AZE
On peut eu restituer quelques parties de cette manière : [ o iir,p o; tüv UiOavatatv ] hit ta fixât \iai( IlToXrpwdou tta't fixaùtaanf Khtonizpxç , Siùv «tuÀopïiTÔpwv , xsù t[«» Ttxvstv ovnûv] , Sictif piyôiot { chipyitait
N° VII. Page 97 et suiv.
Sur la manière dont Su ter II était désigné dans les actes publics.
Un papyrus w , contenant un Contrat analogue à celui que M. Bùckh a expliqué , vient d’être acquis par la Bibliothèque du roi. La formule commence ainsi : fixaiXtubvra* k^toiràrpx;
( 1 ï Dubois, Catalogue d’Antùjuités, etc., p. a5. «= Classical and topographical tour through Greece , U , p. 282. — ® Voyez la notice qu'en a donnée M. Saint-Martin dans le Journal des Savans, septembre
APPENDICE
xati ÜToIefiatou é'i’AopxTÔpwv Zunpuv frou; 2T. Cette formule est exactement semblable à celle de l’autre papyrus , excepte qu’après nroXsuatou on ne trouve point toô iîrtxalov/aévov A lî|âvfpou , ce qui met hors de doute qu’il s’agit de Sôter n, régnant conjointement avec sa mère dont le nom est également place le premier. Ceci achève de démontrer que l’inscription d'sfpollonopoiis - Parva appartient bien réellement h Sôter n , car l’expression est identique sur ce monument et dans le nouveau papyrus; et nous voyons que, durant le règne simultané de Cléopâtre et de scs deux fils , tous les deux portèrent le titre de Ssoi Qàofir.zopn Icüzf.ps; ; mais l’aîné s’appela simplement nroXcfuîoc ; le second IlTOÀs/vxto; b ijrixaioàptvot A).£?xvopo{.
N° VII T. Page i4o.
Quelques hommages religieux ou npoa-xuvèpara , inscrits au propjlon de Pliilæ.
A l’appui des inscriptions relatives à Ptolémée Auiètc, je citerai plusieurs hommages religieux du même genre , gravés à diverses époques sur le grand propylon de Pliilæ, et dans lesquels les auteurs annoncent qu’ils agissent à la fois et pour eux et pour d’autres.
Telle est une inscription inédite du recueil de M. Gau, laquelle commence ainsi :
*nOAA6fNIOCAAeSAS4P. HKam.lE"n AitTN lF K Al tlPOCKCKYNHKA THN MCriCTHN (SCAN
îcm kai nsnomcA to np. kïnhma A1AYMOV KAI , etc.
« Moi , Apollonius fils d’Alexandre , je suis venu 10 , l’an v Ci>
ti) L’emploi du présent !«» avec le passé est fréquent
dans les inscriptions de ce genre. ( Schleusncr Lexicon novi Testam. , 1, p. io3o. — W alpolc’s Travels , etc., II , p. 5gi , et suprà , n.,n.) Ce qui est moins commun, c’est Yiôta après le présent hkvi , et après d’autres mots à la fin desquels cette lettre ne se devrait point trouver. J’en parlerai ailleurs plus au long. — ® Cette date appartient
APPENDICE
t> au i3 Pacbon ; j’ai adoré la très grande déesse I sis ^
» inscrit l’hommage religieux de Didyme , etc. »
Telle est encore cette autre (l* :
AIBAN'OC TO nPOCKTNUMA 16PSINTMOÏ TOV AA6A*OT K. AA€.
TOCt AIZABtNATOC . 6fN CVNHNKIftl T. 1 I1APA TH! ICIM que je lis :
AcSxvoc (ou At&xvto; ) to trpoaxjvxpa l.paivùpou toi à<?i>poù xaù À).iÇxv<?oo'j xat xaStvàroj ® tüv ooitiîX ixkutwv irxpi t>) îaidt [xupt’a fffTroixxst]. a Moi Libanus, j’ai inscrit l’hommage religieux, au » temple d’Isis , déesse très grande, d’Hiéronyme mon frère,
» d’Alexandre et de Zabina , de même âge que moi. »
Enfin je citerai une autre inscription recueillie par Burckbardt à Méharrakah en Nubie ü) : rexiNioc ♦PONTtfN nPoc«- KTSHCA 1HN. . . . PI4ÎN TMON 61C1N KAl TON HA10N CAPAniN K Al TO
nPOCKTNUMA enoiHCA T4fN estalN IlANTtfN rsptvto; <t>povT4iv
trpoffsxùvijaa riiv puptwvuptox Etat» xat tov ItÀiou Zioxr.c/ xat ri
TrpoTxùvxpa Ihoùitxtüv 7tâvTiuv « Moi, Géminius Fronton,
b j’ai adoré Isis aux iix mille noms, et le soleil Sérapis; et » j’ai inscrit l’hommage religieux de tous les miens, u Aiusi le temple de Méharrakah était dédié à Isis et Sérapis , comme celui de Parembolé w. Le surnom de (Auptùvupioç était particulier à Isis : Plutarque en parle et des inscriptions latines l’ont conservé ; je le retrouve dans une autre copiée par le même Burckhardt à Khardassy, en Nubie0’, et il répond à celui de rroXuwvuptoç que lui donne une inscription expliquée par M. Jacobs m , dont l’original est dans le Musée royal de Paris l,>.
au règne d’un empereur romain dont le nom ne peut être connu , parce que la fin de l’inscription , où il a dû se trouver , a disparu entièrement.
(il Communiquée par M. Gau. — On remarquera le mot Zabina , signifiant acheté en syriaque (Wesiel. ad Diod. T.X, p. 346.),etqui fut le surnom à' Alexandre Zabina, roi de Syrie. — W Traveh, etc., p. 101. — Supra, p. 3o Iside et Osiride, p. 372. — <*> Cf. Wesseling. , ad Diod. Sid., I, aS. — 0) Infrà, p. 48a. — Antholog., T. III, p. 198, et Paraltpom., T. XIII, p. 79g, - «> N° 670.
et j’ai
APPENDICE
M. Cailliaud a découvert à Pliilæ une inscription du même genre , dont il a donné la copie suivante ll> :
AMMtfMOCAION Venir CVKHKellOHCG ICIAI KAl CAPAniAIKAITOICCrN-
KAOiceeoicTonpoctvVNitMAnrtJrAiocrovAAeA'toïKAiTttNAVTorieK- NarNKAiNirporrovAAeA<torKAiTHcrvNAiKociv 1 1 ah m atock a it oJni es - N CtfNAVTHCKAIAIONVTOCK AI A NC VB AT OC I. AAKAIKAI’OCIl AVNI IÎT
Ce qu’il faut, je pense, lire de cette manière:
Àfi/Jiôivtùç Aiovuït ou t'jyjr.v inoir.at latoi xai lapa mit xai roi; ffuvvaot; 5toiç to Trpoexuvxpa IIpuràTOC toü àa«Xç>oü , xai -üv xùtoù Tixv4iv , xai Nixpov t&û à<?>Xç>ov , xai ri; yuvaixoç KltoxuàTOt , xai twv Tf’xvej» aÙTÜf , xai Atovaeisu, xai AvouêaTOc" !.. A À Kataapo; Ilaüvi IB .
a Ammonius , fils de DeuyS , en accomplissement d’uu vœu , » a fait à Isis, àSarnpis, et aux dieux adorés dans le même » temple, l’hommage religieux de Protas son frère et de ses a enfans; de Niger son frère; de sa femme Clidémas et des » enfans d’elle ; de Denys et d’Anubas : l’au xxxi1" de César , • le i a de Vaïni. a
To n poexùvxpta est une apposition de sùyriv : à Isis , A Sarapis, etc., comme sur le propylon de Parembole’.
Plusieurs des noms propres sont à remarquer : on trouve bien ripùToç w et ripai rcaç l3> ; mais la forme de IIpaiTaç ne m’est connue que par ce monument et le papyrus Borgia , où il se trouve plus de vingt fois. Il parait que c’était une forme très fréquente en Égypte : dans ce papyrus, le génitif de ce nom est Ilpoirà , désinence commune à tous les autres noms en aç qu’il renferme ; car on trouve les génitifs Aixoapx , Aprrxxpa {f. A pnoxpa), Euiropa ® j et de même dans l’Ecriture pour les noms Stofiâç , Kxtxyx; , K»pic , etc. Ici le génitif est en âro; , ce qui nous fait voir que la dernière voyelle du nominatif doit être marquée d’un circonflexe, de même que ZaÇcvx;, Ilafajxàç, 4>m-
UI f^oyage à F Oasis de Thèbes , pl. XIII, n° 6.*» t* Drnuisth. , p. 886, l.io, ed. Reislt. — 0) Arrian. Anab., II, a, y. — Al lien. IV, p. 159, A ; X , p. 434 , A. — 111 Schow , ad pap. Un -g. p. 5n.
APPENDICE
xà; , etc. tl> ; el cette terminaison a lieu pour les «leux autres de même forme , Avoués; , Kii'înfxiï : le premier est un nom dérivé d 'Anubis , comme celui de l'abbé Anoub , dans Tbistoirc Lausiaque ^ : de ce genre sont encore les noms Apuuvàç, dans le papyrus Borgia ® , dérivé d ’Ammon ; Hiraclds , sur un marbre du Musée royal à Paris ( n° 489 ), dérivé d'Héraclès, etc.; liarpocrds , daus l’inscription d’Esné, etc. w : ces dérivés sont ordinairement en ion , comme Sarapion , Apion , Plulion , Cronion , Ision , etc.; ou bien en ias , comme Isias , Sarapias ( avec le génitif en iSo; ). Quant à Clidèmds ( car je lis kmmiW ac au lieu de kaiahmac ) , ce nom rappelle celui de Clidêmiis , un des historiens de l’Attique : il nous montre que la forme àc , iroç , était employée aussi pour les noms de femme. J’ai lu dans une inscription recueillie à l'hilae par M. Gau , Sioarof txc à&t\jîc , de Sérds sa sœur. Les mots tûv ts’/.vbjv or'irf,; font supposer que Clidèmds avait en des enfans d’un premier lit. Je ne sais si aionvtoc peut se lire autrement que Atovuoxov; car faire de ce mot un génitif, Aiovûtoç de Atovvç, serait trop étrange. La date est de l’an xxxi de César (Auguste) , le 12 Païni ; ce qui répond au 27 mai de l’an 2 de J.-C. , en comptant du talendrier fixe, d’après les observations faites plus haut tM. J’ai déjà remarqué l’intervalle laissé entre IIAVVi pt là" qui exprime le quantième du mois. lll)
Enfin, j’ai vu dans la collection de M. Gau une inscription ainsi conçue : HAIOSatPOÏTHNONOSKAlïAPEUinANIAAOÏHAONKArro DP. KrNHMAEnOIHSATÛNAAF.A'ratriHNaïKAIA'AISOV : HÀlodwoo; Zèvajvoî Katsfapitaç IJaviado; r,\Qov xat to Tzpotr/.iivr,px iirotriia twï àdùv.yj Znvuvo; xat Aiavoô. Le même personnage a tracé une inscriptiou , depuis long-temps connue, sur le colosse de Mémnon : le dernier nom aianot, d’après la leçon de Poeoeke avait été lu diversement : Leich lisait K aiaianoT, pour xii Autzvoû;
tD Suidas , Mc voce. = W Pallad. , Hist. Lausiac. , c. LV et LVIII. — ■ ts) Col. 6, I. 25. — W Suprà, p. 45 2. =■ Supra, p. 170. — t® Suprà, p. 4f>2.
^(>8 APPENDICE
D’Orville Tatavov M. Boissonade Pexxoü w. L’inscription de Phil* conGrme la leçon de Pococke ; il paraît qu’on doit lire le nom tel qu’il est écrit.
Dans res exemples, on remarque que le complément de rpooxùvxpa est après ce mot, tandis que, dans les quatre inscriptions d’Alexandre et d’Aulètc, il est placé auparavant : jSajiAcwf xb rpoirxvvxpx ; cette différence provient peut-être d’une sorte de convenance qui obligeait , en pareil cas, de mettre le nom du roiavant tout. Néanmoins une inscription ducolosse dcMemnon est ainsi conçue <3) : AnaîNic otpa. . hroi'ca. . . \. A+roseiTAPtorro nPOCR ynhmaf € it A4*A. « Amouius^?) a entendu Memuon, et écrit » l’hommage religieux Je L. Aphroditanus. »
On doit remarquer aussi que, dans presque toutes ces inscriptions , Isis est qualifiée xvpia. Ce titre, qui pourrait se traduire littéralement par notre dame Isis , est le domina des latins. On trouve le titre xùpioç appliqué non seulement à Isis , dans les inscriptions de Philæ et d’autres lieux w , mais encore à presque toutes les divinités d’un certain ordre, telles que Sérapisü), les Euménides w, Junon v) , Proserpine m , Diane w Hermès, etc.
Ces inscriptions nous offrent , comme expressions synonymes, xb rpoxOvoput 3£w et xb itpoexùvnpx irapà 3tw '/pâytt* ou roui* ; cette dernière est cependant la plus fréquente. Elle pourrait bien équivaloir it rapà xû roù 3 c où ttpù. Bien de plus commun que cette catachrèse ; ainsi iis i twv oc pvwv 3iwv , pour tri toü tw* 5". 3. ttpoû d0); |3o»i6cîv xfi Àpxip uoi , pour xù x. A. itpw ; xtap' \upuva i\0tïv lla*, et ab Hammone rediens tn>. Dans Thu-
tl) Ad. Chariton., p. 5a5, ed. Lips. = ® Animadv. ad inscr. Sliac., in Classic. Journal., T. XX, p. 290. — ® Pocock. , Inscr. ant. , p. 84.— t4* Entre autres les inscriptions de Sakiet dans Belzoni.
— <*) Cbandlcr. , Ins. Ant., append. XI. — (6) Id. ib. — W Dans Walpole’s Travels, etc. , U, p. 555.— ® Ap. Brisson., Formul. I, 73.
— (91 Cbandlcr , Append. IV. — Cf. D’Orvill. ad Charit., p. 443.
— (10) Dawcs , Mise. erud. , p. 467. — d*' Xenoph. Uellcn. , I, 2, 6. «. CiD Arrian. Anab., III, 3, t. — (,s) Quint. Curt., IV, 8, 1.
APPENDICE. 4^9
cydide , çn\r,v. . . çücrau . . . ira p’ A7tôXXm*i, ira p' ÀOiîvà11* signifie dans le temple d’Apollon , de Minerve : dans une inscription de l'ancienne Trachonilis , on lit MONiMO€T\*A\oveniM€AHTHC€nie hcrncerPAcecoi eKTtJNiAuTNeneisfc. N. 0> : Môvtpco; TapôXov «irtptXriTri; «jrtextufj; 3vpa; 3to ù ix tûv ijùwv iirsJiujtv : « Monime , * chargé de surveiller les réparations , a fait en outre les frais b des portes [ du temple ] du dieu. » Nous disons de même Saint-Pierre pour F Eglise de Saint-Pierre.
N0 IX. ( correspondant à la page 1 43- )
Ellipse de la préposition iiirip , dans Us inscriptions votives ou dédicatoires.
Je ne sais si quelqu’un a déjà remarqué que, dans les formules des inscriptions de ce genre qui commencent ordinairement par ùirip paetXtiu; ou aÛTOxpscxopo; , la préposition ûir ip est sous-entendue quelquefois ; il me semble qu’on ne saurait entendre autrement cette inscription : Moixpov AûpnXcoo Ssovè-
pou, AXtfàvJpd'j , Eotu^oO; Au IlXiu ptyahp ZapenrcJc xa'c
toc; d'jvvioc; Ssoî; , M. AùpnXco; Hpuv vtwxôpo;. ..... civifinxrv. Spon traduit ce génitif par Marci Aurelii Severi Alexandri, etc. , ce qui n’a aucun sens en latin : il faut traduire : pro salute M. Aurelii , etc. La même observation s’applique à cette autre inscription ® : fSxaiiiaç MtSpadàxo’J Eùxu^oô; toû McOpacostxou
Eùtpyi’rou Atovüfou véou ® us; A8»vaïo; yvpvxeixpxnox;
àviSïixiv ; et à plusieurs autres recueillies par Toumefort , Spon et Wheler : on ne les comprendra bien que si l’on sousentend iiaip , àyxOô tv XV 1 **’ , ou des termes analogues.
Je dis àyaOÿ rû^p ou iir’ or/zSÿ , parce que ces expressions , quoiqu’elles soient le plus souvent employées isolément et d’une manière absolue, sont quelquefois aussi suivies d'un complément, comme le remarque Cursini l5> sur àyabh xvjçp. Quant à l'antre
Thucjd., V, a3. — t® Burckhardt , T rave ls in Sjrria , etc. , p. 78. — Spon, Miscell. crud., p. 3ag. — I® Spon, Voyage, p. 373. — Cf. d’Orvill. , Miscell. observât. , VII , p. St , Sa. — W Fait. Attic. , T. IV, proie gom., p. XXX; ajoutez Dion Cassais (LXVU1, 3.).
APPENDICE
locution, on la trouve souvent, et, par exemple, dans Plutarque in’ àr/a6n Kecxç (l>, et dans une inscription de Khalapsché , qui sera expliquée plus bas , commençant par tir’ <x yxbÿ xvpiov ; peutêtre aussi dans une inscription gravée sur la façade extérieure du grand propylon deFhilæ, et que M. Hamilton a rapportée ainsi w : NeiAovnePACACRAPnoaororMetANnoPONCAPAniarNAWc- TOMAXOVUhaTlIlPOC.MeiAMHN'CICAlHCANTIÏNCN'M A A'CStNCIAN € Il A P A-
H4îi La copie de M. Gau , qui est plus complète , donne
de plus les lettres *TNr . NF.iTNlio i osieN; ce qui fournit le moyen de restituer l'inscription :
N ri), ou ntp&aaç xapjroyôpou fiiyxv nioov, lapnni wv Àpiçopiyou r./.u np'oç ptyx).T,x Eldtv 3càv rr.v iv •tHaïf , pyftay tir’ àyxOit tùv yoviuy irotoùptvo; : «Franchissant le » vaste Nil , dont les eaux fécondent l’Égypte , Sarapion (ils » d’Aristomaque est venu vers la grande I sis , déesse de v philæ ; pour le bien de ses parens , il inscrit le souvenir de » son hommage. »
Il est à remarquer que la première ligne est un vers iambique trimètre , dont l’auteur de l’inscription parait avoir lié le sens avec l'expression de son hommage k la déesse ; si le qnatrième pied n’était point un anapeste, cc qui est peut-être une licence trop grande pour un poète tragique, je croirais que c’cst un vers de quelque tragédie dont Sarapion se sera souvenu ; ce fait ne serait pas sans exemple (3).
Quant à la manière de construire in' àyaOü, j’hésite encore: car quoique twv yovim puisse en dépendre à la rigueur , on pourrait prendre également ces mots d’une manière absolue , comme i in ôyaOi» uvr.ur, , expression de Diodore de Sicile ^ : en ce cas , -üv yoniatv dépendrait de pvsixv, et pvetov twk yeviuv TToioù/xivo; reviendrait à l'expression dont s’est servi l'auteur
d'une des inscriptions du colosse de Memtion , ixouea xai
(uvâeOnv Zr.vaivoç xai Àtxvoü àiekfüx. ^
l*> In Anton. , J aC. — ® Ægypt. , p. 5a. — D’Orvill. , Observ. mise, nova? , III, p. i5i*. — tW Cf. Wcsscling. ad Diod.Sic., I, a. •= tiJ Suprà , p. 407 ■
APPENDICE
N° X. (correspondant aux pages 209, 211.)
Sur les noms A poil mari s et Apollinarius.
On conçoit que des lettres aeioiainapic, on peut aussi bien tirer le nom A7roÂXivctpio; , par l'addition d’une seule lettre à la lin , que celui d’ArroXXtvaat;. Je ne dois pas négliger d’observer même que la première forme est plus grecque . \ ossius a depuis long-temps remarqué que les Grecs rendent Y Apollinaris des Latins par ÀTro/Xcvâpts;; ce qui a lieu pour les autres noms terminés en «t.
Si je me suis décidé pour la forme Apollinaris , c'est aliu de ne rien ajouter au texte de l’inscription : d’ailleurs il est possible qu’un Ilomaiu, en faisant graver son nom sur un monument, ait voulu .conserver à ce nom sa physionomie latine. Je crois que la même désinence se retrouve dans l’inscription grecque d’un cippe vu par Al. Pouqueville , au monastère de Mets da ni ( en Thcssalie ) : KOINTAAtPOAl . . intoneaithianapam-
NHMHÎX.API>ANEeHKE HPOÏXAIPE , ce qui doit se lire Koïvrov
Atppoêiexpin W tÔv «xvtüî i'jdpx , uvr/uriç X'ipl'J dvéOnxtv ( ici le nom de la femme ) ripa ç XXLP{'
N° XI. Page a5t.
Sur le mot !7r«7ols-j{.
Ce mot , dans tous les autres passages où il se rencontre , signifie messager , porteur de dépêches , et même messager d'étal. Il est donc très possible qu'il ail le même sens dans l’inscription citée. La comparaison’ des autres monumens m’a fait pencher pour le sens de secrétaire , qui est insolite. Quand même on s’en tiendrait à la signification connue, l’induction que je tire des fonctions de Ycstinus n’en serait pas moins naturelle.
b> G. J. Vossius, de Hist. Grœc., U, 18, p. ï5ï. — ® Voyage en Grèce, T. IU, p. 86. == ® On a vu plus haut la mention d’un Aphroditarius , p. »68.— ® Sur cette formule, voyez plus haut p. 57».
APPENDICE
N° XII. ( correspondant à la page x8t. )
Sur la forme vnip noiTr.pixf et ûnip tüç aoj'zr.pèzt , etc.
Je crois que dans l’inscription d’Antinoé ( 1. 6. ) , il faut lire èircp vt'xnt et non vnip rr.f vixnt , comme je l’ai fait : le retranchement de l'article parait nécessité par la dimension de la lacune. Nous lisons le plus souvent vnip aunnpix; xxi vixnt , etc., (1). L’article est nécessaire quand la préposition vnip est séparée du substantif par le complément de ce substantif
comme vnip ths avroxpirropot tojpîc ® > bnip THI «iç atdiv*
iiaftovr.i ; ûîrtp THS roù ptyif ou N epCa Tpxïavov Kxiaxpo; Zs6x- Ç'j'j r«pptxv«xoû Aaxtxoû TTIEIAI xxt itxpovnf. ® .
N» XIII. Page u85.
Sur le nom de Vibius Sévère Aurèlien.
A l’appui de la restitution que j’ai faite du nom de cet épistratège, je dois rappeler un personnage qui vivait un peu ~ avant cette époque, le beau-père de Pescennius Niger nommé Severus Aurelianus Le prénom Vibius suit le nom Severus , d’après un usage dont j’ai cité déjà des exemples. t6>
N° XIV. Page 555.
Inscription latine du colosse de Memnon.
En citant cette inscription, recueillie par M. Girard, je n’avais pas remarqué qu’elle a été publiée aussi par M. Hamilton<7>. La copie de ce voyageur confirme deux de mes conjectures : elle donne aikstvleivs, et j’avais lu a. ikstvieivs, nom dérivé de iltSTiiVS , qui est très fréquent dans les inscriptions. Celui de instvleivs était jusqu’ici inconnu, et c’est ce qui m’avait
l» Ap. Burckhardt , Travtls in Syria, etc. , p. 68 , 73, tog, n5 116, aa3. — ® Suprà, p. a3o. -* 131 Suprà, p. ^58. — Inscript, de Santarin dans le Musée royal, n° 626. = Ui Spart, in Nigro, J 7. —
Suprà, p. 176. — W Ægypt. , p. 173.
APPENDIC*.
fuit proposer ma conjecture avec défiance. La même copie donne fviminatae ; 'mais je persiste à regarder fvlmiüat comme la vraie leçon : la xiie légion n’était point nommée Fulminata , mais Fulminatrix. On lit également ovincivs ; ce qui ne m’empêche pas de tenir è la leçon qvintivs. Enfin, la dernière ligne présente la date complète : anso. xt. xeronis. imp. xvm kal. apbil. ; ce qui répond au 16 mars de l’an 6t de J.-C.
Et à cette occasion , je ferai une remarque qui n’est peut-être pas sans quelque intérêt : c’est que toutes les inscriptions grecques portant utae date postérieure h J.-C., même celles qui ont été écrites par des personnages romains , sont datées d’après le calendrier alexandrin; toutes les latiues le sont d’après le calendrier romain.
N® XV. Page 354.
Dédicace à Sérapis de Canope.
L’inscription à laquelle j’ai fait allusion a été découverte à Alexandrie par M. Ilamilton, et citée de celte mauière'dans son ouvrage :
1 AUDAISflHCrAAStlC.VPAniAI J evKANüntriKAiiiACiToicaeoic 8 AXeetiKevCAPAniAj.SKAIlCIAtfPOC ‘AIAlMorroVAIAVMOlTlirNeîANTINOOViei'ON 8 . . i5 iAVNIClTn,HtvAierCER€!AKAIC6>*TIANûf
6 lA!CAPAniAAIR.Ale64fA6y.*AKAI<p4nvATI
Deux lignes effacées à dessein
7 eninoA\ANiov*AArtANOV€nAPXovAirrnTOT.
Ail HÎUm, fiv/aXw Zocpir: l'ît [tü] iv Kavùëu, xxi ttisi -rôle Sioc; àviQr.xiv Zzpzniuv ’o xai laiàapoi SiSxip-oxi roù Sur/pou , tùv c{ ÀvTivôou iîpo7roiiiv , aùv ioiîi rr, xai EjaiSliz xai -JVTtxVfû xai
Zapaiziiit xai 0-o^ùoa /.xi <t><uxâTi
iiti ïlo'AÀtavoO <t»Àx’j(xvoj «jrip^ou Aiÿùjrtov.
U> Supra , p. i56 , 37».
APPENDICE
« A Jupiter Soleil , le grand Sérapis de Canopc , et à tous les » dieux, Sar.viioii , dit Isidore, fils de Didyrae , d'entre les » prêtres d'Antinous , avec Isis , dite F.usébie , et Sentianus
» et Sa’-apias et Théodora et Phocas a élevé ce
*> I’ollianus l lavianus étant préfet de l’Égypte.
Ligue a. De même , Pausanias u) parle de temples dédiés à tous les dieux irsoï; to ïî icàaiv. Une inscription athénienne (i> porte A 9»và IloÀeidi xai âsaïç niai.
Ligne 5. Le Singulier àvé6r,xtv montre que la dédicace est l’ouvrage d’une seule personne; c’est pourquoi je lis : o Kai ICIASfPOC.
Ligne 4- TsfxeïANTisoovicPON : la ligne est finie; et vu sa longueur, il est impossible d’y ajouter une seule lettre. La ligne suivante commence par une lacune de deux lettres , puis viennent les deux lettres tts. On pourrait lire . . twv èj Avrivoou tjooù [itptjuv un des prêtres du temple d' Antinous ; mais je préfère de lire twv éç Avrivôou itpowjotjwv , comme nous lisons
ailleurs oi àxo toü Tôuou. Ainsi , lapscniuv twv i| Avtiv&ov (pour
A. iepoi lï> ) iîooirotûv est analogue à nctTpwv AwpoOiov r wv ix tj;ç evvôJou***, et à twv tv tü Mouaitw etTOVfisvwv oteÀûv çiXoeoywv^*.
Ligne 5. Au lieu de avniciti, je lis cris iciti, et icm est pour ici si. La confusion du a et du T n’est pas rare dans les monumens de l’Égypte , cl a lieu même en copte ® ; on trouve TtosiroXt; pour htontol.it <7). Bien de plus ordinaire que de voir chez les Égyptiens les noms des diviuités donnés à «les individus.
Ligue 6. U serait possible qu’au lieu de eesTiANari, l’original portât reNTXANtfl, qui est très commun; on lit cependant Senlianu dans Gruter (8). Je ne sais si le mol ixeuitixt désigne ici une femme, comme en d’autres endroits ; car cette forme
0) Paiisan. , I, 18; U, a, a5. — — Chandler, Inscript, ant. , U,
n" XV III. — G) Suprà, p. 468. — M> Spon, Mise, érudit., p. 343. — ® Id. , p. 362 , n® CIX. — ■ ® Akrrblad , Lettre sur I inscript, de Rosette, p. 16. — ■ Chain|Hilliou jeune, Égypte sous les Pharaons, I ,
p. 5o. — W Gruter, MXL , 8. — ® Reines., I, 4a. — Murat. , III, 1744,6.
APPENDICE
s’applique egalement aux noms des deux sexes: on certaines inscriptions , Isias désigne une femme (1) ; eu d’autres , c’est un homme®; dans ce dernier cas, on disait aussi Îüùdv ® ou Etirt&iv. ®
Le nom du préfet m’est inconnu , et il me parait difficile , quant à présent, de connaître In date de cette inscription : le nom de l’empereur et l’année du règne se trouvaient incontestablement dans les deux lignes effacées à dessein , dit M. Uamilton. Cette circonstance me fait présumer que la lacune était remplie par le nom et les titres de Commode, dont un décrcl^lu sénat avait ordonné de détruire toutes les statues ® , en quelque lieu qu'elles fussent , et d'effacer son nom de tous les monumens publics et particuliers ( ejus abolendas statuas; quœ undique sunt abolendæ , nomenque ex omnibus privalis publicisque monumentis eradendum). Puisque le nomdeGéta fut effacé dans l’inscription des carrières de Syène , on s’étonnera peu que celui de Commode l’ait été sur un monument particulier^ Alexandrie. Notre inscription fournirait ainsi un exemple de plus de l’exactitude avec laquelle fut exécuté le décret du sénat dans toutes les parties de l’empire.
D’après celte hypothèse, on a lieu de croire que les deux lignes effacées ( contenant chacune trente-cinq à trente-sept lettres ) étaient remplies de cette manière:
€tOVC...A VTOkPA I OI’OCkAICAPOCU MTKOMMOlOr
ANTameiNore t cesovce rrv xorcceBAcror.
Je termine en observant que le nom de Pollanius n’est pas correctement latin : il faut Pollianus ; c’est peut-être une faute du graveur ou du copiste; dans une inscription de Caramanie ® on trouve aussi ♦AorPANioc , qu’il faudrait traduire Florianus ,
1*1 Pocock. , Inscript, ant . , p. a3 , n° i4. — Chandler , Inscr. ant. , part. II, n" LXX1I.=» Gruter, MLXXXÜI, n.— Chandler, part. II,
n" XXU.— t3) ld. , n° LIX, p. 66, 1. 6.— (4) Dodwell’s Tour through Greece, T. Il , p. 170.— I® Lamprid, , in Commod. , § 20. <= ® Voyez ma restitution dans le Journal des Savons, 1819, p. 590.
APPENDICE
à moins qu'on ne lise *a. orPANloc , qui inc parait la vraie leçon. On trouve n*J \aiasoc , dans une inscription de 1a Troade
K° XVI. Page 571.
Inscription du Propylon de Dakheh en Nubie.
J’ai déjà rapporté deux des nombreuses inscriptions gravées sur le propylon de Dakkeli. Une d'entre elles , de la trentedeuxième année d’Auguste, est la plus ancienne de toutes celles qui me sont connues. Il serait curieux de savoir s'il en est du terifjis des Ptolémées ; c’est ce que nous apprendra la collection complète qu’en ont rassemblée MM. Bankes et Gau ; en attendant, je vais expliquer ici toutes celles que j’ai pu connaître.
N° 1 . L’inscription à laquelle je renvoie (page 371 du texte) a été publiée par M. Gau , dans les Antiquités de la Nubie. Elle est ainsi conçue : TonpocsniUMAiieTeHcicKPori.... noiünALATCnorrc rnAïTNor4>i , que je lis : va npo<rxi/vr;px nszir.ai! ispovpyoç nctü irotoi t£> x'jpitp Ilaürvoüyt. a Moi , Petéisis , prêtre j’ai inscrit » cet acte d’adoration au temple du maître Pnytnuphis. »
En expliquant cette inscription dans le Journal des Savans v j’avais conjecturé que le mot Pnytnuphis est une désignation égyptienne d’Hermès ; je ne me suis pas trompé : i) me semble toutefois que Pnytnuphis ou Pytnuphis est moins le nom d’Hermès qu’une épithète qualitative et peut-être caractéristique de ce dieu; ainsi, Bacchus est souvent désigné par le seul qualificatif Liber ou Lyœus , et les Euménides par les roots ïipvxt Ssxi.
Quantaunom de riiTtçs-iî, Petéisis, c’est le même que celui de niTwc , nirurt; , que nous avons déjà vu ailleurs ; il signifie celui qui appartient à Isis ; comme Pelosiris, qu’on rencontre souvent, celui qui appartient à Osiris. Arrien donne ce même nom à l’un des deux Egyptiens auxquels Alexandre voulait con-
t*> Ap. Clarkc’s T’orné of Alexander, p. i55. = ® Je lis lEPorrroc ; cependant les lettres kpoyi peuvent être le commencement d’un autre nom. — (5) Suprà, p. 385. — Arrian. Anab., UI, 5, 3.
APPENDICE. 4/7
fier l'administration de l’Egypte; mais il est clair qu’on doit lire lliTtïtoç et non riir«nou Si àTruirxprvov , à moins que l’histuricn lui-môme n’ait fait la faute.
. N° i. D’autres inscriptions, outre celle qui a été citée plus haut , recueillies sur le même propylon du temple de Dakkeh, se rapportent également au culte d’Hermès. Telle est celle-ci , que Burckhardt ll> a copiée le premier : somitcocappianocctpati
CneiPHBITOÏPAN . . . 4>HAIKOCK AlAOMITI . . . OI TIOC «O VCPNT4T nANrAoiKtJ nrocKVNHoA . . eeoNMericroïiHPMH. ut’ aapianot KAiCAPOcrovttruoVTrniiH . Cette inscription, encore plus altérée dans la copie de M. Belzoni , doit se lire : Aoptrio; Aôpixvoj rpxxiùxr,; amtpr,; b ~ iToupztuv tpriXixo; , xeti Aofitrutvb; b utoç pou aùv T<ü ravît oïxw , irpo<r<xuv«ffapsv rôv B’bv piytço» Eopêv. LK." Aopixvoû KxtTxpoç toû xuptou, Tuëi IH~. « Moi, Domitius Arrien ,
» soldat de la ac cohorte des Ituréens heureuse , et Domitien » mon (Us , avec toute ma famille , nous avons adoré le dieu » très grand TIermès , la xx’ anuée d’Adrien César , notre sei- » gneur , le 18 de tybi. » Les lettres ctpati sont bien certainement une abréviation de çpx tiwtxc ; ce mot est représenté par les lettres ctp dans une inscription de Bostra ; on le trouve entier dans une autre de Dakkeh (du recueil de M. Gau), où nous lisons ctpatiaT rHocn€iPHct,AKott , ce qui doit être qj*TiÙT»ic ijnetpr,; ëT <xxov[ti7wv] miles cohortis îx balislariorum ou peut-être sagiltariorum. La leçon ffirsipüc B Itouoximv me parait certaine : il est souvent question des cohortes d’Ituréens; ainsi dans Gruter 141 : coaoiiT. I!I\ itvbaeob. ; et la Notice de l’empire ® place une cohors secunda Iturœorum à Aliy ® dans l’Egypte moyenne. — «HAISoc ne peut être qu’une épithète de orttpriç , comme dans cohors prima felix Theodosiana 1,7 . Les deux fonnes
H) Burckhardt, p. 106. — W Belzoni, p. 72, ed. Angl. M. Light en a donné la fin; le commencement a échappé à son attention.. — Burckhardt-* Travels in Sjrria , etc., p. 233. — CDXUV, 5. -* (i) jVot. Imp., p. zo4. — 1® Wcssel., ad Itin. vet., p. 168. — W ffot. Imp. , p. 212.
^7# APPENDICE
K sur,», Eoufi sc trouvent indifféremment dans les inscriptions. I a date de relle-ci répond au i5 janvier i36 de J.-C.
NH 3. Celle-ci a été copiée par M. I.ight ll) : HPAKAacORADIafNlirUNOVKHAWJNKAl npoceurNDCAerjTi.NeeoNMencToN Que je lis : 1 tsscxAcç b xai Ho uy Houvo; JX9ov koù rrpoe exyvr.o-y 5tov p«7«70v. Elle ne présente d’ailleurs aucun intérêt.
N° 4. Cette autre, également copiée par M. Ï.ight®, sc rapporte , par sa contexture, k celles qui ont été examinées plus haut :
To iiPoc kïnhma AAn&rsior itXX x \ xr coe+ù otn - k aiii rroruoc kai III’OCM NUCAB60N M€i ICTON fePMH K AICIlOHCATOIIPOCKVNHMATlJN AA A SfNIt ANTttNK Al4*I A 6fî»I.IOTir 6PIOVK AICAI'OCIl AIOINl£.
To jrpôoxùvxfxa Avtojviou yoauixariojç <I>iX<ûv KairiTiuvo;" xai irpctrtxùv»nra St'ov fiiytçov E ppr xai tiroir, vrt tô irpotrx jvrptz tüv âXXuv nàvTwv xxi piXwv L. IM* TtSrptsv K atox.ooç llxotvi ® ê”. a Ceci est l’hommage religieux d’Antonius Capiton , greffier » de Philæ : j’ai adoré le dieu très grand Hermès , et j’ai fait » l’hommage religieux de tous les autres greffiers et de mes » amis , la xrxp année de Tibère César , le 5 de Faini. »
Il faut remarquer le nom Kawiroiv , séparé du prénom Avtùvtof par le titre du personnage. — Je ne sais si, par les mots tüv aTXor» îràvTuv , il faut entendre tous ceux qui accompagnaient Capiton dans ce voyage, ou bien tous les autres greffiers de Philie. Quoiqu'il en soit, la date est du 3o mai de l’an 3t de notre ère.
N° XVII. Page 37a.
Inscription de Khalapsché ( Talmis) en Nubie , contenant le nom égy ptien de la divinité adorée dans le temple de ce lieu.
M. Niébuhr, dans son commentaire sur les inscriptionesr.itbienses , rapporte que M. Bailie , voyageur écossais , a copié
fl> Pap. 171 , n° 3 W Ib.y n° 5. — W Suprà , p. i8x.
APPENDICE
ii khalapsché une inscription où lu divinité du temple est appelée Mandulis. Comme il semble résulter de l’inscription latine recueillie par M. Gau , et expliquée par \i. Niébuhr que cette divinité était le soleil , on en peut conclure que le nom Mandulis est la désignation égyptienne du soleil , comme Paytnubis celle d'IIcrtnès. Au reste , je reconnais distinctement le mot Mandulis dans cette inscription , publiée par Burckhardl (lj , MM. I.ight 0> et I.egh p) :
enArA0*mtvpi6 Ton POCKYN HM AG4É rAIOYKA€IOYK€A€P ocmneocxafiTHCA eHBAJtfNinQIKHC TYPMHCK AAAtCTIAt H AIT' >vn AlAIOÏAYTOV KAITSJ'iABACHANTAl'i A A6 A * AT VK A IT SfNA YTO r
rtAN'TAi>*n apataIikvpiaIa a.n
AOTAIKAITOYinnOATTOr
CYM6PON
« Pour le bonheur de notre maître ceci est l’acte
» d’adoration de Caïus Casius Céler , cavalier de la première » cohorte de cavalerie des Thébains , de la turma Calliste, et » celui de son fils , de ses frères que l’envie ne peut atteindre , » et de tous les siens ; inscrit au temple du maître Mandulis :
» et d’Hippolyte , aujourd’hui. » — I.' emploi du mot
■/ûp rn , au lieu de tsr.ûpx , annonce une époque assez tardive. — KaWiim très belle est une épithète analogue à celle de Pia , f'ictrix , données à quelques cohortes. — Sur irapa , voyez plus haut — Je crois que et d Hippolyte ..... a été ajouté après coup par une personne étrangère à Caïus Casius Celer.
<■> Travels in Nubia, p. 116. =■ ® Travels in Mgypt. rtc., p. 271 . — W A narrative o fa Joumey . etc. p. ai. *= ® Pag. 468.
E it' tr/ttOü K-jaio'j (nom de l’empereur) fi itpomtxivr.pa rôts Taiou Kaertou KîXjooç ixnéuç ^ùpxm a' SnCaiuv , xxipur.ç xaXXiçTtî , xa'i toû ncuJtou aùroü xzi fwv «Cacxâvr<uv iStkyüi'j xa’t fûv aùfoû jrâvfwv rrstoà xû xuptot Mxv<?oûX< . mi toû 1 TT ttoVït O'j (rhuipov
APPENDICE
N° XVIII. ( correspondant à la page 385.)
Nouvelle copie de V inscription trouvée dans l'ile des Cataractes.
Depuis que le chapitre où j'ai expliqué cette inscription a été imprimé , M. Gau a reçu une copie figurée et exacte de ce monument curieux ; il a bien voulu me la communiquer, et me permettre de la reproduire ici.
Celte copie confirme toutes les corrections que j’avais proposées; et je ne vois rien à changer dans le texte de la page 345 ; on y trouve ligne 6 , paiiaistai ; 1. 1 1 kaiia , ce qui ne peut être que xai Ta; 1. t5, il ’n’y a rien après EDI, ainsi Ilairtcv doit être joint, comme je l’ai fait , à cette préposition; 1. 25 vr.atÛTr.ç , de même je l’avais conjecturé ( pag. 385. ), n’a pu être suivi d’aucun root ; 1. a5 , ma correction est confirmée; 1. 33, au lieu «le Daxnoteï , la nouvelle copie porte iiaXnoïi ix , qui est la vraie leçon.
Une circonstance plus importante est celle des ornemeus que porte la stélê. M. Rüppell avait cru voir des croix ansées des deux côtés du vase ; d’après le sens de l’inscription , j'avais présumé au contraire que ce monument ne devait avoir rien d’égyptien , et que des deux côtés du vase , qui me paraissait se rapporter au culte de Bacchus, il devait se trouver d’autres attributs de ce culte ( p. 38a. ) , et non pas des croix ansées , ornement égyptien ; et en effet , le dessin nous représente des thyrses. Ainsi , comme je l’avais pensé , le monument est tout grec et dans sa forme et dans son sobjet ; et les Basilistes sont bien réellement une confrérie ou association grecque.
)’ai conjçcturé également que cette corporation tirait son nom de ce quelle était sous les auspices du la famille royale. Cette conjecture peut être appuyée d’un exemple analogue ; c’est le nom des ATTa>iç-ai .corporation Dionysiaque , don t Chishull a publié les monumens 01 , et qui étaient sous la protection des rois de Pergame.
Antiq. asiat., p. i3q, se q.
APPENDICE
iül
N° XIX. Pag. J79.
Inscriptions de ta grotte ou chapelle taillée dans le roc aux carrières de Garlas ou Khardassy en Nubie.
Plusieurs fois , dans le cours de cet ouvrage , j’ai cité des inscriptions de Khardassy ou Garlas , recueillies par Burckhardt et M. Light. Je vais réunir ici toutes celles auxquelles j’ai renvoyé successivemenl.
On sait qu'à l’endroit appelé Gartas ou Khardassy , à environ onze lieues au-dessus d’Assuan, il existe une carrière qui parait avoir été autrefois l’objet d’une grande exploitation. On en peut juger aux excavations à ciel ouvert, et aux vestiges de travaux qui restent encore.
Dans un massif de rocher qui a été exploité tout autour, on avait pratiqué une grotte ou chapelle peu profonde , où l'on entre par une porte d’architecture égyptienne , qui ne me parait pas être d’une époque ancienne, à en juger par le style. Autour de cette porte , sur la paroi du rocher , on trouve des hommages religieux ou irpoffxuvètzara , qui sont au nombre d'une centaine envirou , selon M. Light; deux entre autres sont placés audessous de deux bustes dans une niche. Ce voyageur, après Burckhardt, en a copié quelques-unes; mais M. Gau nous a dit les avoir copiées toutes. Celles que Burckhardt a puhliées sont au nombre de cinq ; les voici rangées à peu près dans l’ordre chronologique.
I . T()nPOCK.l'NIMAAYPUMOVC4rrHPOCTOÏEAIT()VCTOVeVePr€TH AeicmoTUCRïPiACMHPONHMoncivjceeACMencTHCKAJi
i6F6ïcroMoieTovcKif «APMorei ir
enAiAHij'i.
To irpoffx’jvxfta AùpnXiou Swrnpot roi xxi Ioù-ou eùtayir>i0ti; Cno rf,ç x-jpia; fivpiwvùfiou letoo; Stà; titytyr,; aai iîpjùç Topsv Îtouî KÏÏ” fxppovii If i~' àyafiw.
(D Gau, Antiquités de la Nubie, p. 9 A.
APPENDICE
C’est-à-dire : « Hommage religieux d’Aurélius Sôter, appelé u aussi Justus , comblé de bienfaits par notre dame Isis , aux » dixmille noms, déesse très grande; et prêtre d’IIcirulc : la xx* a .-innée de .... le t3 de Pharnioulhi »
Remarquez le changement de cas; après le génitif il y a une suspension de sens ; puis deux nominatifs absolus : tiitpytrr.Otiç et «rprJç. Ces changemens de cas , dont on verra tout à l’beure d’autres exemples, se retrouvent sur une insciiption du Rosphore (1>. L’orthographe «iipyjTrJù;, pour lùtpyiTZÔric , tient sans doute à la prononciation du pays, Il en est de meme de MHPONHMor , pour pvpiwvüficv , épithète propre à Isis , où l’on remarque la confusion de H avec r ; nous verrons plus bas ïuuSIou écrit ïjjuëiou1®; on peut croire en conséquence que la grotte de Khardassy était dédiée à Isis.
Il reste à savoir ce que signifie le mot roMor : je crois qu’il faut lire TOMOT , et que ce mot désigne en général les carrières de Khardassy , sens inconnu jusqu’ici , mais qui ne répugne point à l’analogie du mot; car, selon les lexicographes, TOMoc signifiée Tirpraftivoc , ce qui est coupé , taillé. On conçoit en effet que ce lieu d’exploitation devait réunir un assez grand nombre d’ouvriers , et qu’on devait célébrer pour eux les cérémonies du culte sur le lieu môme, dans la grotte et au petit temjile isolé qui en est tout près. Dans les inscriptions suivantes , nous trouverons encore iiptic Tôpou, npvçirr,; Touou, et àno tou Tépov, b irpûro( , b Jiùtipoc Tèpof , expressions qui me paraissent rentrer fort bien dans mon explication.
A la vérité , comme dans ces dififérens exemples le mot est écrit roMor ou XOMOV, et non TOMot, j’avais d’abord pensé que ce mot désignait une divinité égyptienne qui devait être Hercule, que les Egyptiens appelaient Sem , Sont on Chon (<>; en sorte que roMor serait la forme grecque de son nom ; et
W Ap. Raoul -Rochette , Antiquités du Bosphore , p. 36, 37. — ® Suprà , p. 465. — ts) Infrà, p. 486. — (4) JablonsLi, Panth. Ægypt. , II , 5.
APPENDICE
up*ù{ 1 ouo’j , npovri-rti réptv, signifieraient pretrn de G ont, prostate de Gom.
On peut choisir, si Ion veut, entre les deux explications. Quant à moi , j’ai préféré la première : le r et le T se ressemblent tant que la confusion de ces lettres est extrêmement commune.
La date delà xx* année, d’après les caractères que présente l’inscription , ne peut appartenir qu'à Adrien ou à Antonin-le- Pieux : elle doit donc répondre au 8 avril de l’an >38 , ou de l'an i5g de notre ère.
L’inscription suivante , copiée au même endroit , est h peu près de la même époque.
6 rorc S” » MtTtfünor
TOriJ'OCK VNHM I AIIOA liPUOTCtf
THPocBorserrorK ‘Xthchutpoc
K irrHCCVMBIO TUAIT SfVTCKVaTV
K iicafrupocnoviei e&tci e>o CIieMOTXMTifSAievt'arNKAtT KTENifNK UTaMePl ONMOïH AN T«JN \IIA4fCK MU AM6XUJSIOC nPOCT MCIII OMOl'K MTIHOHTOC 10 *OIBHTOr *1X01'. . *AJ1€V4JB kz
Etouç a Àvruvivou rô ttooo'xû- Jr.px AnoÀLuvioa ïejTÜooc , /ÎouXiütov , xat tîjî pvjTpôç xxi vxf uupéiou xa'iTÙv Tf xv6iv xai £h)Tr,po{ vioj iipiiüi Tifiov , te'
tu OV XXI TtüV XflCt TÙJV
xtijvwv xai :wv roywv UO'J îravrtuv xxi Uctutyr, uio;
npoçiro-j Tôpou xxi Tifléuro; •toiSêfou yiXou , pxpcviiO KZ~.
o la iv* année d’Antonin : acte d’adoration d’Apollonius * Sôler , sénateur, de sa mère , de sa femme , de ses enfans , et » de Sêter son fils, prêtre du Tomos , pour lui , pour ses frères , » ses esclaves , et en général pour tous scs ouvriers ; et de » Faméchémis prostate du Tomos, et Tithoélès fils de Fhœ » betès son ami . le 27 de Phaméuolh. b
La date, qui appartient au règne d’Antonin-le-l'ieux , est du a3 mars i4i de J.-C.
Lig. 3. BouXtÙTOv pourrait être considéré comme ud tfom propre ; mais tout prouve que c’est ici la qualité du père.
APPENDIt.E.
t Lig. 5. Sôter, le fils d’Apollonius, est distingue des autres enfans, parce qu’il fallait désigner sa qualité de prêtre du Tomos, iepsu; To'pov ; car je lis de cette manière , au lieu tertfc rcNOM : tsotu; ytvopuvov serait bien peu naturel.
Lig. 6. itt’ suoü est pour fir’ «pot, ou vnip (pou. Cela n’est pas très correct.
Lig. n. TtfNCPI’ONMOVn VNTtTN ; ou ne peut lire que tpyuv. Je pense que ri fpya signifie oi ioyxext , et répond au mot operœ des Latins , manouvriers , hommes de peine : c’est une catachrèse dont on trouve des exemples dans de bons auteurs ; ainsi , dans
Xénophon evvxxoïT’ âv ri îpya «t{ îv tï ânômoiv rûv tü-
^ûv oit ex cpyx a le sens de oi ipyxexi , selon la remarque de M. Weiske ®. Je regarde comme analogue h cette expression celles de ex etXri pour oi iv etXti dont se sert Thucydide ® : de les magistrats pour oi tv eÇ owjia qu’on trouve dans des
écrivains plus récens. w
Si l’on conserve à xerrm le sens ordinaire de bêtes de somme , ou de troupeaux en général , il s'ensuivra qu’Apollonius aura donné une bien belle place à ses troupeaux , entre ses frères et scs ouvriers ; d’ailleurs l’adverbe aîiliiç semble nécessiter une analogie de signification entre xtxvjj et îpyx. U parait qu'on a employé quelquefois ex y.e nvo dans le sens de -/pripxex en général w , comme xeripxex; et nous savons que ce dernier mot désigne les esclaves dans Xénophon (t) : on peut donc présumer que , par une impropriété d’expression peu surpi tante dans une inscription de ce temps , le mot xe-nw a été mis pour àviïpxn oiïx ou aoiuxex.
Lig. 8. Je crois que xa’t Ilapijpôfuoc dépend de leponirnipx et non de itri. Ces noms sont égyptiens. Les deux individus qu’ils désignent joignent leur acte d’adoration A celui d’Apollonius, comme dans l’inscription suivante.
(i) De Vectig. , IV, 44. - ® Xonoph. Opéra, T. VI, p. t a5. — (s) Thucyd.,1, 58. - w H. Vales. ad Euseb. hist. Ecl. , p. 199., .1®
«. «) Hesychius, hâr. voce. — 161 Xenopli. , De Vectig. , IV, 4«
APPENDICE
€T0ïcirT4fïntrPï*m a rroup ATOPifxEeorHPor
K \ I A NT4J NINOYSÏCeBùJN E6BAET4T-V
Ton POCKTXHM A CHM6 PO rAIOTAIOCKOPOVMA KPetNOY I€P6VCr0M0TM€T A THC C rMBÏOÏ'K AIfiJNÏ€K N4fNKAIT<JN*IAOVN T4f NK AineTCY A ICLL X1AKIC enMABif.
# La mi* année des seigneurs empereurs Sdvère et Antonin, » pieux , augustes : acte d'adoration fait en ce jour par Caïus » Dioscorus Macrinus f prêtre du Tomos , avec sa femme , » ses enfans et ses amis ; et de Fdtepsaïsis. Le iS du mois de » choïac , etc. »
On trouve encore ispiiiç pour ispia; (1>. Ces deux derniers noms sont égyptiens. Il faut aussi remarquer que le £ est Gguré de deux manières E et c, ce qui se voit sur d’autres monumens Le i5 choïac ( écrit /'Jxx Par iotacisme) de l’an xm de Septime Sdvère tombe au 1 1 décembre de Tan 204 de J.-C. , en supputant à la manière des Égyptiens.
CTOÏC B TOPAI \Nor H'CNQAHEntrAISlN.A toe AEronesi aoïtoc
TOUPOCKTNHMAV V TOVCHM6P6TNMGT \
THCEHMBIOTK MTEKN hc . ierercroMor
(•I Supra , p. »8a. *-■- a® Suprà , p. 1 83.
Étou; b“ rop<fe*voü, ■ficvSàriai; I’aioivàTO;..
ta trpoïxùvxfi* avtoù onptp ov [U 7a T«j; evjiSïov xxt ttxv- >!{• itptli; Tôfiov.
Étou; iF twv xuptuv
aÙToxpstvopuv Stouxpov xai Avtwvîvou rjtnÊûv
r'o npoaxCvrpx ffxjzipov Tatou Atoffxôpov Maxpttvou" itprjf Tofiou fxirà tô;
OMuêiou xaè TWV TJX vwv xai rwv <pù,o üv TWV xai IlfTt^aioio; j;oiax le tn’ àya$w.
APPENDICE
,Hfî
« La ii* année de Gordien, Psenthaésis fils de Gædnas
» a fait eu ce jour cet acte d’adoration avec sa femme et sa » tille; prêtre de Tomos. »
Gordien i" n'ayant régné que six semaines , et Gordien 11 seulement quarante jours ; il est vraisemblable qu’il s'agit ici de Gordien m ; et en conséquence que la date répond à l'année 23 g de notre ère.
Le nom H'rtOàriat; est analogue à ceux de 11 rr trime , n«raiiti»i; , que nous avons vus plus hant Cl>. Quant à I'aito/iro; , dont le nominatif doit être Taiaivà; , il m’est inconnu i je ne sais que dire des lettres ACioncMAorroc, à moins que ce ne soit àryiptvo; lirai o'Jtos , dans le sens de 'o /ai lirai appelé aussi Péma , locution qui ne serait peut-être pas plus étrange que d’autres qu’on remarque dans ces inscriptions des bas-temps; toutefois la leçon me semble fort hasardée; on peut lire aussi enoHCATorro. — inpSio u pour Eup$tou a déjà été remarqué ü>. Une inscription d’Amycles , rapportée par M. Vouqueville , donne eurAi«PA pour Svyzriçx.
Le mot -iv,tr, pour !5vyx-tr,p est sans exemple.
1 6TOVCT4f.VMPIAfV
* HMaiNWAiiineJNEeuAirrarv
* nAXAl.NKCronPOCKVNH
* Ma -f eVTOVAîIOITorK M ‘ nANomoxsicispeWTOT 6 roMorKAiTnccrMBiorKAi ’ taTnviaTnr mtsTn ■ noTor
* IOMOVRAIT4fS«A4frNT*f.X
* A VTONTfiJnPUTfarCOM&î
10 6IKOCIXPVC VTtfBXPVC t
11 TPIVKONTA
tu Supra, p. 3k>. — t® Supra,
T. IV, p. 177.
Kto-j;...twv xupwiy
npù v 'tùiniruv Zs6aç*oàv r.xyoit RË"' to ireomcvv* pa 'Fivrouzîtoc toü /al llavobsto; Ji; itpiu; jtû Topov /ai rr,( eupêiau xat tûv uiüv xai tûv arti toü Topov xat tüv yOiO'jvnuu aÛTOv , tü Ttpùzcp T Ci pot rtxoït %p oai, tm âivrtpoi xpvai TStXXOVTa
p. 48a. — 'U Poyage en Grecs ,
APPENDICE
« L' année de nos seigneurs Philippe* Augustes, le a5
• Pachon. Acte d’adoration de Psentuaxis , dit Panup.his deux » fois prêtre du Tomos, de sa femme, de ses enfans, de tous » les gens du Tomos , de ses amis : il a donné au premier » Tomos vingt aureus , et au second trente. »
Lig. i. L’année manque : Philippe-le-Jcune ayant été nommé Auguste en a47 de notre ère , la date de l’inscription se trouve placée le 19 mai de l'an a48 ou a 49 de notre ère.
Cet énoncé nous aide à découvrir la vraie date de l’inscription découverte à Khalapsché par M. Gau , et expliquée par M. Niébuhr ; on sait qu’elle contient un ordre du stratège ou nomarque d’Ombos , relatif à l’exercice du culte égyptien dans le bourg de Talmis. Elle est terminée par les mots ......
Ttf.VKVPi&rsniMafrr. ceiucT&rsr. M. Niébuhr traduit Dominis
noilris Augustis. Il conjecture que le mot manque
devant HMtfN, et rapporte l’inscription au temps de Géta et de Caracalla; mais l’usage oh l’on était de placer le nom propre de l’craperenr avant le titre de zebaztoz , nous fait voir que la lacune doit être occupée par un nom qui convenait à deux empereurs régnant ensemble ; cela ne saurait être que «i.iinrKJN , mot qui remplit juste la lacune : ainsi , il y avait , comme dans l’inscription de Khardassy : eTorc . . TcJN nrpiafN hmsJïj
n«JN cesACT&TN ; et il faut traduire : knno dominorvm.
NosmoavM [philipporvm ] avgvstorvm [meksis
Même remarque que ci-dessus relativement k la différente forme dn z dans cette inscription.
Cet Égyptien avait deux noms 4fr»T0Ùa{iç a xxi ilôvooyt; , car c’est ainsi qu’il faut lire au lieu de nàvoupif ; ce nom s’est présenté ailleurs sous la forme fcivovft! ia. On trouve plusieurs exemples de ces doubles noms parmi les Égyptiens ; je citerai 2fpftou9tc41tpaivr,î, MtVàr Ilf/suivut, dans le papyrus de M. Bûckh; Nüoç IIïÀtiO tapait tuvoi , dans le papyrus Eorgia ® ; Xapaitiuv
W Irmeript. Nub. ,p. 10.— ® Suprà, p. 345. — (3) C/tan. Papyr., p. 8, I. 17, ed. Schow.
APPENDICE
Tpv%àpÊJit , au prouaos de Tentyris ll>; Bx sapin y b xat Àpûvc o;(s/c), dans l’inscription de Khalapsché w : cet usage des doubles noms existait chez les Juifs, selon la remarque de Noldius®, et môme chez les Grecs ; je citerai cette signature, dans les tombeaux de Thèbes ahmhtpioc ackabmac cvwonoc APicroMvxor, APreiOCW: a Déroétrius Asclépiade fils d’Euphron Aristomaque,
» Argien. »
Celte observation explique le passage où Polybe parle de ÏÊgjptien que Ptolêmée Évergète avait mis à la tête de Cyrène , lors de son voyage à Rome , et qui avait pris part à la
révolte des Cyrénéens xtxeivwv>;x«vxi Si irroc rêç cLtoçoc-
eecoç xxc nroXipalov roy SupiriTÔffiv , êç îjy rô yivoç Aiyvjrrioc
Les commentateurs n’ont su comment expliquer le mot ïupircrr,Ti;. Mais il parait certain que c’est un double nom ou surnom égyptien , analogue dans sa composition à nirr.ai; , nom propre qu’on a déjà vu : en effet, je trouve, sur une inscription de Khardassy , en Nubie, S «pu croupit (6>, qui ne diffère du premier qu’en ce que le nom d’Osiris , au lieu de celui d'Isis, entre dans sa formation. On a donc la certitude que nro).cpxîot o 2upir«r«ïtt ( c’est ainsi qu’il faut placer l’accent ) , est la même chose que UroAcpaïot ’o xxi Eupjririxriç <7> (ou bien ïcpucTiîoit ) , et siguifie Ptolêmée Sempétésis : on voit donc que ce personnage égyptien avait nom Sympétésis , et qu’il y avait joint le nom grec Ptolêmée.
M. Champollion le jeune , à qui j’ai communiqué cette explication , m'a donné la note suivante qui la confirme : « Les syllabes Sep , Sty, Sup, qui sont les initiales d’un assez grand » nombre de noms propres égyptiens transcrits par les Grecs, b paraissent composés du mot égyptien Sché, Si ou Si, qui
0) Suprà, p..i8o. — W Inscript. Nub., p. îo. — Le fntmc nom nucAn»N est caché dans les lettres bhosipi«iî , qu’il ne faut pas lire Bèomrion , comme l’a fait lit. le docteur Young (Dans Light’s Travels, etc., p.270, n"2.)= W Nold., llistor. Idurn. , p. ail. — G) Haro il ton’s Ægypt. . p. 161 . — .i4) Polyb. , XXXI , 26 , 6 et 7. — (® Lipht’s Travels , etc., p. 270, nu 2. — 17) Suprà, p. 2»ô.
APPENDICE
» signifie fils , et des prépositions s et ai de : d’où il résul- » terait, par exemple, que ÜTO^tfiaTov rôv 1-jpTzirnatv devrait se » traduire par Ptolémée fils de Pétésis. » Il résulterait de cette note que Polybe aurait confondu en un seul mot Zup et nirnet; , à peu près comme si , dans lc^nom d ' Amrou ebn et Aas ( ’Atnrou fils de Aas ) , on formait uq seul mot de Ebnelaas , et qu'on le prît pour le surnom d’Amrou.
Les mots Jiç itpiu; sont à remarquer : ils annoncent que la prêtrise temporaire était usitée en Egypte. J’ai fait allusion plus haut à ce passage. ®
KO XX. Pag. 36;.
1 • Sur la colonne de Pompée.
I.’inscription dcj carrières de granit à Syèue nous apprend qu’on en a tiré des colonnes grandes et nombreuses ; et j’ai présumé que la grande colonne de Pompée est une de celles qu’on avait tirées de ces carrières. Dans ce cas , il a dù se trouver à Alexandrie d’autres colonnes, de diverses grandeurs, provenant de la même exploitation , et conséquemment de la même espèce de granit. En effet , Abd Allât if ® affirme avoir vu dans cette ville « plus de quatre cents colonnes brisées en deux ou trois parties, » dont la pierre était pareille à celle de la colonne des piliers, » et qui paraissent être à celle-ci dans la proportion d’un tiers » ou d’un quart. » Ce passage me parait propre à confirmer la conjecture que j’ai hasardée dans le texte.
K’o XXI. Page 4«3.
Inscription relative à Ptolémée Philadelphe.
La seule inscription connue relative au second des Ptolémées nous fournit un nouvel exemple de l’emploi du verbe mihi-Jai •nvx, dans le sens d’élever une statue à quelqu’un. Elle a été trouvée dans l’ile de Délos cl elle porte® : baïiaea dtoaemaion ItTOAF.MAIOV MT H roi OI N1IÎIQTAI ANE0HKAN. <> Les insulaires
® Suprà , p. ai4. — ® Pag, 182, trad. de M. Silvestre de Sacy.=- Cliishul! , Antiq. asutt. , p. aoi.
APPENDICE
» ont élevé cette statue au roi Ptoléniée , fils de Ptolémée » Sôtcr. »
N° XXII. Pag. 414.
lettre tfavt's adressée aux Phénèsiens parle stratège de la province.
I.’wscripiiou citée dans le tex* nous apprend que le bourg de Misséma , où elle a été découverte , était habité autrefois par les Phénèsiens-, et j'ai prouvé, dans le Journal desSavaus01, que leur ville ou leur bourgade était le <$>aivà d’Hiéroclès. Je reproduirai ici une inscription très curieuse copiée par Burckhardl dans le même lieu , et qui présente un intérêt à la fois géographique et historique. bile est gravée sur les deux jambages de la porte d’un temple.
lOTAlOCCA
NOICKAlie
Iov).to; larovovîvo;
TOTPNWO
ffûfVACXOtf
< Pztvréçiot ; ur, tûoxw-
C4»AI>HCl
T6COVAT
uia toù Tpâyùivoç
OICMHTPO