Pl. 1, fige 4,2; 31et
LOMBRICIENS TERRESTRES. 23
tenu est granuleux et on y distingue souvent des stries qui. partant du noyau, se dirigent vers la soie. Ce qu'il y a de remarquable dans le développement des soies du Lombric ordinaire, c'est que la première chose qui apparaît n’est pas, comme dans les Naïs ou dans les Annélides. le bout externe de la soie (crochets, pointes, etc.). Il se forme d’abord une sorte de palette translucide", triangulaire, dont l'un des sommets s’épaissit de manière à former le bout de la soie. La soie et sa palette basilaire s'allongent d'abord simultanément, cette dernière passant de la forme triangulaire à une forme irrégulièrement rectangulaire, puis sa résorption se fait et la soie demeure seule, plus ou moins en forme d'S.
Chez les Perichæta les choses se passent un peu autrement ; mais là encore il y a une production spéciale qui est formée avant la soie proprement dite. Ce mode de sécrétion n'ayant encore été signalé que chez les Lombriciens et se trouvant très-différent de ce qu'on observe soit chez les Naïs, soit chez les Annélides, il était bon de le signaler. Il est important de savoir si c’est là un caractère général appartenant au groupe des Lombriciens tout entier, ou s’il est particulier seule-
ment à quelques espèces.
En ce qui touche le système nerveux, il y a fort peu de choses à dire. Le seul fait important à rappeler, c’est la description donnée par M. de Quatrefages du système stomato-gastrique qui naît de nombreux ganglions très-étroitement rattachés eux-mêmes au collier œsophagien. Nous avons trouvé un ganglion analogue, mais unique, chez les Perichæta*. La question de la constitution histologique des ganglions. de la répartition et de la terminaison des nerfs est d’ailleurs à peine entamée, malgré les travaux de Faivre* et de Claparède ‘. Nous
…Pler, fig. 1; 2, 3 4 et 5.