DETERIMINATION DES ÉGORGES DE DAPHNE
Les détails nombreux dans lesquels j’ai été entraîné na m’ont pas permis de faire ressortir nettement les caractères qui distinguent en tre elles les tiges des trois Daphné que je viens d’étudier.
Gomme caractère commun à ces trois tiges, qu’il me suffise de rappeler en premier ordre une tendance manifeste à l’é- 'paississement de la paroi de tous les éléments .qui les composent : épaisse cuticule à la surfacede l'épiderme; parenchyme fondamental de l’écorce se transformant rapidement en collenchym© vers la périphérie; fibres épaisses à la périphérie du liber et du parenchyme médullaire. Cet ensemble de condition s se retrouve dans les tiges des trois Daphné à peu près au même degré. Des rayons .médullaires formés -chacun d’un seul plan de cellules ; une répartition des vaisseaux dans le bois, grâce à laquelle la coupe transversale acquiert un aspect tout particulier, telles sont encore deux dispositions communes à ees tiges. Les caractères propres à chacune d’elles en particulier sont moins nombreux. Dans le bois et la moelle ils ont même, en général, assez peu de valeur. Entre le Daphné Mezereum et le Daphné Gnidium je ne peux guère signaler autre chose qu’une certaine différence dans le nombre des fibres, épaisses qui entourent la moelle. Celles-ci sont pins nombreuses dans la moelle du Daphné Mezereum ,
où elles forment un anneau à peu près complet, que dans celle du Daphné Gnidium, où on ne les rencontre qu’à l’état de faisceaux isolés. Le Daphné laureola s’éloigne des deux précédents par la très-petite quantité de fibres épaisses dans la moelle et par la forme particulière des vaisseaux du bois de seconde formation, sur lesquels j’ai insisté à propos de la structure de ces tiges.
Quant à l’écorce, elle revêt, dans chacune des espèces considérées, des caractères particuliers. Je vais les résumer rapidement.
Écorce «le Daphné tiniitiutn (écorce de garou) {fig. 1).
Épaisse cuticule.
Cellules épidermiques remplies d’une substance colorée en brun foncé.
Poils à parois épaisses mamelonnées.
Pèriderme peu développé, formé de rangées radiales de cellules colorées en brun au voisinage de l’épiderme.
Fibres libériennes épaisses, réunies en petits faisceaux à la limite du liber et du parenchyme cortical. Quelques-unes, généralement plus épaisses que les précédentes, se trouvent isolées au milieu du liber.
Écorce «le Daphné JUezeeeun» (fig. 7).
Épaisse cuticule.
Cellules épidermiques à contenu coloré en brun.
Poils à parois épaisses, semblables à ceux du Daphné Gnidium.
Pèriderme très-développé formé de rangées radiales de nombreuses cellules subéreuses pressées les unes contre les autres, souvent remplies d’une substance de couleur brune, au voisinage de l’épiderme.
Fibres libériennes épaisses situées à l’union du parenchyme cortical et du liber.
Écorce «le Daphné laureola (fig. 11).
Épaisse cuticule.
Cellules épidermiques à contenu brun.
Absence de poils à la surface de l’épiderme.