‹ Recherches pour servir à l'histoire des lombriciens terrestresChapitre 45 sur 90 · PI. 1x, fig. 50 et · texte numérisé non relu

PI. 1x, fig. 50 et

les orifices des organes génitaux, les ganglions vont en diminuant constamment; mais au dix-huitième anneau le ganglion se renfle, prend une forme en losange raccourci; son volume est au moins double de celui des ganglions précédents et souvent le nerf qui en part est lui-même beaucoup plus volumineux; on le perd au voisinage des orifices génitaux".

Il est à remarquer que ce renflement des ganglions se produit, non pas au point où sont sécrétés les produits de la génération, mais dans l'anneau au travers duquel ils devront sortir à la suite de l’accouplement. Ce renflement semble donc en rapport avec le genre particulier de sensibilité tactile que doivent présenter les organes copulateurs mâles, avec la production de lorgasme qui doit précéder -l'éjaculation du sperme et dont l'existence chez les Lombrics semble ainsi anatomiquement démontrée. Il n'est pas sans intérêt de rappeler ici que chez le Perichæta diffringens, M. Vaillant a vu non-seulement un renflement du ganglion déjà existant, mais encore, de chaque côté de ce ganglion, un ganglion surajouté, ce qui est un perfectionnement de plus de l'appareil sensitif de cette région.

L'appareil génital a pu être ici étudié dans tous ses détails. Chacune de ses parties se présente d’ailleurs avec une netteté beaucoup plus grande que chez notre Lombric indigène, netteté qui se retrouve pourtant dans certaines espèces du genre Lombric, dans le Lombric américain, par exemple, et dans le Lumbricus Victoris qui nous a été envoyé par M. le directeur de l'agence du comptoir d’escompte d'Alexandrie, à la demande de M. Victor Borie, et qui provient de Damiette.

L'appareil génital mâle se compose de deux paires de testicules trilobés , situés dans les anneaux 11 et 12, en arrière par conséquent

du gésier, comme nous l'avons vu jusqu'ici chez tous les Lombriciens

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