‹ Recherches pour servir à l'histoire de l'hydramnios (pathogénie)Chapitre 4 sur 18 · DIVISION · texte numérisé non relu

DIVISION

Il n'est pas de théorie qui n'ait été proposée touchant l'orig-ine du liquide amniotique, et ou n'a reculé devant aucun argument, si bizarre qu'il puisse être, pour les étayer.

Depuis ving-t ans seulement, les auteurs, pour la plupart étrang-ers, se sont adressés à l'observation et à l'expérience, pour porter un peu de lumière sur cette partie de la science. Malheureusement, dans leurs travaux, les médecins semblent avoir le plus souvent oublié que l'expérimentateur ne doit avoir aucune idée préconçue, et ils paraissent n'avoir entrepris leurs recher ches que pour étabhr une théorie qu'ils reconnaissaient d'abord comme vraie. Aussi sommes-nous, dès le début, oblig-é d'avouer que si des faits intéressants ont été constatés en grand nombre, si des expériences des plus ingénieuses ont été instituées, les conclusions g-énérales, que l'on a oru pouvoir émettre, sont toutes plus ou moins sujettes à contestation, et la question de l'orig-ine du|liquide amniotique n'e&t g-uère moins obscure qu'il

y a ving-t ans, bien que nous ayons à notre disposition une quantité beaucoup plus considérable de documents. Les théories qui ont été émises touchant l'orig-ine du liquide amniotique peuvent être divisées en trois g-randes classes :

classe. — Le liquide amniotique est un produit d'origine fœtale.

Il® classe. — Le liquide amniotique est produit par Vorganisme maternel.

nivelasse. — Le liquide amniotique et à la fois un produit d'origine maternelle et d origine fœtale.

Si nous voulions écrii-e l'historique de la question, il nous faudrait faire dans chacune de ces classes de nombreuses subdivisions ; une telle étude, en faisant ressortir les contradictions qui existent entre les auteurs, montrerait bien que les résultats obtenus jusqu'à ce jour sont presque nuls ; mais il nous paraît préférable de nég-lig-er, pour le moment du moins, toutes les théories qui ont été soutenues. Nous nous contenterons d'exposer les expériences qui ont été entreprises, en nous bornant à jug'er leur valeur et à les vérifier l3 plus souvent qu'il nous sera possible. Quand nous aurons terminé ce travail, nous pourrons mieux apprécier les théories qui ont été émises par nos devanciers et essayer de préciser dans quelles limites des conclusions peuvent être formulées.

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