Voir la planche ur de ce mémoire relative aux Perichæta
des animaux qui les présentent; elle nous parait devoir exister chez tous les Lombriciens vrais, mais les caractères propres aux Naïdiens peuvent certainement coexister avec la simplicité de la terminaison de ces organes; en sorte que la forme des soies ne doit pas être considérée comme un caractère exclusif, ainsi que l’a fait un savant dont nous aurons tout à l'heure à examiner les travaux.
En 1865, M. d’Udekem a publié dans les Mémoires de l’Académie royale de Bruxelles’ un travail qu'il considère comme le résumé des connaissances acquises à cette époque sur les Lombriciens.
Rejetant la classification de Grube comme trop peu précise, s'exprimant dans les termes les plus flatteurs sur la classification de Claparède. d'Udekem, tout en ne faisant à cette dernière qu'un reproche grammatical, propose cependant une classification qui lui est propre et qui est basée sur les modes de reproduction.
Pour d'Udekem, comme pour M. de Quatrefages, les Lombriciens forment une classe parallèle à celle des Annélides, des Géphyriens, des Hirudinées. Des Lombriciens, les uns se reproduisent uniquement au moyen d'organes sexuels, les autres peuvent se reproduire en outre par gemmes ou plutôt par une scission compliquée de bourgeonnement. Ce sont là les caractères qui distinguent les Agemmes des Gemmipares.
L'ordre des Agemmes comprend trois familles :
4° — Les Lombricidées, c’est-à-dire tous nos Lombriciens terrestres ;
2° — Les Tubifécidées, composées des Tubifex, des Limnodrilus et de quelques genres voisins qui se rapprochent d’ailleurs beaucoup des Naïs par tous leurs autres caractères ;
3° — Les Enchytricidées ne comprenant encore que le genre Enchytræus.