‹ Recherches pour servir à l'histoire des lombriciens terrestresChapitre 20 sur 90 · ÉTUDE PARTICULIÈRE DES TYPES NOUVEAUX DE LOMBRICIENS · texte numérisé non relu

ÉTUDE PARTICULIÈRE DES TYPES NOUVEAUX DE LOMBRICIENS

Il s'en faut que la collection du Muséum, si riche à certains égards, nous ait fourni de nombreux types de Lombriciens à étudier. Les vers de terre sont trop communs partout, ceux des pays étrangers ressemblent trop aux nôtres pour que les voyageurs songent à les récolter, à moins que par leur taille, comme certains vers du Brésil ou de Cayenne, ils ne s'imposent à l'attention.

D'autres causes diminuent encore les ressources de l’anatomiste lorsqu'il s’agit d'animaux venant de loin. Parmi les échantillons qu’on rapporte les uns n’ont pas encore atteint leur maturité sexuelle et ne peuvent guère servir à une étude approfondie, les autres ont été trop contractés où trop mal conservés par l'alcool pour qu'il soit possible de tirer quelque fruit de leur examen.

Ces sortes de déchets étant laissés de côté, il ne nous est resté à disséquer qu'un très-petit nombre de vers appartenant à des genres différents. Fort heureusement leur répartition géographique nous a fait espérer tout d'abord que nos résultats présenteraient quelque intérêt.

LOMBRICIENS TERRESTRES. Al

New-York, la Nouvelle-Calédonie, Cayenne, la Nouvelle-Hollande, le Brésil, Venezuela, Calcutta, les Antilles : — telles sont les provenances de nos vers. Il était difficile qu’elles fussent plus variées. — Aussi n'est-il pas étonnant que chacun des animaux que nous avons étudiés constitue un véritable type anatomique parfaitement distinet, mais isolé. C'est ce qu'il était facile de prévoir, sachant comment la collection du Muséum était composée. Il est fort probable qu'à mesure que nos connaissances sur les Lombrics s'étendront. un nombre plus ou moins considérable de ces vers viendront se ranger derrière les

chefs de file que nous cherchons à faire connaître aujourd’hui, tandis

que d’autres chefs de file — nombreux sans doute viendront s'ajouter aux premiers.

Nous allons décrire en détail successivement les Vers qui font l’objet de ce travail. Il nous est encore impossible, vu l'insuffisance des matériaux, d'établir un ordre scientifique rigoureux dans la série des genres à décrire; toutefois nous tâcherons de faire suivre autant que possible ces genres, suivant leur degré plus ou moins grand de ressemblance, sans chercher à établir rien d’absolu à cet égard.

Un point sur lequel il est bon d’insister, c’est que les orifices des organes génitaux sont situés chez les véritables Lombrics exotiques que nous avons pu étudier, les L. americanus et Dictoris, au quinzième anneau, bien avant, par conséquent, de la ceinture qui est située après le trentième. Ce caractère qui leur est commun avec nos Lombrics indigènes avait été considéré par Claparède' comme un caractère de l'ordre des Lombriciens proprement dits, caractère qui les distinguait de l'ordre des Enchytréens et de celui des Naïdiens où les orifices génitaux mâles sont situés dans la ceinture même.

Il est non moins remarquable que de tous les Lombriciens étran-

gers à l'Europe que nous avons examinés jusqu'ici, les Lumbricus ame-

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