otpp.tr/ u ex tûv £vx£yapa[ypt]év[cov]a
18 ov Tw[rp]ô; auTo[ù; e]ùepyeatav
19 wv, eùu£'[v£tav NÉpwvo; xai tw tt p]o; êXw t[w]
90 A?yuTT0V xaXoxa[ya0iav iraVTE; yvwptuoxjt. Aoypart]
11 Çci yàp Ta; iaoôiou; aÙTo[ü Èrctjvo [ta;, £v];r;XEt[<Σ£»î]
99 Àwpt'va; toi; te pot i ypstppaitv , at’wvi pvr,po
93 v£Û£tJ0[at TiavTi']. IlapaywépiEvo; yàp, npu«>[v ypovTtaa;],
91 Et; tov vopov , xai upoaxuv>ica; tov i?Xtov [twv ît]
ap npîv èzônx xjv xai awripa, t[)5 t]e twv Tru[pap] ([Æo>]v p£[yaX]£tÔT»)Ti xai iir.ep'futx xepfOeii , [xai r.p
97 o[voyi<j]a'u£vo; [t«; 7t]Xe/ç*»jç
DECRET DES BUSIIUTAlfiS.
Traduction.
« A la bonne fortune.
>> Considérant que Néron Claude César Auguste » Germanicus , empereur , l’Agathodémon de la » terre , outre tous les biens qu’il a répandus sur » l’Égypte, prenant le soin le plus manifeste de son » bonheur, nous a envoyé pour préfctTibère Claude » Balbillus j et que l’Égypte , comblée de toutes » sortes de biens , par les grâces et les bienfaits de » ce [gouverneur], voyant que d’année en année » vont s’accroître les dons du Nil, jouit maintenant » plus que jamais de l’inondation juste de ce dieu ,
» 11 a paru convenable aux habilans du bourg de » Busiris , dans le [nome] Létopolites , voisins des » pyramides , et aux greffiers locaux qui demeurent » dans ce bourg , d’ériger , en vertu d’un décret ,
» une stélé de pierre , près d’après les
» choses mentionnées d’après lesquelles
» chacun pourra connaître la bienveillance de Néron, » et sa bonté à l’égard de toute l’Égypte. Car (Bal- » bilius) ordonne que sa divine sollicitude, cxpri- » mée en caractères sacrés gravés sur une stélé, soit w transmise à la postérité. En effet [Balbillus] tou- » jours occupé de notre bonheur , dans la visite » qu’il a faite à ce nome, ayant adoré le soleil, notre » protecteur et notre Sauveur, ayant été ravi de n l’aspect majestueux et gigantesque des pyramides , » et prenant soin de
3g4 FAITS RELATIFS Al) X INSCRIPTIONS DES TEMPLES.
ÉCLAIIICISSEMENS.
Ligne i. La restitution du mot nepûJn, déjà proposée dans le Quartçrly-Review , est certaine.
Ligne 2. Sur le litre d ' .4 gathodémon de la tenv , donné à Néron, voyez ce que j’ai dit plus haut (l>.
Ligne f\. èvxpyeçdxr, rt pivoia. J’avais d’abord pensé que la pierre pouvait porter évepyeç-ocrri ; car nous trouvons ivépyeix Seoù , dans le sens de potentiadei™ ; mais les 'deux copies donnent èvapytçcrzn ; c’est la vraie leçon, dont le sens est analogue à celui de deus prœsens , Seôz h donné à Caligula dans une inscription d’Éphèse tt>, Seôv èr.t<fxvfi , xal xoivôv toù àvdpitmivov (Biou n a-cUpa.; on peut voir d’ailleurs Visconti sur ce titre de èxifocvinz Cl>. Je trouve jointes ensemble les idées de ènepavriç et de èvapyriç dans cet endroit d’un décret des Éphésicns, avTÂ te) « îàpuaOxi xal j3wfiov àvaxeïaOai $ià là; un txùxÿi ivapyetç éjr t<pavetaz(<;>.
Ligne G. La copie du Qua rterly- Review portant e . . . . en. J’avais lu d’abord ènéçriaEv, qui est le mot propre en pareil cas : ïitér»i®£ rot; vopot; vouapyo-z t7>-
Tacite parle de ce Claude Balbillus, qui reçut de Néron le gouvernement de l’Egypte, l’année d’après celle de l’avénement de cet empereur : Ægjptus
Suprà , p. 1 84 • = ** Chaudlcr , Inscr. Ant. Apptnd. I , 1. 3.= ® Pocock., Inscripl. Ant. , p. i8, nn i. — Gud. Append. LXI. — Iconogr. grecque , p. 3io. = *s* Chandlcr lit aùrJiv à lort.= Chandler, Inscr. Ant. , Part. I , n* XXXVI, 6 , I. 5. = Diod. Sic. , 1 , § 54-
DÉCRET DES BLSIRITAINS. 3q5
C. Balbillo permittitur c,\ D’après le sens de l’inscription, il est clair que Balbillus était arrivé depuis peu dans son gouvernement ; ainsi l’on doit reporter le décret aux années 56 ou 57 de notre ère. Sénèque a fait un grand éloge de ce gouverneur : Balbillus vii'orum optimus , in omni litterarum généré rarissimus , auctor est , quum ipse pixefectus obtineret Ægjrptum , etc. m. Il paraît que Balbillus porta dans l’administration de l’Égypte les dispositions dont Sénèque fait ici l’éloge.
Ligne 7. La restitution <hà 9ï [t«î] toutou [yot ] est duc à l’auteur de l’article inséré dans le Quarlerlj- Review : elle n’est point douteuse.
Ligne 8. Les deux copies portent nAHMTPOVEA ; je ne sais s’il làut y voir une faute du graveur , car on disait TtXijp») aussi bien que trXïjppïi ; ainsi : èEottotoç 7tX»jpi w>, 7rX^ ai Trapaiîo^ot (4). A l’article irXrjfifiupov dans Hésychius , le manuscrit de Schow donne nX/ifiupov C5).
On pourrait hésiter sur la personne à laquelle il faut rapporter le pronom toutou : est-ce l’empereur ? est-ce le préfet? I^a tournure exige, ce me semble, qu’on le rapporte encore à ce dernier. C’est à la bonne administration de ce gouverneur qu’on doit la prospérité dont jouit la contrée : et en ce sens , la reconnaissance qu’on lui doit remonte jusqu’à l’empereur qui a envoyé un si bon préfet.
(l> Annal. XIII, 22.= w Qnœst. nalur. IV, 2 , 12.= 0> Diod. Sic., III , 3g. = <4) lit. XVII, 106; ibi Wesseliug. — Cf. Valcknaer. ad Ammonium , p. 197.= w Schow, Uesj ch. lex. , p. 6^9.
La phrase ià; toü NeAou Swpeà; èzaulopévat; xurr’ et oc Bsupeüoa. La prospérité du pays est toujours croissante , le Nil augmentant ses bienfaits d’année en année ; ce qui peut s’entendre des soins continus que l’on donnait aux canaux. C’est un objet que les Romains ne négligèrent point , surtout pendant les deux premiers siècles de leur domination (l).
Ligne 10. Nvv ixâllov ànO.auaz. L’adverbe vüv, joint à l’aoriste ôrrJlautTE , ne peut avoir que le sens de nuper ; ce qui est assez, ordinaire. Hésychius: vüv....... dr,lot de km àpriw; (1). O11 peut voir sur cette
acception H. de Valois w) et Masson (4>.
Ligne 11. Atxata MdËctaii est une expression assez remarquable. Plutarque dit de même : r, dè fxéar, àvâ- Satati Tiept Mipyiv, Szav r, dixaiot , dexateaaapwv Tvrr/jèv ls); ctPline : jvstvm incrementum est cubitorum \yi (G). AtV.ouoç, comme jus tus en latin, se disait d’une chose exactement conforme à ce qui devait être , conforme à la loi : tels sont les passages de la Bible , où nous trouvons : phpcx div.at.ia., j (oûî dixxioi , çàOpiov dixatov c'’: on lit même Çvyoz àdixiaz l8) et çàOp-ia. dokov U) , dans les petits prophètes , ce qui revient à Çir/ô; âdixoi , çàOpta Stdixa ; cela me donne lieu de penser que h*
tl) Supra , p. 366. = Voce Nüv. = <3> Ad Eusch. Hisl. cccles ., p. 1 5'i , 195, 53g.= Collcctanea hisl. de A rislid. vit à, ad aiut. CLXI , § J. = w De Isid. et Osiride , p. 368 , § fi. = w> Plin . V, 9, p. a56, 16. = t’) Le vit. XIX, 35, 36. Deuteron. XXV, i5, Ezcch. XLV, 10; Provcrh. XI, i. — Cf. Philon. , p. 5o3. B. — S. Epiphan. île mensur. ,§21. wl Hos. XII , 7. = Mich. , VI , 11
DECRET DES BUSIRITAINS.
ràr/y- <?uato aûvr,; coudée de justice , que l’un portait claus les ceremonies égyptiennes, selon Clément d’Alexandrie C1), n’est autre chose que la coudée juste (mjjtv; Sixaiot) ou légale , qui servait à mesurer l’inondation du Nil.
Ligne il. Toù 3eo ü, c’est-à-dire, rov Nei'Âoi». Sur une médaille de Julien, on lit deo. sàncto. kilo. w>. Parméuon de Byzance donnait à ce fleuve le nom de Jupiter : Aiyûirxte Zeü NeîXe l3). Jablonski entre dans de grands détails sur le culte du Nil <4).
Ligne 12. La restitution aiitoiioaeitot , proposée dans le Quarterly-Rcview , est certaine. Pline parle en ces termes de Busiris , bourg dont il est ici question : Stice sont (pyramides) a Nilo minus ty
m.p. à Memphi vu M. D., vico apposito , quem vocant Rusirin, in quosuntassueti sc aride re illas (4). Diodore de Sicile dit que les pyramides sont à quarante-cinq stades du Nil (i) ; et, comme Pline divise toujours le nombre de stades par huit pour les convertir en milles, les quarante-cinq stades équivalent à cinq milles cinq-huitièmes ; il me paraît donc très probable que cet auteur a écrit minus vr m. p. , et non pas minus iv m. p..
Ligne i4- Les subdivisions des nomes se nommaient TÔitot ou zor.apyjxi , districts , contenant les xüfiat , bourgs avec leur territoire : il est donc vrai-
(,) Stromal., VI, 4, p 7^7.= Bclley, Acad. Inscr., XXVIII, p. 53 1. = w Ap. Atkcn., V, p. ao3. C. — el Schol. Puutar. ad Pyth. , IV, 99. = w Panth. Ægypt. , IV, i . = <5> XXXVI , n, p. 737, 1. 15. = « I, § 63.
3()8 FAITS RELATIFS AUX INSCRIPTIONS DES TEMPLES, semblable que les zoKoypaupcxztt/; sont les greffiers des districts , et les xoipoypaupazeii ceux des bourgs. Ainsi les premiers sont d’un rang plus élevé que les autres» et je ne sais pourquoi l’ordre est interverti , dans une des inscriptions de l’Oasis, où les xcopoypapifixztïi sont placés avant les autres 0>. Il n’est pas fait ici mention des (SaaiÀixoi ypapuazeîi; tt) , sans doute parce que ces officiers , dont les fonctions embrassaient tout un nome , n’avaient nulle part à prendre dans ce que faisait une bourgade particulière.
Lig. i5. On ne peut suppléer autrementles lacunes qu’en lisant <pri<pieixo9*t xaiàvaÔetvat. Nous avons déjà vu que les différais lieux de l’Egypte avaient conservé, sous les Romains, le droit de rendre des décrets , sur les objets qui concernaient la municipalité <3).
Ligne 16. Il est vraisemblable que la préposition napà était suivi de l’indication du lieu où la stélé devait être placée. On lit ailleurs : wnjaouat zr,v ttxôva ir apà ta; zpoméÇaq <4).
Ligne 17. Les lettres apmaxei, qui commencent cette ligne , sont précédées d’un trait perpendiculaire , qui paraît avoir été un 4> , selon M. Leake. Il m’est impossible de deviner à quel mot elles appartiennent. Est-ce un verbe à la troisième personne? Est-ce un nom propre de lieu, comme je serais disposé à le croire ? M. Leake m’assure que
w Class. journal . , T. XXIII , p. 366. = ® Supra, p. 3ia. = (5) Suprà , p. a35. = (0 Spon , Mise, érudit. , p. 598. — Cf. Observ. Vfiscell. IV, p. 35a.
DÉCRET DES BUSIRJTAINS. J()i)
ces lettres sont parfaitement distinctes. Celles qui viennent ensuite , savoir: ek tiin enkexai*a . . en . . . a , me paraissent être les vestiges certains des mots èx rô>v ivxiyapayp.tv(^v èv aùrr, qui nous appren-
nent que la stélê portait une inscription.
Lignes 18-20. 11 y a sans doute quelque témérité à remplir des lacunes aussi grandes: il est cependant impossible de 11e pas chercher à tirer parti des vestiges qui subsistent.
D’abord , il me paraît que la ligne 18, après non , doit se lire txv [7rp]ô; «ut o[ù; e]ùepye<7tav ainoù , et se rapporter aux auteurs du décret; le sens peut se rattacher aux mots ix tô>v cvxiyapay pévuv , de cette manière à peu près : afin que par le contenu de V inscription , on puisse juger des bienfaits qu’ils pnt reçus de lui.
La fin de la ligne 19, liée à la ligne 20, doit être nécessairement irp]o; Slnv t[r,v] Myvmov , et le irpô; étant , sans nul doute , en rapport avec les lettres xaXox« , on lira tbv , (tàî ou rr,) npi; ôXyjv rhv AXyvmw xaikona.ya.bixj ( ou xaXoxaya&ta; ou xaXoxayaSia ). ^1 faut reprendre maintenant les premières lettres de la même ligne: eïù?nkvme , séparées de l’article thn, the ou thi , qui est devant iipoe, par une lacune de quatorze ou quinze lettres. Entre plusieurs conjectures probables , on peut en distinguer une qui réunit le plus de conditions; c’est que EïafN ( e£ &>y) est une reprise de ex ivxsyapoiyp.èvuv , comme si l’on avait voulu dire, duquel contenu un jugera aussi, etc., ce qui se rapporterait à rjjv -pi; oirjv
4oO FAITS RELATIFS AUX INSCRIPTIONS DES TEMPLES. t rjv Atyiurtov y.a/.oxayaûi'av $ dans celte hypothèse , etme serait evuév-tav , et les deux lignes pourraient être restituées ainsi :
È£ wv £Ù//é[v£tav NÉpuvo; x«i up]ôs ôXrjv t[Àv]
Atyurrov xtdoxa[yecOtav tocvtes yvuptueüui.
ün pense bien que je ne prétends pas garantir de pareilles restitutions : le petit nombre d’élémens les rend toût-à-fait conjecturales.
Lignes a i-a 3. Voici la phrase la plus remarquable de l’inscription ; et heureusement les traces qui en restent sur le monument nous fournissent les moyens de la rétablir de manière à ne laisser aucun doute sur le fait qui y est exprime.
J’ai déjà dit que la particule i ap, placée après les lettres zei , annonce que le mot, dont elles sont la fin , commençait la phrase : la même particule, placée, après nap*ytvéfuvoi (1. a3), annonce aussi que ce participe commence une autre proposition. Ainsi , nous sommes certains que, dans la partie comprise entre le verbe auxquelzEi appartient (it-napayevipcvoç, qous devons trouver une proposition complète.
Ce premier point établi d’une manière incontestable, je remarque ( fin de la ligne 22) MNHMO , qui se lie immédiatement avec NETEte , ce qui ne peut être que l’infinitif [ivniJLovsieaÔai ; et comme il est de toute impossibilité de trouver dans les lacunes de ces deux lignes la place d’un verbe à l’indicatif, dont cet infinitif dépend, il faut que ce verbe soit celui dont les lettres zei nous ont conservé la fin.
On voit déjà que zei ne saurait être autre chose