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LOMBRICIENS TERRESTRES, 97
ce travail tous les points essentiels de nos connaissances anatomiques sur le groupe des Lombriciens terrestres, et l’on pourra plus facilement se faire une idée complète des éléments qui constituent ce groupe. Je me borneraï ici comme précédemment à l'anatomie pure et simple; l'histologie a été à dessein laissée presque partout de côté, afin de ne pas altérer lhomogénéité d'un travail entrepris sur des matériaux qui ne pouvaient que bien rarement se prêter aux recherches de microscopie.
Le genre Perichæta a été fondé par Schmarda pour des vers dont le caractère essentiel est d’avoir sur chaque anneau un nombre considérable de soies isolées, équidistantes, formant un cercle tout autour de Panneau et en son milieu. Ces soies sont du reste simples et en forme d'S à boucles très-allongées, comme chez les autres Lombrics. Schmarda décrit cinq espèces de Perichæta, les uns pourvus, les autres dépourvus de ceinture. Il est probable que ces derniers n'étaient dépourvus de cet organe que parce qu'ils n'étaient pas à l'époque de la maturité sexuelle. La ceinture est un organe d’une existence trop générale et trop constante dans toute la classe des Lombriciens pour qu'il soit permis de supposer — jusqu'à preuve évidente du contraire — que quelques espèces isolées dans un genre en sont complétement dépourvues à toutes les époques de leur existence, quand d’autres espèces du même genre la possèdemt.
Au caractère tiré des soies, énoncé par Schmarda, M. Léon Vaillant en a ajouté un autre qui, à part les réserves à faire pour Île mémoire déjà cité de Kinberg, était alors absolument exceptionnel : celui de la position des orifices génitaux mâles en arrière de la ceinture. Il a de plus étudié une espèce nouvelle que d'Udekem avait déjà eu occasion d'examiner. Ce Perichæta nouveau, qui fait partie de la collection du Muséum. a reçu de M. Vaillant le nom de Perichæta posthuma. Une autre espèce, le P. Cingulata de Schmarda, à été déterminée par M. Vaillant dans la même collection.