Comptes rendus, 1871, 2e semestre, page
2, PI. ur, fig. 45 et 46.
Un important mémoire de Claparède sur lhistologie du Lombrice‘ ajoute quelques faits intéressants relativement aux détails de l’appareil circulatoire dont il montre la liaison avec les différents groupes d'organes. Malgré tout ce que ce travail contient de neuf et d’imporant, nous ne croyons pas cependant que toutes les conclusions en soient rigoureusement exactes. C'est ainsi que la connection des follicules en voie de formation des soies avec des diverticulum de l'appareil circulatoire nous paraît demander à être revue. D'ailleurs Claparède sest certainement mépris lorsqu'il refuse aux follicules sécréteurs des soies une véritable constitution cellulaire, et sa méprise tient sans doute au mode d'investigation qu'il a employé. Le durcissement par l'alcool concentré a dû donner aux éléments de ces follicules sécréteurs une cohésion qui a empêché la distinetion des cellules. En employant un procédé opposé on arrive à de tout autres résultats.
Si l’on fait macérer pendant quelques heures un Lombric dans l'acide acétique très-dilué , ses tissus deviennent transparents, et leurs éléments se dissolvent avec une extrême facilité. Les fibres musculaires intérieures s’enlèvent alors fort bien par un simple raclage et on arrive sans peine à mettre à nu un grand nombre de follicules sétigères, à différents degrés de développement.
Chaque follicule est double*, de telle façon que les deux soies d'une même paire sont sécrétées simultanément; néanmoins chaque soie a ses cellules sécrétoires spéciales, au nombre de quatre ou cinq, pourvues d’un beau noyau brillant pouvant mesurer jusqu'à 15 & et d'un nucléole qui a environ 34 de diamètre. Quant aux cellules elles-mêmes, qui sont.en forme de triangles à côtés courbes et à angles arrondis”, elles ontenviron 62 y de large sur 50 de long et sont pourvues de parois
très-épaisses, réfringentes, atteignant 2 ou 34 d'épaisseur. Leur con-