Pl. ur, fig
dorsal dans les cœurs latéraux, lesquels, en se contractant., le chasseraient dans le vaisseau ventral. Le cours du sang serait donc ici identique à celui que M. de Quatrefages à assigné à ce liquide chez le Lombric, contraire à celui que l'anatomie nous oblige à lui attribuer dans deux de nos vers intraclitelliens.
En arrière des cœurs les deux vaisseaux longitudinaux sont réunis par deux séries d’anses; les unes embrassent étroitement l'intestin auquel ils fournissent des branches vasculaires et sont en partie recouvertes par la couche hépatique ; les autres ont une disposition plus complexe.
Du vaisseau dorsal naît une branche mince qui contourne f'intestin et se rapproche du vaisseau ventral, sans cependant s'unir à lui. Au point où arrive cette première branche , le vaisseau ventral donne naissance à une branche nouvelle de même calibre qui chemine côte à côte avec la première; ces deux branches se relèvent ensemble le long des parois du corps, se divisent et se subdivisent toujours parallèlement sans jamais se séparer et finissent par s'unir au-dessous de la couche hypodermique par des anses terminales. Nous retrouvons donc ici, comme chez les animaux supérieurs, la veine et l'artère presque constamment ensemble ; seulement ici le réseau capillaire est presque entièrement supprimé, car on ne peut considérer comme tel les anses terminales dont nous venons de parler”.
Dans le système nerveux nous signalerons seulement deux faits :
1” L'existence sur le collier œsophagien d'un ganglion stomatogastrique de chaque côté, analogue à ceux que M.Quatrelages a trouvés, mais en bien plus grand nombre, chez les Lombries *.
2° Les curieuses modifications de volume que subissent les gan-
glions de la chaîne ventrale. Jusqu'au dix-huitième anneau qui porte