des Lag., ir , p, ,5y y 3g6.= C) Plia., V, 9 = w Mines de l’OrierU, T. V, p. 439. = w Burckh., Travels in Nubia , p. 100. Je l’ai restituée et expliquée dans le Journal des Savons, année 1831, p. 399 . en voici le texte : ArcoXXwviot A;roXX&m'ou çpa-v/i; Ôuèitro-j 7oÿ ir*pi EXjj>a*Tiv>iv *lXa{ ÏX9 0* xai rooffsxvvuT* 5jo» F.pftriv psytçov.
de Jésus-Christ. Il est bien singulier que Ptolémée soit le seul qui n’en fasse pas mention : est-ce omission de sa part ? ou bien le nome d’Ombos fut-il momentanément réuni à un autre , tel que celui d’Apollonopolis? C’est ce que je ne déciderai pas.
II est à rerfkarqte§ cependant que ni Ptolémée ni Pline ne parlent du nome de Latopolis y quoiqu’on ait des médailles de ce nome appartenant à la onzième année d’Adrien. Cette omission commune à ces deux auteurs peut tenir à une même cause , c’est que le nome de Latopolis fut, à diverses époques, réuni au nome limitrophe , qui était celui d’Hermontliis. En effet, des inscriptions qui seront expliquées plus bas , et dont l’une est de la xve année d’Adrien , nous montrent que les deux nomes étaient réunis sous une administration commune, et probablement comptaient pour un soûl.
Cette explication pourrait s’appliquer au nome d’Ombos, qui fut peut-être quelquefois réuni au nome voisin , celui d’Apollonopolis-Magna.
D’après cette conjecture, les quatorze nomes, Ombites, Apollonopolites , Latopolites , Hermonthites , Thebarum , Coptites , Tentjrrites , Diopolites, Thinites, Panopolites , Antæopolites, Aphroditopolites, Hypselites , Lycopolites, que les auteurs et les monumens placent dans la ïhéba'ide, se seraient trouvé quelquefois réduits à douze j ce qui expliquerait ce passage de Pline le jeune: Una pars ,
II** Partir, chap. I , § *2.